‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 55 sur 298 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

La dyssenter ie est reconnaissable à des coliques plus ou moins violentes, à un besoin presque continue! d'aller à la selle, et à l'excrétion de mucosités teintes de sang ou d'une matière séreuse ou rougeâtre, qu'on ne rend qu'en petite quantité à la fois.

Nous distinguerons la dyssenterie bénigne ou simple, la dyssenterie grave et épidémique, la dyssenterie aiguë et chronique.

ART. Ier. — DYSSENTERIE BÉNIGNE OU SIMPLE.

On éprouve le plus souvent, pendant vingt-quatre ou trente-six heures, du malaise et de la courbature ; les • digestions sont mauvaises; il y a des frissons dans le dos, avec faiblesse subite.

Bientôt des douleurs abdominales (dans le ventre) se font sentir ; elles s'étendent jusqu'au rectum (anus) ; le malade éprouve des épreintes très pénibles, avec sensation d'un corps étranger qu'il cherche en vain à expulser au moyen d'efforts réitérés ; il se produit, en outre, un prolapsus du rectum (chute du fondement).

Quand les malades parviennent à satisfaire ce besoin incessant d'aller à la selle, ce sont d'abord des matières ordinaires, semi-liquides ou rubanées (étroites et minces comme un petit ruban), à la suite desquelles arrivent des mucosités épaisses, blanchâtres, teintes de sang, et ressemblant à des morceaux de graisse (débris de la muqueuse intestinale, ou de fausses membranes des parties ulcérées de l'intestin).

Ces matières, en traversant l'orifice du rectum (ou anus), y produisent une cuisson ou un brûlement insupportable ; les selles sont toujours en très petite quantité et presque inodores ; il y a en outre, chez quelques malades, un besoin incessant d'uriner, sans pouvoir le satisfaire.

L'appétit est presque nul ; la bouche est pâteuse et la soif vive ; le pouls est généralement accéléré, et la peau chaude et sèche.

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