‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 59 sur 298 · DYSSENTERIE CHRONIQUE · texte numérisé non relu

DYSSENTERIE CHRONIQUE

même, avec grande agitation, évacuation de mucosités teintes de sang, avec pression et ballonnement du ventre, langue blanche, on donnera :

Coloeyethl», 12° dilution 7 globules.

Bah 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, d'heure en heure.

Si ce médicament produisait une aggravation trop vive des symptômes, on l'alternerait avec le Café noir, en donnant, une demi-heure après chaque cuillerée à café du médicament, une petite cuillerée de Café à Veau.

On ne donnerait cela qu'autant que le médicament agirait trop vivement et ferait augmenter les douleurs du malade.

Si la dyssenterie se manifeste pendant les chaleurs de l'été et qu'il y ait : tranchées ou coliques violentes occupant la région ombilicale (du nombril) ; petites selles fréquentes, avec mucosités teintes de sang et ténesme ; chaleur à la peau, avec forte soif et odeur putride des évacuations ; dans ce cas, on prescrira :

N«x vmnftea, 12e ou 30° dilution ... 7 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à bouche de deux en deux heures (une cuillerée à café pour les enfants).

Si la dyssenterie était à une période avancée et qu'il y eût des symptômes ataxiques ou nerveux, on prescrira de prime abord :

Bryomia, 12e dilution 7 globules.

Eau . . 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café d'heure en heure (de deux en deux heures pour les enfants).

Une fois les symptômes ataxiques détruits, on reprendra l'un des traitements précédemment cités, en choisissant

Prost-Lacuzon. — Form. homœopath. 12

celui d'entre eux qui s'adaptera le mieux à l'ensemble de la maladie.

Si la dyssenterie présentait les symptômes suivants : évacuation involontaire (sans se sentir) de selles noirâtres, ou sanguinolentes et putrides ; grande faiblesse ; puanteur de la bouche, avec urines fétides ; état de stupeur, avec apparition de taches rougeâtres ou bleuâtres sur la peau ; sueurs froides ; pâleur excessive, ou face jaune avec yeux enfoncés et cernés ; sensation brûlante dans le ventre ou l'estomac, on donnera alors :

Arsenlcum album, 10e dilution. . . . 7 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Une forte cuillerée à café, d'heure en heure, et même de demi-heure en demi-heure, selon la gravité.

Si Arsenicum album ne suffisait pas à lui seul pour combattre complètement cet état de pulridité, que l'haleine du malade fût froide, avec absence presque totale du pouls, douleurs brûlantes, on pourra donner :

Carbo vegetabllis, 30e dilution. ... 7 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, de demi-heure en demiheure (d'heure en heure pour les enfants).

Si la dyssenterie revêt la forme adynamique dont nous avons parlé plus haut, et qu'il y ait : tressaillement des muscles et des membres ; carphologie, pétéchies (taches rouges, semblables à des morsures de puces) ; grande faiblesse, avec prostration complète de toutes les forces ; langue noire et sèche, ainsi que les lèvres ; pouls petit et accéléré ; face pâle, nez effilé, avec yeux enfoncés et bordés d'un cercle bleuâtre, selles involontaires et très fétides, ce grave état réclame alors le médicament suivant :

PAROTIDITES. 179

Riras toxteodeadron, 10° ou 12* dilution 8 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à bouche, d'heure en heure (une cuillerée à café pour les enfants).

Voilà à quoi se borne le traitement de la dyssenterie simple o u sporadique, et de la dyssenterie épidémique ou grave.

Comme la convalescence est longue, en raison de la chute rapide des forces, suite de la déperdition d'humeurs et de l'atteinte profonde portée à la force vitale, on en abrégera beaucoup le temps, et on ramènera plus promptement les forces en donnant, de semaine en semaine, le médicament suivant :

China, 30* dilution 7 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée, matin et soir.

Pour éviter une rechute, ne prendre que des aliments de facile digestion ; craindre les écarts de régime, et surtout les boissons alcooliques ; éviter le froid, l'humidité, et, en outre, se tenir le ventre et les pieds chauds.

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