CHAPITRE X
PAROTIDITES
Les Parotidites sont l'engorgement aigu et inflammatoire de la grande parotide, la plus considérable des glandes salivaires, qui est située en partie au-dessous de l'oreille et qui s'étend de haut en bas, à partir de l'arcade zygomatique jusqu'à l'angle de la mâchoire inférieure ; en tirant une ligne horizontale, à partir de la commissure des lèvres
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(au coin de la bouche), l'extrémité de cette ligne viendrait toucher la partie inférieure de la parotide*
Les parotides s'enflamment ordinairement dans le cours ou au déclin de maladies excessivement graves, telles que : la peste, le typhus, et aussi dans des cas de fièvres typhoïdes et pernicieuses.
Cette affection débute par la formation d'une petite tumeur de la grosseur d'une fève ou d'un noyau d'abricot qui se développe vers l'angle de la mâchoire ou le voisinage du lobe de l'oreille ; quelques jours, et même quelques heures suffisent pour que l'engorgement devienne considérable et envahisse une partie de la face et du cou.
Ce noyau acquiert souvent la grosseur du poing, et se présente sous la forme d'une tumeur rougeâtre, tantôt empâtée, tantôt dure ou élastique, offrant un caractère phlegmoneux. Cette tumeur très douloureuse se résout rarement ; elle se termine presque toujours par suppuration, ou, dans quelques cas, par gangrène, ce qui peut amener une paralysie dans une partie de la face, par suite de la destruction du nerf de la septième paire.
Traitement.
L'ancienne école oppose à cette affection secondaire les cataplasmes, les sangsues, les frictions mercurielles, et enfin les incisions et les débridements.
Certes, d'après les principes inculqués, ce traitement est rationnel ; mais la médecine homéopathique procède d'une autre façon, qui est bien plus simple et bien moins hasardeuse.