‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 63 sur 298 · LARYNGITE PSEUDO-MEMBRANEUSE · texte numérisé non relu

LARYNGITE PSEUDO-MEMBRANEUSE

pîration produit un bruit presque métallique, ou semblable au cri d'un jeune coq, ou aux aboiements d'un jeune chien, ou encore au bruit amorti d'une scie qu'on lime ; il y a sensation d'un corps étranger dans la gorge, lequel intercepte le passage de l'air ; la toux, qui arrive par quintes, est rauque, sourde, étouffée, puis, un peu plus tard, n'offre plus qu'un son insaisissable; l'inspiration est sifflante, courte, précipitée et donne naissance à un son semblable à celui qu'on produirait en soufflant dans un tuyau de plume qui serait fermé d'un bout ; la respiration est haletante, précipitée et incomplète ; il y a aussi une fièvre assez intense ; la face est enflée, rougeàtre ou bleuâtre ; les yeux saillants, hagards et terrifiés ; le pouls est petit, irrégulier ; les jugulaires (veines du cou), saillantes et gorgées ; quelquefois la toux amène un saignement du nez, des vomissements, le rejet de mucosités semblables au blanc d'un œuf cru, ou des débris de membranes; il y a alors douleurs dans la trachée-artère et le larynx, abattement et somnolence ; si une assez grande quantité de fausses membranes a été rejetée par les vomissements, ou par suite des efforts de la toux, la respiration devient un peu meilleure pendant la rémission des accès, mais ce mieux est (Tune courte durée.

g 3. — Troisième période.

Les accès ci-dessus rapportés se rapprochent et s'aggravent ; l'asphyxie poursuit sa marche envahissante, et les malades meurent suffoqués brusquement, ou s'éteignent doucement, comme ceux asphyxiés par la vapeur du charbon (acide carbonique).

Le Croup est une maladie aiguë grave et rapide ; quelques heures seulement séparent quelquefois son inva-

sion de la mort, qui en est le couronnement, et qui est inévitable à la troisième période, d'après le pronostic de l'ancienne école.

Diagnostic.

Pour obtenir un résultat certain, il s'agit de bien différencier la Laryngite striduleuse ou pseudo-croup de la laryngite pseudo-membraneuse ou croup. Je ne me contente pas de renvoyer le lecteur à l'article laryngite striduleuse, afin qu'il y trouve les symptômes différentiels du faux croup d'avec le vrai croup, je joins ici un tableau extrait de l'ouvrage de M. le docteur Teste (4), qui facilitera cette distinction.

LARYNGITE STRIDULEUSE OU FAUX LARYNGITE PSEUDO-MEMBRANEUSE CROUP, ASTHME ET MILLAR. OU CROUP.

Symptômes. Symptômes.

lo II survient subitement, et la 1° 11 survient lentement et peu

première attaque a ordinaire- à peu; le premier accès paraît or-

ment lieu la nuit. dinairement le jour.

2° Il est toujours sporadique 2° Il est rarement sporadique,

(n'attaque qu'un individu isolé ou et règne le plus souvent épidémi-

quelques individus isolément). quement.

3' La toux, quand elle existe, 3° La toux est sourde, rauque

est sèche, éclatante, sonore, et et étouffée ; des débris de mem-

sans aucune expectoration. branes ou des concrétions cylindriques sont expulsées par la toux et le vomissement.

4° La douleur du larynx mon- 4° La douleur du larynx et de

que ou est très-légère ; elle est V arrière-gorge est assez vive ;

remplacée par une constriction une légère tuméfaction est per-

(resserrement) de toute la capa- çue non par la vue, mais par le

cité de la poitrine. toucher, au niveau de l'endroit

douloureux.

5° La voix est rauque, creuse 5° La voix a un timbre métal-

ou enrouée, mais elle est dis- tique spécial ; elle est sifflante,

tincte; il y a rarement aphonie et le plus souvent il y a aphonie. (perte de la voix).

(1) Teste, page 360, d'après J. Millar, 4769.

LARYNGITE CHRONIQUE NON ULCÉREUSE. \9i

6° Il y a très peu, ou' pas de 6° La fièvre existe assez vive-

fièvre. ment dans la plupart des cas;

jamais il n'y a absence de fièvre.

7° Les abcès alternent y avec des 7° Les accidents continuent

intermittences, pendant lesquel- sans interruption, aucune inter~

les les malades présentent Vas- mission évidente n*a lieu» pect tfune santé parfaite.

8° La maladie est de nature 8° La maladie est de nature in-

convulsive, et veut un traitement flammatoire, et réclame un trai-

anti-spasmodique. tement particulier différent.

Traitement.

Dès qu'on aura reconnu que Ton a bien affaire au

croup y et non à l'asthme de Milar ou faux croup, on

donnera les deux médicaments suivants, de la manière

qui va être indiquée :

Ipéca, 12e dilution 7 globules.

Kan 90 grammes.

Bryooia, 12e dilution 7 globules.

90 grammes.

Doses. — Alterner ces deux médicaments (une fois de l'un, une fois de l'autre), à la dose d'une cuillerée à café, toutes les deux heures, pendant la période du début ou d'invasion, et de dix minutes en dix minutes, au moment des accès.

Dès que les accès seront passés, on donnera graduellement, à des intervalles de plus en plus éloignés, pour revenir à en donner de deux en deux heures ; puis, si le mieux se continue, de quatre en quatre heures.

Si la déglutilion était devenue impossible (si le malade ne pouvait avaler), on lui donnerait les globules sur la langue ; un globule toutes les dix minutes dans les accès, en les alternant, et ensuite à de plus longs intervalles.

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