ART. 2. — PLEURÉSIE CHEZ LES ENFANTS
La pleurésie primitive et isolée est rare chez les jeunes enfants ; elle coexiste presque toujours avec la pneumonie et n'exige d'autre traitement que celui de cette dernière affection.
Symptômes.
Cependant, quand la pleurésie existe seule, on remarque chez eux : toux, avec fièvre variable dans son intensité ; point douloureux dans un des côtés de la poitrine
(cette douleur est difficile à reconnaître chez les très jeunes enfants ; on ne s'en assure que par la pression extérieure, qui, alors, l'exaspère, et fait pousser des cris au jeune patient; cette pression doit se faire auprès du sein, dans l'espace intercostal (entre les deux côtes situées au-dessous) ; elle doit être légère ou se faire graduellement) ; le bruit respiratoire est obscurci ; la percussion donne de la matité, qui s'accroît en espace dans la même proportion que les progrès de l'épanchement ; lorsque ce dernier est considérable, il y a bombement ou voussure de tout le côté affecté de la poitrine, la respiration de l'enfant est presque devenue impossible, et elle est excessivement précipitée ; il y a de l'anxiété ; la face est pâle et comme ratatinée ; la prostration est extrême, et le pouls ne se fait presque plus sentir.
Traitement.
Dans ce cas seulement, voici le traitement recommandé par M. le docteur Teste :
Phosphorus, 30e dilution 6 globules.
Eau 90 grammes.
Doses. — Une cuillerée à café de dix en dix minutes, pendant toute la matinée, et donner dans l'après-midi :
Spongla tosta, 30e dilution 6 globules.
Eau 90 grammes.
Doses. — Une cuillerée à café de demi-heure en demiheure. Il est bien entendu que si les symptômes s'amendent (deviennent meilleurs), on reculera l'intervalle des doses dans la même proportion.
Antidote. — C<amphre.
Chez les enfants débiles, maladifs, maigres, pâles, souffreteux et très irritables, on donnera comme médicament complémentaire, après l'usage de Spongia :