ALCOOL
doit éviter. Peut-être certaines cirrhoses infantiles sont-elles dues à l’abus thérapeutique de l'alcool.
INDICATIONS
Dans les maladies aiguës fébriles, avec adynamie, tendance au collapsus, faiblesse cardiaque, l’alcool est indiqué, et il ne faut pas craindre de l’employer à dose assez forte. Je citerai la diphtérie, la fièvre typhoïde, les lièvres éruptives à forme ataxo-adynarnique.
Chez les nouveau-nés atteints de faiblesse congénitale, une petite quantité d’alcool (vin de Malaga ou de Marsala dilué) peut être momentanément très utile.
Quand la diarrhée aiguë, profuse, cholériforme de la première enfance se complique d’abattement, il faut ajouter l'alcool aux astringents et antiseptiques usités.
Dans les hémorrhagies et les maladies hémorrhagiques (scorbut, purpura), l’alcool trouve encore son indication.
Dans la bronchite capillaire, la broncho-pneumonie, la pneumonie, l’alcool rend de très grands services.
Au contraire, il faut s’abstenir dans tous les cas d’hyperexcitabilité nerveuse, dans les convulsions, l’hystérie, la chorée, l’épilepsie, etc.
ADMINISTRATION ET DOSES
Les eaux-de-vie et vins généreux ordinairement employés no doivent pas être donnés purs; on doit les étendre d’eau ou les mettre dans une potion où ils seront suffisamment dilués, pour ne pas irriter l'estomac.
On prescrit par exemple :
Vf .Iulcp gommeux 100 grammes.
Cognac I :i —
l’ar cuillerées à calé d'heure ru heure enfanl. île 2 à lî ans).
% Eau distillée 80 grammes.
Sirop de fleurs d'oranger 20 —
Malaga ,‘iO —
Même procédé.
% Sirop de tolu 80 grammes.
Rhum 20 —
Idem.
La dose doit varier suivant l'àge et suivant la maladie ; dans la diphtérie, chez un enfant de i à 6 ans, on peut donner par jour 30 grammes d'eau-de-vie, 60 grammes de marsala, porto, madère, 100 grammes de bordeaux et davantage.
De même dans la broncho-pneumonie grave et la bronchite capillaire.
Dans la fièvre typhoïde, on diminuera la dose de moitié.
Chez les nouveau-nés, dans les premiers mois, on ne dépassera pas la dose de 10 grammes d’eau-de-vie, 20 à 30 grammes de malaga; ces liquides seront très dilues et très fractionnés.
Quand il y aura des vomissements, on préférera le champagne aux autres préparations alcooliques; si l’on prescrit un autre vin, on l’étendra d’eau de seltz pour combattre la tendance aux vomissements.
Dans les cas graves, il ne faut pas craindre de donner et même de dépasser les doses indiquées plus haut; l’usage prolongé serait dangereux, l’usage momentané ne l’est pas.