XIII. DERMATOSES
Les maladies de la pau, très fréquentes chez les enfants, et généralement moins rebelles chez eux que chez les adultes, sont traitées avec succès dans un grand nombre de stations thermales.
L’eczéma, quand il est un peu éteint, sans acuité, sans recrudescence, sur un terrain scrofuleux, se trouve bien de la Bourboule, Uriage, Challes, Ax, Ludion,
ECTHÏMA.
Louëche-les-Bains , Saint-Sauveur, lu Preste, Saint-Gervais, Moligt, le Vernet , Gréoulx , la Roche-Posay.
L’eczéma des arthritiques sera dirigé sur Royal ou Plombières.
Sail-les- Bains conviendrait surtout aux eczémas suintants des scrofuleux ; Saint-Gervais, aux eczémas des enfants nerveux. Cette station, qui est à la fois chlorurée, sulfatée, bromurée sodique et lilhinée, convient aux arthritiques, aux excitables, aux (congestifs. Toutes les dermatoses irritables relèvent de Saint-Gervais.
Le psoriasis n’est guéri par aucune eau minérale, mais il est blanchi par Uriage , Ludion , Louëche-les- Bains , Barèges, la Bourboule , Saint-Gervais, Saint-Christau, Avène, etc. De même l'ichthyose, affection congénitale et incurable.
L’acné des scrofuleux et des arthritiques se trouve bien de Challes, Uriage, la Bourboule, Luchon , etc.
Nêris agit bien dans les affections prurigineuses ; la Bourboule modère le prurigo de Hébra et peut-être aussi le pemphigus chronique.
Luchon améliore l’état des enfants atteints de pelade ou de teigne, dont le tempérament est si souvent entaché de lymphatisme, de scrofule, d’anémie.
Les autres stations sulfureuses, les arsenicales, les chlorurées sodiques remplissent le même but.
ÉC.1LAMPSI l£ (Voyez Convulsions) ÉCUOl liLLIvS (Voyez Adénopathies)
KOTHYMA
L’eclhyma est une lésion de la peau, inoculable et parasitaire (staphylocoques, streptocoques), caractéri-
sée par la formation de pustules arrondies, plus ou moins larges, à base rouge, dure, inflammatoire. Les pustules ne tardent pas à se rompre et à faire place à des croûtes épaisses. L’ecthyma complique souvent la gale et la phtiriase.
Il se distingue de Y impétigo, dont l’éruption est plus superficielle, sans base inflammatoire, et dont les croûtes sont melliformes ; de Y acné, dont la pustule est plus acuminée et sans tendance à l’ulcération ; du furoncle, qui forme une saillie conique dure, sans pustule superficielle.
TRAITEMENT
Si l’ecthyma coexiste avec les poux ou la gale, on commencera par détruire ces parasites ; on donnera des bains d’amidon ; on appliquera des cataplasmes de fécule pour faire tomber les croûtes ; on peut encore se servir de compresses salicylées à 1 p. 1 000, ou de sublimé à 1 p. 4 000.
Le peau ayant été ainsi nettoyée et aseptisée autant que possible, on fera un pansement occlusif avec de petites rondelles ou de petits carrés d’emplâtre deVigo, d’emplâtre rouge de M. Vidal :
% Minium 5 parties.
Cinabre 3 —
Emplâtre diachylon 52 —
La sparadrap diachylon peut suffire à la rigueur.
Si l’on préfère les pommades, on s’adressera à la vaseline boriquée ou salolée à I p. 10.
Quand les lésions seront généralisées, on donnera des bains antiseptiques (3, 4, 5, 10 grammes de sublimé par bain, suivant l’âge de l’enfant).
Pour prévenir de nouvelles inoculations, on stérili-
ECZEMA.
sera les vêtements et linges de l'enfant (soufreuse ou étuve).
S'il est anémique ou scrofuleux, on lui donnera l'huile de morue, le sirop iodo-tannique, le sirop d’iodure de fer, etc.