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ENGORGEMENT DES MAMELLES

(Voyez Abcès de la Mamelle)

ÉPILEPSIE

L'épilepsie est une névrose caractérisée par des vertiges, des absences {petit mal ) ou par des attaques convulsives avec perte de connaissance {grand, mal).

Le diagnostic présente, dans la première enfance, de réelles difficultés. Certains enfants atteints de convulsions, de tic de Salaarn, d’incontinence d’urine, sont des épileptiques en germe. On a vu les vers intestinaux se traduire par des attaques d’épilepsie; les lésions cérébrales (tumeurs) peuvent aussi simuler l’épilepsie.

ÉPILEPSIE

De même l’hystérie, l’éclampsie urémique. Quand on assiste à la grande attaque (cri, pâleur de la face, chute, perte de connaissance, tétanisme, clonisme, stertor, écume à la bouche), le diagnostic est facile. Mais l’épilepsie peut être larvée et les accès révélateurs sont parfois séparés par des intervalles prolongés.

L’épilepsie est une névrose héréditaire, les enfants épileptiques ayant fréquemment des ascendants épilep* tiques, hystériques, vésaniques, alcooliques, etc.

TRAITEMENT

Au moment de l’attaque, on desserrera les vêtements de l’enfant, et on le placera sur un matelas ou sur des coussins; la compression des carotides a été conseillée pour modérer ou enrayer les attaques.

Quand l'épilepsie est partielle avec aura périphérique, on peut parfois, à l’aide d’une constriction énergique au-dessus de l’aura, atténuer ou prévenir l’abcès. M. Pitres a même obtenu des succès avec les vésicatoires en bracelet sur le membre, au-dessus de l’aura. Mais ce remède est inappbcable à l’épilepsie essentielle.

Si l’on se croit en présence d’une épilepsie vermineuse, on donnera les anthelmintiques usités.

Si l’on soupçonne la syphilis cérébrale, on prescrira les frictions mercurielles et l’iodure de potassium.

Quant au traitement de l’épilepsie essentielle, il est purement palbatif.

Le bromure de potassium est le médicament le plus efficace.

On le prescrira à hautes doses longtemps continuées : *2 à 4 grammes par jour pour des enfants de (i à 10 ans, dans une solution sucrée ou le sirop d’écorces d’oranges amères :

% Brorqure de potassium 25 grammes.

Sirop d’écorces d’oranges 500 —

Deux à quatre cuillerées à soupe par jour.

Dans la première enfance, la dose sera moindre :

% Bromure de potassium 0 gr. 50.

Eau de fleurs d’oranger 50 grammes.

Sirop simple. 20 —

Par cuillerées à café dans la journée pour un enfant de 2 ans.

On peut mettre, chez les nourrissons, le bromure de potassium dans du lait. On associe parfois le bromure de potassium aux bromures de sodium et d’ammonium ; par exemple :

% Bromure de potassium . . \

— de sodium . . . j Sa. . . 1 gramme.

— d’ammonium . . )

Sirop d’écorces d’oranges 50 grammes.

Hydrolat de tilleul 50 —

A prendre par cuillerées, dans la journée, pour les enfants de 7 à 10 ans.

Le bromure d’or a été préconisé par le Dr Goubert, a la dose quotidienne de 2 à o milligrammes en granules.

On a conseillé aussi :

% Bromure d’ammonium et de rubidium. 2 grammes.

Eau de tilleul . 30 —

Sirop de fleurs d’orangers 30 —

En deux doses, matin et soir.

% Bromure de strontium 2 grammes.

Eau de fleurs d’oranger 40 —

Sirop d'écorces d’oranges 20 —

(Ibid.)

Le bromure d’éthylène mêlé à l’huile (5 p. 100) se prescrit à la dose de XXX gouttes deux fois par jour dans de l’eau sucrée.

ÉPILEPSIE

Le bromure de zinc, le bromure de nickel sont aussi de bons médicaments :

% Bromure de zinc ou de nickel. ... 5 grammes.

Sirop de belladone 60 —

Sirop d’écorces d'oranges 200 —

Une cuillerée à soupe matirr-CTYoir.

Dans les cas de vertige épileptique, M. Bourne ville s’est bien trouvé du bromure de camphre (2 à S capsules par jour).

Le borate de soude a été vanté par quelques médecins :

% Borate de soude 2 grammes.

Sirop d’écorces d’oranges . . . . 30

Eau de tilleul 50 —

A prendre en quatre ou cinq fois dans la journée.

% Eau distillée de tilleul 60 grammes.

— de laurier-cerise 10 —

Sirop de fleurs d'oranger 30 —

Ammoniaque liquide Xll gouttes.

La belladone a été très employée :

Poudre de belladone 0 gr. 01.

Pour 1 pilule, 1 A 4 le soir.

(Trousseau.)

% Extrait de belladone 0 gr. 10.

Oxyde de zinc I gramme.

Pour 10 pilules, une matin et soir.

M. P ierret a remarqué que l’extrait de belladone amenait souvent des attaques convulsives, mais ces décharges motrices amélioraient le caractère cl l’intelligence des enfants : la force nerveuse qui- se dépense

d’un côté ne peut pas se dépenser de l’autre. La strychnine agirait de même.

Parmi les autres médicaments nervins, on a prescrit tour à tour l’antipyrine à la dose de 2 à 3 grammes par

jour, la valériane, l’armoise, etc.

% Poudre de racines d’armoise .... 50 grammes.

Sucre en poudre 200 —

Quatre cuillerées à café par jour.

(Bresler.)

% Sulfate de cuivre ammoniacal. ... 1 gramme.

Extrait de valériane 5 —

Pour 60 pilules, 2 par jour.

(Biett.)

% Sulfate de cuivre ammoniacal. ... 1 gr. 50.

Eau distillée 25 grammes.

II à V gouttes par jour.

(Neumann.)

Le valérianate d’ammoniaque, à la dose de 4 à 5 grammes par jour, est à essayer.

Le sulfonal, à la dose de 50 centigrammes, par chaque soir, ou une fois sur deux soirs, a amélioré certainscas.

L’hydrastinine (principe actif de YHydrastis canadensis) en solution à 1 p. 5, peut être donnée à la dose de 5 centigrammes par jour.

Les injections de suc testiculaire de taureau, employées dans 30 cas, par Bourneville et Cornet, sont restées sans effet.

A ces médicaments, dont l’effet est plus ou moins incertain, il convient d’ajouter l’hydrothérapie (douchesfroides) et une bonne hygiène : vie au grand air, repos moral, pas d’excitations, pas de contrariété, pas de surmenage, pas d’excès alimentaires, surveillance de tous les instants.

ÉPISTAXIS.

Une ou plusieurs saisons à Néris, à Bagnères-de- Bigorre, peuvent être utiles.

ÉPISTAXIS

L’épistaxis ou saignement de nez est surtout fréquente dans la seconde enfance. Elle est tantôt isolée, idiopathique , tantôt symptomatique d’une maladie aiguë (fièvre typhoïde, rougeole, coqueluche, purpura, leucémie, pseudo-leucémie) ou d’une affection locale de la muqueuse (coryza, polypes, corps étrangers, traumatismes).

Quand elles sont spontanées, les épistaxis peuvent traduire un tempérament morbide héréditaire, l’hémophilie, l'arthritisme. Elles sont fréquentes au moment de la puberté, chez les jeunes filles non réglées ou mal réglées, chez les jeunes gens surmenés des écoles. L’épistaxis est très rare dans la première enfance, et très minime quand elle existe; je l’ai vue accompagner le coryza, l’impétigo nasal, la syphilis.

En général l’épistaxis se reconnaît facilement : on voit le sang couler par l’orifice antérieur d’une narine; s’il coule en arrière, il suffit de faire pencher en avant la tête de l’enfant. Mais si l’épistaxis survient pendant le sommeil, le sang peut être dégluti, et l’on a alors une hématémèse, du mélæna consécutivement. L’examen direct des fosses nasales montrera la source de l'hémorrhagie.

TRAITEMENT

Le traitement de l’épistaxis n’est utile et nécessaire que dans les cas oii cette hémorrhagie devient sérieuse ou inquiétante par sa répétition, par son abondance, par sa durée.

Avant d’avoir recours à des médications directes, on emploiera les petits moyens mis journellement en usage : élever le bras correspondant à la narine qui saigne, eau fraîche sur- le visage, sur le cou, trousseau de clefs dans le dos, etc. Si cela ne réussit pas, on fera dans la narine une injection d’eau très chaude, de jus de citron, de perchlorure de fer dilué. On introduira, dans le nez, une tige d’amadou imbibée de perchlorure de fer, ou un tampon d’ouate hydrophile trempé dans une eau hémostatique, comme l’eau de Tisserand, de Léchelle, de Pagliari, de Brocchieri. L’insufflation de poudres astringentes (tannin, alun), les cautérisations avec une solution de nitrate d’argent à 1 pour 50, les attouchements avec une solution forte de cocaïne à 1 pour 10, sont souvent très efficaces.

On peut encore essayer les tampons imbibés de teinture d'Urüca clioica.

Contre les épistaxis qui se répètent sans trêve, on prescrira la teinture d ' Hamamelis virginica à la dose de X gouttes trois fois par jour. On pourra l’associer à l’ergotine :

% Eau distillée de mélisse 60 grammes.

Sirop de ratanhia 20 —

Ergotine 0 gr. 50.

Teinture d 'Hamamelis virginica. . . XXX gouttes.

A prendre dans la journée on trois ou quatre fois.

En môme temps, on prescrira le sulfate de quinine, en se souvenant que, dans certains pays, l’épistaxis peut être d’origine malarienne :

% Bromhydratc de quinine 1 gr* 60.

Ergotine I gramme.

Excipient et glycérine q. s.

Pour dix pilules; trois à quatre par jour.

E KYS1PELE.

Si l’enfant est pâle, anémique, on donnera le sirop d’iodure de fer, les bains salés, les douches froides.

Quant au tamponnement classique des fosses nasales avec la sonde de Belloc, il est difficile et dangereux chez l’enfant : on n’y aura recours qu’à la dernière extrémité.

La plupart des spécialistes ont renoncé à l'emploi de ce moyen un peu barbare, et la sonde de Belloc ne fait plus partie de leur trousse. L’épistaxis provenant de l’érosion d’un vaisseau situé à la partie antérieure et inférieure de la cloison, on peut, avec un bon éclairage et un bon nettoyage, voir la source de l’hémorrhagie. Avec de petits tampons imbibés d’eau phéniquée, on enlève les cadlots, on nettoie la fosse nasale; si le sang, coule en trop grande abondance, on fait un petit tamponnement provisoire, en chassant l'un devant l’autre quelques petits bourdonnets d’ouate. On prépare deux ou trois stylets, dont le bout olivaire reçoit une goutte de nitrate d’argent ou d’acide chromique cristallisé, qu’on a fait fondre à la flamme d’une bougie. On enlève alors les tampons, et on porte le stylet sur le point où l’on voit sourdre le sang, en maintenant quelques instants le contact. Ce procédé arrête et prévient à la fois les épistaxis (Lubet-Barbon).

ÉIIYSIPÈLE

L’érysipèle est une maladie infectieuse et contagieuse produite par le streptocoque de Fehleisen. 11 faut distinguer,' chez les enfants, trois variétés d’érysipèle : 1° l 'érysipèle des nouveau-n^s, qui a souvent pour porte d’entrée la plaie ombilicale, et qui, dans les maternités, peut devenir épidémique et coïncider avec le puerpérismo infectieux; il atteint surtout les enfants affaiblis,

mal nourris, athrepsiés; il peut se compliquer de péritonite et de septicémie générale; 2° Y érysipèle alonique, apyrétique, à répétition, des enfants scrofuleux, qui occupe la face et se caractérise par l’absence ou la faiblesse de la réaction, la pâleur relative de la peau, l’absence de bourrelet ; 3° l’érysipèle aigu de la seconde enfance, analogue à celui des adultes.

On distinguera l'érysipèle de l’érythème solaire ou pernio par le siège de ces éruptions, les démangeaisons qui les accompagnent, les causes qui leur ont donné naissance (chaleur ou froid). L’urticaire aiguë de la face simule parfois l’érysipèle; mais, outre la rougeur, il y a une bouffîsure faciale et des démangeaisons sur d’autres parties du corps; les ganglions sous-maxillaires ne sont pas pris.

TRAITEMENT

Le traitement est général et local.

Le traitement général consiste à tonifier l’enfant par une bonne nourriture, l’alcool, le quinquina. Si l’enfant est un nouveau-né au sein, il faut lui donner une bonne nourrice; si l’enfant est plus âgé, on lui donnera la quinine, l’extrait ou le vin de quinquina. L’amertume du quinquina le rend difficilement acceptable poulies enfants : on a tourné la difficulté en granulant l’extrait de quinquina. On prescrira donc :

Extrait de quinquina ou quinium granulé , une cuillerée à café matin et soir dans un peu d’eau ou de vin vieux.

On insistera sur l’alimentation par le lait, le bouillon, les potages.

Aux enfants scrofuleux on donnera le sirop d’iodurc de fer, l’huile de foie de morue.

Quand la fièvre sera très forte, on cherchera à la mo-

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