GANGRÈNE SYMÉTRIQUE DES EXTRÉMITÉS
La gangrène symétrique, ou maladie de Raynaud, affecte les extrémités des pieds ou des mains, sous forme de plaques noirâtres, d’eschares superficielles qui laissent après leur chute des plaies sanieuses. Avant le sphacèle, on décrit plusieurs degrés qui n’en seraient que le prélude : la syncope locale, l 'asphyxie locale. Mais ces troubles circulatoires localisés n’aboutissent pas forcément à la gangrène et rappellent plutôt les engelures. Il y a peut-être d’ailleurs un rapport entre les engelures et la maladie de Raynaud.
Le Dr Hutchinson rapproche la maladie de Raynaud d’autres états similaires (engelures, eczémas, gerçures,
ostéo-arthrites) qui constituent ensemble un groupe naturel d'acropathologie.
TRAITEMENT
Il faut veiller au réchauffement des parties exposées à l’aspliyxie et à la syncope locale (gants fourrés). On réveille la contraction des petits vaisseaux à l’aide de l'ergot et de la quinine, de l’électrisation, des bains d’oxygène :
% Ergotinc 0 gr. 03.
Sulfate de quinine 0 gr. 05.
Excipient et glycérine Q. s.
Pour une pilule, trois fois par jour.
Quand les eschares se sont formées, quand il y a véritable gangrène, avec plaie, on saupoudrera avec l’iodoforme, le salol ou l’aristol et on achèvera le pansement avec l’ouate hydrophile. Quand les plaies sont superficielles et très limitées, le pansement occlusif avec le diachylon ou l’emplâtre de Yigo est très efficace.
On peut encore traiter les plaies comme des brûlures et faire des applications réitérées de vaseline boriquée ou salolée.
Quand on veut traiter la maladie de Raynaud par les bains d’oxygène, on introduit l’extrémité malade dans un manchon de caoutchouc hermétiquement fermé vers la racine du membre, et on gonfle avec l’oxygène, qu’on renouvelle suivant les besoins.