GANGRÈNE DE LA VULVE
La gangrène de la vulve s’observe surtout à la suite de la rougeole et des fièvres graves, au même titre que le noma. Elle serait précédée parfois d’une éruption
G AST R ALGIE.
aphteuse (Parrot), et M. Fournier l’a vue compliquer un herpès vacciniforme de la vulve, chez une fille cle 16 mois qui a succombé.
Elle se reconnaît à la couleur violacée des lèvres qui sont gonflées, ramollies, sanieuses, et exhalent une odeur fétide.
TRAITEMENT
On attaquera vigoureusement le foyer morbide avec le fer rouge (thermo-cautère), on recouvrira les plaies d’iodoforme ou du mélange suivant appliqué trois fois par jour.
21 Poudre de charbon. . . .
— de quinquina. . .
— ■ de salol
On fera des lotions avec le permanganate de potasse à 1 p. 500 et on recouvrira la vulve de compresses imbibées d’une solution à I p. "200; on peut aussi lotionner avec l’eau phéniquée:
% Acide phonique 1 gramme.
Glycérine 10 —
Alcool 10 —
Essence de thym 5 —
Eau 100
Traitement général tonique : quinine, vin de quinquina, cognac, luit, purées de viande.
La prophylaxie consiste, dans les maladies infectieuses, à laver la vulve fréquemment avec les solutions saturées d’acide borique, de naphtol, ou de sublimé à I p. 2 000.