OU
% Beurre de cacao 2 grammes.
Sulfonal I) gr. 30.
Si l’impaludisme esl en cause :
% Bourre de cacao 2 grammes.
Chlorhydrate de quinine 0 gr. 2o.
L’insomnie de la seconde enfance, observée chez les écoliers au moment de la croissance et du surmenage intellectuel, sera traitée par le repos physique et moral, par l’air de la campagne, les douches froides, etc.
Si la syphilis héréditaire tardive était en cause, on prescrirait les frictions mercurielles (2 grammes d’onguent napolitain par jour) et l'iodure de potassium :
% Iodurc de potassinm 1/2 à 1 gramme.
Eau de fleurs d’oranger 30 grammes.
Sirop d’écorces d’oranges 30 —
A prendre en trois fois, au moment des repas.
INTERTRIGO (\ royez Erythème)
INVAGINATION INTESTINALE
De toutes les causes d’occlusion intestinale, l’invagination est la plus fréquente chez les enfants. Dans la première enfance, c’est le gros intestin qui s’invagine; dans la seconde, c’est l’intestin grêle. L'invagination dans la première enfance se traduit par des vomissements alimentaires, bilieux, puis fécaloïdes, par des selles sanglantes ; la constipation en effet est exceptionnelle, le mélæna peut prendre les proportions d’une grande hémorrhagie. Dans la seconde enfance, la constipation esl la règle comme chez l’adulte; s’il survient de la diarrhée, ce n’est qu’au moment de l’élimination du boudin invaginé. Le ballonnement est modéré ou même nul. Parfois on sent, dans la fosse iliaque ou le flanc, une tumeur mate à la percussion, qui révèle
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le paquet invaginé; d’autres fois le boudin invaginé apparaît à l’anus, ou peut être senli par le toucher rectal. En pareil cas, le diagnostic est facile, il est très difficile dans les autres cas. Il faut songer au prolapsus rectal, aux polypes du rectum, à la dysenterie, au mélæna des nouveau-nés, à la péritonite, à l'étranglement interne, à la pérityphlite, à l’obstruction par des matières fécales.
TRAITEMENT
Le traitement est médical et chirurgical. Médicalement, on a essayé les purgatifs, qui ne peuvent qu’aggraver la situation, en convulsant l'intestin. On s’en abstiendra, et on aura recours aux narcotiques.
On donnera le laudanum en lavements (I à 11 gouttes pour 50 ou 100 grammes de véhicule), le chloral en potion (siropde chloral, une cuillerée à café de deux en deux heures'; on pourra même faire des injections de morphine, en procédant par milligrammes (une ou deux il i visions de la seringue de Pravaz contenant une solution à 1 p. 100). On répétera les piqûres toutes les 3 ou t heures si les douleurs persistent.
Tous ces moyens ne sont que des palliatifs qui calment l’enfant et laissent parfois à la nature le temps d’éliminer le boudin invaginé.
La guérison spontanée s’observe par ce mécanisme une fois sur quatre ou cinq cas.
S'il ne survient pas d’amélioration, il est indiqué d’agir mécaniquement ou chirurgicalement.
On a proposé de réduire l’invagination de bas en haut par les injections rectales gazeuses faites avec le soufflet, l’eau de Scllz. On se sort d une sonde qu’on introduit profondément dans le gros intestin, et on adapte au pavillon de cette sonde le bec du soufflet ou
du siphon gazeux. 11 faut distendre l’intestin, non pas brusquement, mais progressivement et avec douceur. Cette méthode a donné quelques succès.
On s’est servi également de la potion de Rivière donnée en lavements successifs (n° 1 et n° 2), en ayant soin de fermer l’anus avec la main après le n° 2.
On a proposé aussi l’injection forcée d’eau.
Bucquoy a réussi avec la faradisation, une électrode dans le rectum, l’autre promenée sur l’abdomen.
Boudet de Paris a perfectionné ce procédé; voici en quoi consiste le lavement électrique employé par lui : On fait au préalable une injection d’eau salée dans le rectum ; on porte ensuite une sonde munie d’un mandrin métallique jusqu’à l’entrée de l’S iüaque ; ce mandrin communique avec le pôle positif d’une pile à courants continus ; le pôle négatif est apphqué sur le ventre. La séance dure dix minutes ; on peut la répéter.
Le lavage de l’estomac a donné quelques succès ; on pourra le faire sans inconvénient. Quant aux manipulations abdominales, au massage, il faut en être très sobre.
Les moyens précédents ayant échoué, il ne reste plus que la laparotomie, qui permettra d’aller à la recherche du boudin et de le réduire; si l’on échoue, on le réséquera ou on pratiquera l’anus artificiel. Cette dernière opération est faite, sans laparotomie préalable, pour permettre d’attendre l’élimination spontanée du boudin d’invagination.