‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 23 sur 363 · A M Y G D A L 1 T E AI G U G · texte numérisé non relu

A M Y G D A L 1 T E AI G U G

TRAITEMENT

Le traitement sera surtout antiseptique ; on fera l’antisepsie générale (sulfate de quinine, 25, 30, 50 centigrammes par jour), et l’antisepsie locale à l’aide des collutoires et des gargarismes suivants :

24 Borax 4 grammes.

Salicylate de soude 4 —

Décoction de guimauve 200 • —

Sirop de miel 40 —

Pour sc gargariser toutes les deux heures.

24 Chlorate de potasse 10 grammes.

Sirop de mûres 40 —

Eau distillée 200

Mémo usage.

24 Borate de soude (i grammes.

Teinture de benjoin 10 —

Infusion de feuilles de ronces . . . . 250

(Bouchard.)

24 Acide borique 2 à 4 grammes.

Sirop de mûres 50 —

Eau distillée 100 —

(Trouessart.)

Badigeonnez la gorge avec cette solution ou coupezla d’eau tiède pour gargarismes.

24 Résorcine I gramme.

Miel rosat 50

Eau distillée 200 —

< Mi peut toucher trois fois par jour au pinceau avec :

24 Hydrate de chlore 1 4 grammes.

Glycérine 40 —

24 Teinture d'iode 10 grammes.

Glycérine 30 —

24 Iode métallique 0 gr. 25.

Induré de potassium 3 grammes.

Glyeirine 30

% Salol 2 grammes.

Alcool q. s. pour dissoudre.

Glycérine 40 grammes.

(Eloy.)

% Salol o à 10 grammes.

Sulforicinate cle soude 9o à 90 —

■ (Tuouessart.)

On peut encore insuffler dans la gorge du salol en poudre, du bicarbonate de soude, du benzonaphtol.

11 est bon, au début de l’amygdalite aigui'1, de faire prendre aux enfants un vomitif (50 centigrammes à 1 gramme d’ipéca dans un peu de sirop ou d’eau sucrée), ou un purgatif (huile de ricin, 15 grammes).

Régime lacté autant que possible.

Garder la chambre, éviter les refroidissements, entourer le cou d’ouate.

Donner des bains de pieds sinapisés, si la dysphagie est forte, si le visage est congestionné. Ou bien appliquer des cataplasmes sinapisés aux jambes, entourer celles-ci de bottes d’ouate.

AMYOTROPHIE

(Voyez Atrophie musculaire)

A A AS ARQUE

L’anasarque est un syndrome, qui peut se rencontrer dans le cours ou à la suite de plusieurs maladies, mais surtout dans le mal de Bright et à la suite de la scarlatine.

On l’observe aussi dans les cachexies, les cardiopa- Ihies.

C’est un œdème sous-cutané généralisé, facile à rc-

connaître à la bouffissure de la peau, à sa blancheur, à sa mollesse; le doigt marque son empreinte sur ce gonllement, ce qu'il ne fait pas dans l’obésité ou polysarcie.

TRAITEMENT

On traite l'anasarque directement ou indirectement. Directement, par des frictions sèches ou alcooliques, par le massage, par les onctions avec une pommade résolutive :

OC Vératrine 1 gramme.

Iodure de potassium 2 —

Axonge 30

(Pechoi.ier.)

Indirectement, on agit d'une manière plus sûre et plus eflicace parle régime lacté, les diurétiques et les purgatifs dont l’action est de dériver vers l'intestin ou le rein l'excès de sérosité qui encombre le tissu cellulaire. Par les sudorifiques (bains de vapeur ou d'air chaud, pilocarpine), on active l’émonction cutanée et on favorise la disparition de l’anasarque.

Infusion de chiendent. . . .

prranimes

Nitrate de potasse

Lactose

A prendre en quatre on cinq

fois dans

la j

mrnée.

Infusion de pariétaire . . .

Lrr.unmes

Acétate de potasse. . . . j

Nitrate — . . . J

aa . . ,

Oxvmel scillitique . \

Lü

Sirop des cinq racines. . )

Par cuillerées du 2 en 2 heures.

% Fleurs de genêt j

Paies de genièvre . . . . j ,M‘

Eau bouillante KOO

Sirop de stigmates de mais 10

Par tasses dans la journée.

grammes.

% Diurétine .

Cognac . . .

Sucre . . .

Eau distillée

1 gr. 50.

X gouttes.

2 gr. 50.

100 grammes.

(Demme.)

Par cuillerées dans les 24 heures.

S’il y a une maladie de cœur, on donnera la digitale ou la caféine. (Voyez Asystolig, Digitale, Endocardite.)

Je ne suis pas partisan de l’évacuation directe de la sérosité par les piqûres.

L’anémie, très fréquente à toutes les périodes de l’enfance, surtout dans les villes où s’associent, pontla produire, la mauvaise nourriture, les mauvais logements, l’encombrement, la privation d’air et de soleil, la misère sous toutes ses formes, se caractérise par les signes suivants : un teint pâle, avec amaigrissement, faiblesse, langueur, mauvaises digestions, anorexie, des palpitations, de l’essoufflement, quelquefois un souffle à la base du cœur et au niveau des vaisseaux du cou. L’anémie accompagne le lymphatisme et la scrofule, le rachitisme quelquefois, souvent la chorée, la syphilis héréditaire, la tuberculose, la diarrhée, la dyspepsie; elle est commune chez les enfants qui souffrent de la croissance, chez les convalescents de maladies graves, de bronchite, de broncho-pneumonie, de fièvre typhoïde, de diphtérie, de coqueluche, de rougeole, etc. On pourrait distinguer en clinique une anémie lymphatique, une anémie rachitique, une anémie syphilitique, une anémie de croissance, une anémie de convalescence, et bien d’autres variétés. .le ne parle pas de la chjorose qui sera traitée a part.

TRAITEMENT

L’anémie simple, non chlorotique, non pernicieuse, a une tendance naturelle vers la réparation et la guérison. L’hygiène joue un grand rôle dans le traitement ; quand on le pourra, on conseillera le séjour à la campagne, la vie au grand air, une bonne nourriture : lait, œufs, purées de légumes secs, en particulier les lentilles qui contiennent beaucoup de fer (la farine de lentilles maltée sert de base à la Revalescière). Les huîtres sont également riches en fer et en phosphore (Chat in).

Les enfants ne seront pas poussés à la fatigue, on les laissera vivre a leur °-uise, on leur accordera un sommeil prolongé.

Les montagnes, les altitudes jouent un rôle favorable dans la cure de l’anémie; Regnard a donné l’explication de ce fait vérifié parla clinique: il fait vivre un cobaye sous une cloche où l'air a été raréfié, et il constate que le sang absorbe "il p. 100 d’oxygène, tandis qu’un cobaye témoin laissé a l’air libre n’absorbe que 14 p. 100. Voilà pourquoi les stations élevées d’Auvergne, des Pyrénées, des Alpes conviennent aux anémiques.

Si le lymphatisme ou la scrofule coïncident avec l’anémie, on enverra les enfants à la mer, s’ils sont peu excitables ; ou dans les stations chlorurées sodiques de Salins, Salies-de-Réarn, Salins-Mou tiers, Salies-du-Salat , ou dans les stations chlorurées et arsenicales delà Bourboule, Koyat. Cette dernière station convient surtout aux enfants arthritiques ou légèrement lymphatiques, mous, peu irritables. Si l’anémie est compliquée de douleurs articulaires, de rhumatismes, elle sera traitée a Luxeuil ou a Boni bon-Lancy. Aux anémiques francs et capables de supporter le fer, on prescrira les eaux de la Bauche, Ore/./.a, Spa, Forges-les-Laux, Renlaigue,

Bussang, Marcols, etc. Ces eaux, prises à la source ou à domicile, peuvent être remplacées par les préparations ferrugineuses diverses. (Voyez Gülorose.)

S’il y a de la constipation, on associe le fer à la rhubarbe :

% Tartratc de fer et dépotasse .... lo "grammes.

Rhubarbe 5 —

Sirop de gomme q. s.

Pour 100 pilules, une à deux par jour.

(Legroux.)

A défaut du fer et dans les cas où la scrofule, le rachitisme sont en cause, on donnera blinde de foie de morue, les sirops antiscorbutique et iodo-tannique.

Le Dr Maragliano prescrit :

% Phosphate de chaux 6 grammes.

Hémoglobine 0 gr. 60

Pour 20 cachets; en prendre 4 par jour.

Le Dr Hare a beaucoup vanté l’arsénite de cuivre qu’on peut prescrire à la dose de 1 à 2 milligrammes en granules. Les inhalations d’oxygène, les bains d’air chaud, l’air ozonisé (D. Labbé) ont une action favorable dans quelques cas.

Si la syphilis est en cause, c'est au traitement spécifique qu’il faut s’adresser.

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