PEMPHIGUS
Les enfants peuvent être atteints de plusieurs variétés de pemphigus : 1° pémphigus aigu des nouveau-nés ou des enfants plus âgés, maladie infectieuse et parfois épidémique dans les maternités et les asiles d’enfants trouvés, s’annonçant par la présence de huiles arrondies, larges, occupant différents points du corps, le cou, le dos, les membres, respectant la plante des pieds et la paume des mains, s’accompagnant souvent de fièvre, d’adynamie, et pouvant entraîner la mort ; î2° pemphigus syphilitique presque toujours congénital, affectant spécialement les régions respectées par le précédent (paume des mains et plante des pieds), présentant des bulles moins claires, plus troubles, coïncidant avec d’autres manifestations syphilitiques; 3U pemphigus à rechute , pemphigus chronique ou invétéré, dermatose spéciale dont la nature intime est mal déterminée.
TRAITEMENT
Le pemphigus épidémique des nouveau-nés sera traité localement, comme une brûlure (onction avec la vaseline salolée ou boriquée à 1 p. 10, enveloppement
P IC n ICA H DI TE.
avec le coton stérilisé). Gomme traitement général, on essaiera la quinine en suppositoires ;
2J Beurre de cacao 2 grammes.
Bromhydrate de quinine 0 gr. 10.
Pour un suppositoire, qu'on introduira matin et soir.
Si les enfants sont atteints de débilité congénitale, on les mettra dans la couveuse et on leur fera respirer de l'oxygène.
L’alimentation par une bonne nourrice ou, a son défaut. par le lait stérilisé, est de rigueur. On veillera à la propreté absolue de l’enfant, et pour cela on prescrira des bains quotidiens au sublimé (I gramme par bain). On peut encore essayer les bains tièdes addil ionnés de 50 grammes de borax.
On isolera complètement les enfants atteints de pempbigus aigu.
Le traitement du pemphigus syphilitique ne diffère pas de celui de la syphilis héréditaire en général (Voyez ce mot .
Quant au pemphigus chronique, outre le traitement local antiseptique par les pommades ou les poudres, ou conseillera la cure de la Bourboule, et, si elle ne réussit pas, Koyat, Challes, Uriage.
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La péricardite est très fréquente et très dangereuse chez les enfants; elle dépend du rhumatisme le plus souvent, de la chorée, de la scarlatine, du mal de Hrighl, de la tuberculose, de la pneumonie, de la pleurésie, de l'ostéomyélite. G'esl dire que les agents pathogènes de l'inflammation séreuse ou purulente du péricarde sont
variables : streptocoque, staphylocoque, pneumocoque, bacille de Koch.
La péricardite est sèche ou avec épanchement. La première se traduit par des frottements à l'auscultation ; la seconde, par une matité précordiale à base inférieure, avec assourdissement des bruits du cœur. Elle peut être confondue avec la pleurésie médiastine ou enkystée. Le liquide épanché est tantôt clair, tantôt purulent ou hémorrhagique. On soupçonnera la purulence à l’intensité de la fièvre, à la gravité de l’état général, à la faiblesse du pouls. Mais la ponction exploratrice sera nécessaire pour l’affirmer.
La péricardite est souvent méconnue, et l'auscultation systématique du cœur s’impose chez tous les enfants atteints d’une maladie aiguë.
Si la péricardite est sèche ou à faible épanchement, ■on l’attaquera par les révulsifs : ventouses scarifiées, vésicatoires volants sur la région précordiale.
En même temps on donnera les purgatifs et les diurétiques, qu’on pourra associer dans la formule suivante :
% Poudre de digitale. . . . I
— de scille > âa. . . 0 gr. 03.
— de scammonéc. . )
Excipient et glycérine q. s.
Pour une pilule; en prendre 2 à 3 par jour (enfant de 6 à la ans).
Si le rhumatisme est en cause, on s’adressera au salicylale de soude.
Si le cœur s’affaiblit, si le pouls devient insensible, si la syncope est imminente, on fera des injections d’éther et de caféine.
L’épanchement est-il très abondant, J il faut faire la
PE lt I T 0 N ISME.
paracentèse du péricarde : on se servira de l’appareil Potain et d’une aiguille assez fine préalablement stérilisée par la chaleur ou l’acide phénique à 1 p. 20. On lave la peau au sublimé à 1 p. 1000, ainsi que les mains de l’opérateur, et on ponctionne au niveau du 4e ou du oe espace intercostal, à 6 ou 8 centimètres à gauche du sternum. On se guidera d’ailleurs sur la matité et les battements du cœur.
Quand l'épanchement est purulent, la ponction aspiratrice simple ne suffit pas, il faut ouvrir largement le foyer, l’irriguer, le drainer au besoin; on a même fait quelquefois la résection d’une côte. Après l’ouverture, analogue à celle de l’empyème, on lave le foyer avec une solution de sublimé à 1 p. 2 000. Pansement avec la gaze iodoformée et l’ouate hydrophile.
Faut-il d’emblée faire l’incision dans tous les cas de péricardite supputée?
La règle est la même que pour la pleurésie : on doit essayer une, puis plusieurs ponctions; si l’état s’aggrave, on a recours à l’incision.
PÉRICIION DRITE LARYNGO -TRACI I ÉALE
(V oyez La hynuo-trachéite piilegmoneuse)
PÉRITONISME
Chez des enfants prédisposés par le nervosisme, on peut observer les symptômes delà péritonite sans lésion notable du péritoine ; c’est ce que Gubler avait appelé péritonisme.
J’ai vu plusieurs exemples de ce syndrome plus effrayant que grave, chez des tilles et chez des garçons; récer
ment encore, un jeune sujet de 12 ans entrait dans mon service avec du ballonnement du ventre, des vomissements, de la constipation, des douleurs épouvantables, qui nous firent craindre une terminaison fatale. Et en peu de jours il était guéri.
TRAITEMENT
On traitera le péritonisme comme la péritonite aiguë, d’autant plus que bien souvent le diagnostic sera incertain, s’il n’est affirmatif dans le sens d’une lésion positive du péritoine.
C’est dire qu'on condamnera l’enfant au repos absolu avec vessie de glace sur l’abdomen, narcotiques, boissons glacées. Les injections de morphine (2 injections de 5 milligrammes en 24 heures pour un enfant de 8 à 12 ans) font merveille en pareil cas.