‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 266 sur 363 · PNEUMONIE · texte numérisé non relu

PNEUMONIE

La pneumonie franche, plus rare dans la première que dans la seconde enfance, plus bénigne chez les enfants que chez les adultes, est une maladie infectieuse, contagieuse parfois, dont le microbe a été découvert par Talamon. Ce microbe, nommé diplocoque encapsule-, ou plus simplement pneumocoque , peut se transmettre par la voie placentaire de la mère au fœtus.

La pneumonie s’annonce d’une façon soudaine par un frisson, un point de côté, une fièvre vive (10°), des vomissements. Chez l’enfant il ne faut pas compter sur l’expectoration, qui manque le plus souvent; le frisson n’est pas constant, il peut être remplacé par des convulsions. Le diagnostic repose surtout sur les signes physiques: matité, souffle tubaire, râles crépitants.

Quand il va prédominance îles accidents cérébraux (convulsions, délire, coma;, on songe à la méningite ; s’il y a des épistaxis, de la stupeur, l'idée de fièvre typhoïde se présente.

Il y a en effet des formes cérébrales et des formes typhoïdes de la pneumonie.

Si la pneumonie est centrale, l’existence de ces formes rendra le diagnostic momentanément difficile; dans un cas douteux, l’apparition d’herpès labial fera pencher la balance du côté de la pneumonie.

Il est parfois difficile de distinguer la pneumonie de la forme pseudo-lobaire de la broncho-pneumonie : la première est primitive, la deuxième secondaire ; cellelà est cyclique, celle-ci ne l’est pas.

La congestion pulmonaire a une marche plus rapide.

La pleurésie donne plus de matité, de l’égophonie, pas de râles; la ponction exploratrice servira au diagnostic.

TRAITEMENT

Dans les formes régulières et bénignes, on s’abstiendra d’une médication active; la diète lactée, les ventouses sèches, un léger purgatif suffiront.

On s’abstiendra surtout des médications perturbatrices et débilitantes, du tartre stibié, de la saignée.

Dans les formes graves, hyperthermiques, délirantes, l’action thérapeutique s’impose. Localement, on appliquera des ventouses sèches, quelques ventouses scarifiées si le point de côté est violent, ou un cataplasme sinapisé. Le vésicatoire m’a paru inefficace : si on en met un, qu'on le prescrive petit et qu’il ne reste pas plus de trois heures.

S’il y a beaucoup d’agitation et d’insomnie, on prescrira le cliloral :

Sirop d’orange 20 —

Hydrate de cliloral 0 gr. 50.

A prendre le soir en trois ou quatre fois pour un enfant de 5 ans; augmentez de 0*r,10 par année d’;ïge.

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