‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 28 sur 363 · ANTISEPSIE INTESTINALE · texte numérisé non relu

ANTISEPSIE INTESTINALE

l’atteindre, les premiers par le canal cholédoque, les seconds par la veine porte. L’antisepsie intestinale est donc indiquée à un double titre, curatif et prophylactique. L’ictère catarrhal, la colique hépatique , la congestion du foie , la cirrhose , indiquent formellement l’antisepsie intestinale.

Cette antisepsie sera d’autant plus indiquée que le foie sera plus malade; car cet organe est un destructeur de poisons, et il faut suppléer à sa tâche, quand la maladie le rend incapable de la remplir.

3° Maladies des reins. — Le rein est le premier émonctoire de l’organisme; c’est par lui que s’éliminent la plupart des poisons introduits ou élaborés dans le tube digestif; aussitôt que les reins sont malades, congestionnés, enflammés ( albuminurie , néphrites aiguës ou chroniques , hématuries), à la moindre menace d’urémie, il faut insister sur l’antisepsie intestinale, avec d’autant plus d’énergie que la sécrétion rénale sera plus compromise.

4° Maladies de l'appareil circulatoire . — Quand le cœur est touché d’une façon sérieuse, quand la compensation est rompue entre la lésion et l’activité fonctionnelle du myocarde, à la période d ’asystnlie des endocardites, dans la cyanose congénitale, dans les myocardites et péricardites, quand ces maladies ont déterminé un trouble circulatoire assez intense pour compromettre la circulation gastro-intestinale, pour mettre obstacle aux fonctions sécrétoires des glandes gastriques, intestinales, pancréatiques, aux fonctions excrétoires du foie et des reins, alors il est urgent de neutraliser au plus vite les poisons du tube digestif parles antiseptiques chimiques.

.')" Maladies de l’npparei Irespiratoire. — Les maladies du poumon , la broncho-pneumonie , la pneumonie , la tuberculose, les pleurésies, peuvent donner des indications sein-

blables par un mécanisme analogue, sans parler des relations que paraissent avoir certainesbroncho-pneumonies infantiles avecles microbes de l’intestin (broncho-pneumonies d’origine intestinale, bacterium coli commune).

Dans tous ces cas, il est prudent et il peut devenir urgent de faire l’antisepsie intestinale. Il y a une autre raison, chez l’enfant, qui justifie l’antisepsie dans les affections du poumon et des bronches; l’expectoration de tous les produits broncho-pulmonaires (on sait qu'ils sont souvent infectieux et toxiques) se fait dans l’estomac. Il est indiqué de tarir cette source d’empoisonnement.

fiu Maladies du système nerveux. — Les maladies des centres nerveux, les méningites, la thrombose des sinus, les convulsions, qui paralysent l’intestin, amènent la constipation et tendent à accroître les putréfactions gastro-intestinales, indiquent l’emploi des antiseptiques. On peut se demander même quelquefois si certaines manifestations nerveuses, telles que convulsions, spasme de la glotte, tétanie, terreurs nocturnes, ne sont pas sous la dépendance de l’auto-intoxication, et, dans tous ces cas, il ne faut pas manquer d’administrer les antiseptiques usités, en même temps qu’on rectifiera les erreurs de régime.

7 0 Maladies de la peau. — Chez l’enfant, plus encore que chez l’adulte, la peau est un émonctoire, et il faut penser à l’élimination cutanée des poisons élaborés dans le tube digestif. Beaucoup de dermatoses aiguës ou chroniques de l’enfance, Yeczéma sec ou impétigineux , Ycczéma séborrhéique, les érythèmes, Yurlicaire, le prurigo, le strophulus, Y acné et la furonculose sont très souvent en relation avec des troubles passagers ou permanents de la digestion. Dans tous ces cas, il est indiqué d’agir, par les antiseptiques intestinaux, sur le tégu-

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