‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 302 sur 363 · TRAITEMENT LOCAL CONCOMITANT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT LOCAL CONCOMITANT

Quand on emploie les injections de sérum, il faut bien se garder d’attaquer les fausses membranes avec les topiques caustiques ou irritants employés jusqu’alors, et notamment le sublimé, le phénol, dont la résorption contrarie les effets de l’antitoxine.

Le traitement local sera très simplifié ; il consistera surtout dans les pulvérisations et les irrigations de la gorge et du nez faites toutes les trois ou quatre heures avec une solution de 50 grammes de liqueur de Laharraque pour 1 litre d’eau bouillie.

On peut aussi employer l’eau bouillie simple, l’eau boriquée à 2 ou 3 p. 100, etc. Si l’on veut faire des badigeonnages, on pourra utiliser l'acide salicylique dissous par la glycérine, dans la proportion de 1 à 20 ou

Avec la sérumthérapie, on pourra reculer jusqu’aux dernières limites le moment d’intervenir par la trachéotomie ou par le tubage, les effets du sérum étant parfois tardifs et ces opérations pouvant, dans bien des cas , être épargnées aux petits malades par une temporisation vigilante. Le traitement général reste, après la sérumthérapie, ce qu’il était avant, tonique et reconstituant.

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