‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 307 sur 363 · SUETTE MILIAIRE · texte numérisé non relu

SUETTE MILIAIRE

La suette miliaire est une maladie infectieuse, contagieuse, épidémique, à microbe encore indéterminé, et qui se caractérise par des sueurs profuses, par des taches morbilliformes et par des vésicules miliaires. L’éruption, souvent polymorphe, rappelant à la fois la rougeole et la scarlatine, se termine par une desquamation à larges lambeaux, qui s’étend à la langue.

En même temps, il y a de la fièvre, des étouffements paroxystiques, de l’atonie, du délire. 11 peut y avoir aussi des hémorrhagies (épistaxis, purpura, mélæna). Au début, la présence de coryza, de toux, de larmoiement, fait pensera la rougeole; mais les prodromes sont plus courts que dans ceLle maladie, et les taches sont surmontées de miliaire. La scarlatine se distingue par la brièveté et la brutalité de son invasion, et par ses manifestations angineuses. Enfin la notion épidémiologique, la propagation de la maladie, sont de nature à lever tous les doutes.

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Nous ne connaissons pas le traitement spécifique de la suette; on se comportera à peu près comme dans la rougeole.

On placera l’enfant dans une chambre aérée, chauffée modérément (17°); on ne le surchargera pas de couvertures. On donnera des boissons froides (lait, bouillon . Pour atténuer la fièvre et l’adynamie, on prescrira la quinine (50 centigrammes de sulfate, chlorhydrate ou bromhydrate), les lotions froides vinaigrées.

Si la fièvre dépassait 40°, si l'ataxie et le délire étaient très prononcés, on pourrait essayer les bains froids (20°) comme dans la fièvre typhoïde.

On combattra les étouffements et le catarrhe bronchique par les vomitifs (1 gramme d’ipéca), les sinapismes aux mollets et aux cuisses, les cataplasmes sinapisés sur le thorax, les ventouses sèches. On donnera l'alcool (20 à 30 grammes d’eau-de-vie, 50 à 60 grammes de inalaga dans un julep gommeux), l’extrait de quinquina (2 grammes). On isolera les malades pendant quinze jours au moins et on désinfectera par le sublimé à I p. 1000, le soufre, l’étuve à vapeur, les objets et les locaux contaminés.

SUKM EXAGE SCOEAI RE

On comprend sous le nom de surmenage scolaire les troubles morbides de la seconde enfance ou de l’adolescence imputables à l’excès de travail intellectuel (examens, devoirs), à la sédentarité, à l'encombrement et à toutes les fautes commises contre l’hygiène des écoliers. Le surmenage scolaire, outre les accidents étudiés aux mots Céphalalgie, Palpitations, Scoliose,

Croissance, affaiblit les enfants, les rend pâles, maigres, retarde la puberté, entrave le développement physique.

D’après des recherches faites sur 15 000 écoliers (Danemark), un tiers sont malades, beaucoup sont myopes, 13 et demi p. 100 des garçons ont de la céphalée, 13 p. 100 de l’anémie.

A Stockholm, dans les écoles secondaires, 17 p. 100 des enfants sont malades, maladifs ou souffreteux après la première année d'études, 37 p. 100 après la seconde, 40 p. 100 après la troisième.

TRAITEMENT

Le remède, comme la prophylaxie, consiste à réduire, dans la mesure du possible, les heures de classe, à augmenter la durée et le nombre des récréations, à favoriser les promenades au dehors, les jeux de plein air, à accroître le sommeil (dix heures de sommeil).

La nourriture doit être abondante et de première qualité; il faut donner aux enfants qui grandissent, non pas la ration d’entretien, mais celle de croissance.

Quand les accidents sont déclarés, on fait cesser le travail intellectuel, on condamne l’écolier au repos. Le séjour à la campagne, les bains de mer, les eaux sodiques de la Bourboule, Saint-Nectaire, lloyat, compléteront la cure.

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