T HIC II OCE P II ALES
Le docteur F. Cima a pu compter, dans l’intestin d’un enfant de trois ans, jusqu’à 450 trichocéphales (223 mâles, 227 femelles). Ces parasites occupaient le cæcum et le colon tout entier; ils avaient déterminé du catarrhe et de la desquamation épithéliale, sans parler de l'anémie, de la cachexie et autres troubles généraux constatés pendant la vie. Avant de mourir, l'enfant avait rendu, en plusieurs fois, sous l’influence des lavements et des anthelmintiques, plus de 100 trichocéphales. Il avait vécu dans la campagne de Naples pendant deux mois, et avait été très mal nourri. Le trichocôphale peut provoquer les mêmes accidents nerveux que les autres helminthes (convulsions, pseudo-méningite, etc.).
TRAITEMENT
L'usage d’eau filtrée ou bouillie met à l’abri de la thricocéphaliase .
Pourchasser les parasites du gros intestin, on pourra prescrire de grands lavements boriquésou boratésavec 10 grammes d’acide borique ou de borate de soude pour un htre d'eau tiède.
On peut faire aussi un lavage intestinal avec l’eau naphtolée (2o centigrammes de naphtol a ou (J pour 1 000 grammes d’eau).
En même temps on prescrira les anthelmintiques habituels :
% Santonine Calomel
aa. . . 0 gr. 03.
Pour un paquet; prendre tous les matins, pendant une semaine, dans une cuillerée de lait.
% Extrait éthéré de fougères mâles. . 3 grammes.
Huile d'amandes douces 20
Prendre en une fois.
Le docteur Fr. Cima, qui a essayé ces médicaments, n’a pas eu beaucoup à s’en louer.
THROMBOSE DES SINUS
La thrombose des sinus est constituée par la coagulation du sang dans les sinus de la dure-mère; elle s’observe surtout chez les enfants du premier âge, quand ils sont cachectiques, athrepsiés, épuisés par la diarrhée, la tuberculose chronique. Mais la coagulation peut aussi résulter d’une inflammation propagée (anthrax, érysipèle de la face, carie du rocher). 11 y a alors phlébite et thrombose.
Les symptômes sont peu caractéristiques et le diagnostic très difficile : on note la somnolence, le coma, les raideurs tétaniques, les convulsions, le strabisme. A la thrombose du sinus longitudinal supérieur appartiennent la cyanose de la face, les épistaxis, les sueurs du front. L’oblitération du sinus transverse et pétreux entraîne l'affaissement de la veine jugulaire du côté malade, et parfois l’œdème mastoïdien. La thrombose du sinus caverneux se traduit par l’exophtalmie et l’œdème palpébral supérieur.
TRAITEMENT
Les sangsues à l’apophyse mastoïde (1 ou 2), la glace sur la tête, le vésicatoire à la nuque, les sinapismes aux membres inférieurs, les purgatifs, sont indiqués. On ajoutera le plus souvent à ces palliatifs le traitement mixte par l’iodure de potassium et le mercure. Enfin on fera la prophylaxie en soignant antiseptiquement les otorrhées, anthrax et érysipèles de la face chez les jeunes enfants.