AS TH V X I E DES N 0 U VE A U -X E S
SI
TRAITEMENT
Quelquefois il suffit de plonger l’enfant dans un bain chaud sinapisé, de le flageller avec un linge mouillé, de le frictionner avec l’alcool, pour le ranimer. On facilite le rétablissement de la respiration en élevant et abaissant alternativement les bras et en exerçant des pressions répétées sur la cage thoracique. Nunn soutient le dos de l'enfant et la tête avec une main, saisit les jambes avec l’autre main, fléchit fortement les cuisses sur le ventre avec cette dernière, tandis que la première main comprime les côtes ; puis il allonge les jambes et cesse la compression costale. La première partie de la manœuvre chasse l’air, la seconde l’appelle. On continue ces mouvements jusqu’à établissement de la respiration. Laborde a proposé d’exercer des tractions rythmiques sur la langue à L’aide d’une pince large.
Si l'enfant ne revient pas, il faut, sans perdre de temps, procéder à l’insufflation.
L’insufflation peut se faire de bouche abouche ; on colle scs lèvres contre celles de l’enfant et on introduit avec force de l’air dans sa bouche. Ce procédé est assez répugnant et peut être dangereux. On se sert plus volontiers d’un insufllateur, sorte de canule coudée, dont l’extrémité peut se fixer dans le larynx, et dont le pavillon sert à insuffler l’air par la bouche ou par une poire en caoutchouc. L’enfant étant couché sur un oreiller, la tète un peu renversée en arrière, on introduit l’index gauche dans la bouche et on reconnaît les cartilages aryténoïdes ; on peut alors porter l’insu fflateur tenu de la main droite dans la cavité du larynx. On reconnaît qu i 1 est en place avec le doigt gauche resté dans la gorge et en insufflant de l’air. Si l'insu 1 11 ateur est dans le larynx, la poitrine se gonfle: s'il est dans l’œsophage, c’est l’abdomen qui se tumélie à
chaque insufflation. Parfois, quoique l’insufflateur soit bien placé, la dilatation thoracique ne se produit pas ; il faut alors aspirer les mucosités qui obstruent la trachée, retirer l’instrument, le réintroduire, etc. Il faut continuer l’insufflation jusqu’à ce que l’enfant fasse des respirations naturelles. Cela peut durer longtemps et exiger de la patience et du dévouement. L’enfant ayant respiré, tout n’est pas fini ; il faut l’entourer de petits soins, le mettre dans une couveuse, le soumettre aux inhalations d'oxygène, l’allaiter méthodiquement et progressivement.
ASTHÉNOPIE ACCOMMO HATIVE
Les enfants, qui grandissent vite et sont affaiblis par la croissance, peuvent présenter des troubles visuels et de la céphalalgie, au moment de la lecture et de l’écriture. Maurice Perrin a même prétendu que la céphalalgie de croissance était due à cette asthénie de l’accommodation oculaire, et il en a donné la preuve pour certains cas, en faisant disparaître la céphalée par le port de lunettes appropriées.
TRAITEMENT
L’enfant devra porter des verres prismatiques, s’abstenir de lire et d’écrire à la lumière. Pour combattre la faiblesse nerveuse, qui gêne l’accommodation et amène le trouble de la vue, on prescrira, outre les toniques (huile de foie de morue, quinquina, bains sulfureux), des frictions quotidiennes autour des yeux avec :
% Baume do Fioravanti. . . j ~ Alcoolé de lavande ’
Éther sulfurique
Camphre
30 grammes.
(Gai. lois.)