‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 44 sur 363 · AST H ME DES FOINS · texte numérisé non relu

AST H ME DES FOINS

nées ; d’où sa plus grande fréquence en été, au moment de la récolte des foins. On admet généralement aujourd’hui que les éternuements répétés et la dyspnée qui la traduisent, ont un point de départ nasal ou oculaire.

La fièvre des foins s’observe surtout chez les enfants atteints de rhinite hypertrophique, les fils de goutteux, de névropathes, etc.

TRAITEMENT

Le traitement général consiste dans l’emploi des alcalins et de l'iode, donnés isolément ou associés.

% Iodure de potassium ou de sodium . 10 grammes.

Eau de Vichy (Céleslins ou Haute-

rive) 1 bouteille.

Prendre 1/4 de verre avant chacun des deux principaux repas. Suivre cette médication 15 jours par mois.

Pour prévenir ou supprimer le réflexe, on agira sur le point de départ présumé, la muqueuse nasale. On anesthésiera la muqueuse avec un badigeonnage à la cocaïne :

% Chlorhydrate de cocaïne 0 gr. 50.

Eau distillée 10 grammes.

Appliquer dans chaque narine avec un pinceau ou un écouvillon d’ouate hydrophile. On peut encore introduire une sorte de bougie à la cocaïne dans les fosses nasales :

21 Beurre do cacao 1 gramme.

Chlorhydrate de cocaïne 0 gr. 05.

I’. Tissier recommande les irrigations avec le liquide suivant :

9,1 Eau tiède 500 grammes.

Phosphate de soude bisodique ... 1 —

On peut également faire des insufflations avec les poudres suivantes :

% Acide borique 1 gramme.

Acide salicylique 0 gr. 20.

Sulfate de quinine 0 gr. 20.

% Poudre de benjoin 5 grammes.

Sous-nitrate do bismuth 2

Chlorhydrate de quinine 1 —

L’enfant ne devra pas sortir la tête découverte au soleil; il évitera la fraîcheur du matin et du soir. 11 prendra des bains de pieds sinapisés, et sera frictionné tous les jours avec le gant de laine.

ASTHME THYMIQUE

(Voyez Spasme de la glotte)

ASYSTOLIE

Quoique plus rare dans l'enfance qu'à l’âge adulte, l’insuffisance cardiaque n’en mérite pas moins une étude attentive.

Les causes de l’asystolie sont variables : l’épuisement de la contractilité du myocarde et la faillite du cœur qui en résulte, peuvent dériver d’une endocardite rhumatismale ancienne, longtemps compensée grâce à la souplesse du muscle, à l’intégrité des artères, à l’absence d’athérome, de tare alcoolique ou syphilitique, etc. ; mais la lutte victorieuse, la compensation sera moins longue si le myocarde est attaqué des deux côtés, par le dehors et par le dedans, et la symphyse cardiaque , conséquence prochaine des endo-péricardiques graves, amène rapidement l’impuissance du myocarde par la sclérose interstitielle et l’atrophie des fibres contractiles.

ASYSTOLIE.

Alors on pourra voirie tableau complet de l’asystologie : anasarque, ascite, hydrothorax, œdème des viscères, cyanose. L'asystolie sera parfois aiguë 'symphyse et myocardite hypertrophiques, — Cadel de Gassicourt, Grancher); cette forme s’observe aussi dans les maladies infectieuses qui, par les toxines qu’elles jettent dans la circulation, altèrent rapidement la musculature et les nerfs du cœur (diphtérie, scarlatine, lièvre typhoïde, etc.).

L'asystolie est d’ordinaire plus insidieuse, moins bruyante. Dans les affections valvulaires communes, l’enfant supporte mieux que l’adulte les effets de sa cardiopathie, et est moins exposé que lui à l’asystolie et aux accidents mortels, à la syncope, à l’angine de poitrine observés si souvent à l’àge mûr. L’enfant bénéficie d’une véritable tolérance. L’asystolie, chez lui, est souvent ébauchée et transitoire, elle procède par poussées de courte durée, séparées par des intervalles plus ou moins longs ; elle n’aboutit que rarement à la cachexie cardiaque des adultes.

Mais cette asystolie à répétition, si bénignes que semblent ses atteintes, peut impliquer un pronostic fâcheux en révélant l’hypertrophie avec symphyse du cœur ; il est donc très important, pour juger une attaque d’asystolie infantile, d’apprécier l’état du péricarde. Est-il indemne, on peut espérer la guérison ; est-il malade, le pronostic devient très sombre.

Les anomalies congénitales du cœur, la cyanose, exposent l’enfant à des poussées d’asystolie qui peuvent débuter de très bonne heure, dans les premières années de la vie. A l’occasion d’un refroidissement, d'une fatigue, d’une émotion, d’un choc physique ou moral, les lèvres deviennent bleuâtres, le visage se tuméfie, les yeux sortent des orbites, l’orthopnée prend des pro-

un

portions effrayantes. En même temps on note la fréquence et la faiblesse des battements du pouls, la turgescence des jugulaires, parfois aussi le gonflement ascitique du ventre et l’œdème des membres inférieurs. L’enfant atteint de cyanose congénitale est toujours en imminence d'asystolie.

TRAITEMENT

Avant de parler du traitement des accidents asystoliques, je dirai quelques mots des moyens destinés à les prévenir. Quand un enfant est atteint de maladie du cœur, d’affection valvulaire innée ou acquise, de lésion du péricarde ou du myocarde, etc., il faut, par une hygiène bien entendue et par quelques médicaments appropriés, chercher à éloigner le plus possible l’asystolie menaçante.

L’enfant sera vêtu chaudement, on lui fera porter de la flanelle, on le défendra contre les refroidissements accidentels qui, en provoquant une affection bronchopulmonaire, mettraient le cœur en danger. La bronchite, le simple rhume sont dangereux chez les cardiaques. On enverra les petits cardiaques, si cela est possible, passer l’hiver sur les bords de la Méditerranée, dans la forêt d’Arcachon, où ils trouveront un air pur et sec, une température douce et peu variable, des irradiations solaires fortifiantes. Les climats d’altitude ne sont pas à conseiller. Les plages du Nord sont trop froides, trop excitantes. Les bains de mer et les eaux minérales sont plus dangereux qu’utiles. Toutefois le docteur de Bosia a cherché, par des observations favorables, à mettre en relief l’action des eaux de Bourbon-Lancy sur les endocardites chroniques.

Si l’hydrothérapie froide (bains ou douches) est à écarter résolument, les stimulations cutanées, les fric-

ASYSTOLIE.

tions sèches ou alcooliques, en appelant le sang dans les vaisseaux périphériques, en stimulant les nerfs, ne peuvent que soulager le cœur.

Aux cardiaques il faut éviter les fatigues physiques et cérébrales, les émotions, les chocs nerveux. S'il faut préserver le cœur de toute secousse, cela ne veut pas dire qu'on doive calfeutrer et priver d’air et d’exercice les petits cardiaques.

Le régime alimentaire sera étroitement surveillé; on écartera les aliments grossiers et indigestes qui , en encombrant l’estomac, augmenteraient le travail du cœur. On insistera sur le lait, les œufs, les crèmes, les purées de viande et de légumes, le poisson. Les boissons irritantes, comme le vin pur, les liqueurs, la bière forte, sont contre-indiquées. Les repas devront être réguliers et légers. Si la maladie de cœur est récente, s’il y a des indices d’éréthisme cardiaque (battements énergiques, palpitations), on fera, à la région précordiale, une révulsion assez énergique et répétée, si cela est nécessaire: les pointes de feu, les petits vésicatoires volants sont uliles, dans la plupart des cas.

Contre les palpitations agira bien aussi le bromure de potassium ou de sodium. Aux enfants maigres, pâles, chétifs, on donnera l’huile de foie de morue qui. mêlée avec la bière de malt, d’après Jules Simon, serait bien supportée. On ne donnera pas le fer, qui s’assimile mal, irrite l’estomac, et congestionne l'appareil cardiopulmonaire, mais on pourra prescrire l’hémoglobine, l'arsenic et surtout l’iodure de potassium, à cause de son action résolutive. Quand l’asystolie apparaîtra, on portera toute son attention sur les émonctoires, les soupapes de sûreté dont le jeu est compromis ; l’intestin, le rein ne fonctionnent pas bien ; il faut, pour soulager le cœur, provoquer, dans ces deux directions.

une excrétion abondante, une débâcle ; il faut donc toujours débuterpar un purgatif et par des diurétiques. Les simples laxatifs ne sont plus de rigueur; ce n’est pas une ou deux garde-robes qu’on veut avoir, c’est une expulsion de sérosité, une saignée blanche, dont on veut faire bénéficier la masse sanguine qui engorge le système veineux.

On pourra ainsi donner, dans une tasse de bouillon maigre ou dans un verre d'eau édulcorée, le purgatif drastique suivant :

% Eau-de-vie allemande 5 .à 1 0 grammes.

Sirop de nerprun ou de séné . •. 5 à 10 —

Cette dose convient aux enfants de 5 à 10 ans. Si la purgation n’est pas obtenue, on donnera un lavement avec :

% Eau bouillante 250 grammes.

Sulfate de soude 10 —

Follicules de séné 10 —

Chez un enfant déjà grand (dix à quinze ans) fortement cyanosé, ayant une grande dilatation du cœur droit, on pourrait avoir recours à la saignée du bras, ou du moins à l’application de ventouses scarifiées, de sangsues au niveau du cœur ou du foie.

Contre la dyspnée cardiaque, on donnera les inhalations d’oxygène.

Les urines sont toujours rares et foncées dans les cas d’asystolie; la dépuration urinaire est compromise, entravée, insuffisante; l’enfant est menacé d'auto-intoxication et la dyspnée est à la fois mécanique et toxique. On prescrira, pour favoriser la diurèse, le régime lacté d’abord et enfin un des médicaments qui, soit par leur action sur le cœur, soit par leur action sur le rein, provoquent la diurèse.

AS YSTOLIE.

En premier lieu figure la digitale. On prescrira :

% Poudre de feuilles de digitale. . . . 0 gr. 20

Faire infuser deux heures dans eau

bouillante 100 grammes.

Ajouter sirop de digitale 20 —

A prendre par cuillerées de 2 en 2 heures enfant de 8 à 10 ans!.

On peut avoir aussi recours à la macération ou à la poudre en suspension dans un julep :

% Poudre de feuilles de digitale.. . . 0 gr. 10

Eau de fleurs d’oranger 10 grammes.

Eau distillée (il) —

Sirop des cinq racines 20 —

Une cuillerée de 2 en 2 heures (enfant de 5 à G ans’;.

Si l'enfant est assez grand pour prendre des pilules, on pourra lui donner :

% Poudre de feuilles de digitale. ... 0 gr. 0">

Poudre de scammonéc 0 gr. O.’i

Poudre de scille 0 gr. 0j

Excipient avec glycérine q. s.

Pour une pilule, une matin et soir.

Ou associe parfois la digitale au calomel :

% Poudre de digitale 0 gr. 12

Calomel 0 gr. fiO

Sucre en poudre q. 8.

Pour 12 paquets, à prendre 4 par jour Tordeus .

La digitale sera continuée pendant quatre ou cinq jours; on cessera alors pendant un temps égal, pour recommencer si cela est nécessaire. La digitale est le véritable tonique, le quinquina du cœur.

Mais, prescrite à dose modérée, elle agit assez lentement, et, dans les cas urgents, il vaut mieux avoir recours à la caféine, en injections sous-cutanées ou en potion.

Lu élève de Scvcstre, le docteur Hruneau (thèse de

Paris, 21 fév. 1894), ainsisté sur les bons effets de la caféine dans l’asystolie et le collapsus cardiaque des enfants ; ce médicament n’est pas seulement diurétique, il combat l’adynamie cardiaque, prévientla syncope, augmente la force des pulsations; il a, sur la digitale, l’avantage d’agir vite, de ne pas s’accumuler, de s’ébminer rapidement.

On prescrira, en potion, par cuillerées d’heure en heure, ou de deux heures en deux heures (enfant de sept à quatorze ans) :

% Caféino 1 gramme.

Benzoate de soude 1 —

Eau de fleurs d’oranger 10 grammes.

Sirop de café 30 —

Eau 60 —

Pour faire des potions agréables, il est bon d’ajouter l’extrait de réglisse qui masque l’amertume de la caféine, et l’antipyrine qui la rend soluble. Voici une de ces préparations usitées dans mon service et contenant, par cuillerée à soupe, 50 centigrammes d’antipyrine et 2o centigrammes de caféine:

% Caféine 5 grammes.

Antipyrine 10 —

Extrait de réglisse 20

Glycérine 50 —

Eau distillée 300 —

1 à 3 cuillerées à soupe suivant l'âge.

Les formules pour injections sous-cutanées ont été établies par Tanret; on fera une, deux, trois injections de 1 centimètre cube, suivant la gravité, avec:

% Benzoate de soude 2 gr. 95

Caféine 2 gr. 50

Eau distillée q. s. pour 10 cc.

Chaque centimètre cube contient 2o centigrammes de caféine.

ASYSTOLIE.

% Salicylate de soude 3 gr. 10

Caféine 4 grammes.

Eau distillée q. s. pour 10 cc.

Chaque seringue contiendra 10 centigrammes de

caféine.

% Cinnamatc de soude 2 gr. 10

Caféine 3 grammes.

Eau distillée q. s. pour 10 cc.

Chaque seringue contiendra 30 centigrammes de caféine.

Concurremment avec la digitale et la caféine, on peut mêler, au lait destiné à l’enfant, une certaine dose de lactose (10 à 50 grammes par litre) pour renforcer son action diurétique.

Si l’enfant n’aime pas le lait et préfère la tisane, on lui donnera l’infusion de queues de cerises, la décoction de chiendent nitré (2 à 1 grammes de nitrate de soude par litre).

On peut aussi lui faire prendre l’infusion de haies de genièvre composée :

% Baies de genièvre 1(1 grammes.

Faire infuser dans eau bouillante. . 130

Casser et ajouter :

% Acétate de potasse

Nitrate de potasse

Sirop îles cinq racines. . J Oxyinel scillitique.

A prendre dans la journée.

I gramme.

13 grammes.

On pourra donner encore le A in diurétique de la Charité a la dose de 20 à 10 grammes dans un julop gommeux.

Ces préparations à hase descille sont contre-indiquées dans les cas d’albuminurie notable.

Parmi les autres toniques du cœur auxquels on aura recours à l’occasion, il faut citer: le muguet (convallaria maialis ), le strophantus, la spartéine, la théobromine.

On emploie, dans le muguet, l’extrait aqueux de la plante Heurs et feuilles) à la dose, chez les enfants du second âge, de 50 centigrammes à 1 gramme par jour:

% Extrait do muguet . . ; 0sr,50 à 1 gr.

Sirop des cinq racines 30 grammes.

Eau distillée 80 —

On peut aussi employer la teinture, seule ou associée à la digitale :

% Teinture de muguet XL gouttes.

Sirop de digitale 10 grammes.

Sirop de café 10 —

Eau 80 —

Quant au principe actif du muguet, la convallamarine, il n’est pas usité chez les enfants et s’emploie chez l’adulte en pilules de 5 à 10 centigrammes.

Le strophantus hispidus s’emploie sous forme d’extrait (1 milligramme par granule), ou de teinture, à la même dose que la teinture de digitale ; s’il s’agit du strophantus Komhé, on ne dépassera pas V à X gouttes de teinture.

Si l’on prescrit les granules, on en donnera 1, 2 ou 3 par jour, suivant l’âge (cinq, dix, quinze ans).

La spartéine, tirée du genôt à balais, s’emploie sous forme de sel, le sulfate de spartéine, à la dose de 5 â 10 centigrammes en vingt-quatre heures :

% Sulfate de spartéine 0 gr. 05

Sirop d’écorce d’oranges amères . . 30 grammes.

Infusion de fleurs de genêt 80 —

Par cuillerées à soupe de 2 en 2 heures pour un enfant de 8 à 10 ans.

On peut encore faire des injections sous-cutanées de spartéine :

2T Sulfate de spartéine 0 gr. 10

Eau distillée 10 grammes.

1 à 3 seringues de Pravaz par jour.

La théobromine, qui a beaucoup d’analogie avec la caféine, est insoluble comme elle, ce qui oblige, en médecine infantile, de l’associer a\'ec un sel alcabn.

C’est ainsi qu’on emploie le salicylale de sonde eide théobromine ou diuréline à la dose de 1 à "2 grammes par jour :

21 Diurctine 2 grammes.

Sirop de stigmates de maïs 30 —

Eau distillée 80

Ces derniers médicaments sont très infidèles et il faut leur préférer la digitale et la caféine, dont l’action est incontestée.

On usera donc d’abord de la digitale ou de la caféine, en préparant et renforçant l’action de ces précieux médicaments par la diète lactée, par les purgatifs, parle, repos au lit.

Si l’accès d'asystolie est léger, à peine ébauebé, on se contentera de doses faibles, 5 à K) centigrammes de poudre de feuilles de digitale en infusion ou en macération, Y il X gouttes de teinture de digitale, 5 a 1 0 grammes de sirop.

Si l’asystolie estgrave, si lepouls es( petit et fréquent, si les veines jugulaires sont dilatées et animées de battements rétrogrades, si, en un mot, il y a des signes d’insuffisance tricuspidienne, il faut frapper fort, c’eslii-dire doubler la dose de digitale, faire des injections sous-nitanées de caféine, donner un purgatif drastique, abaisser par tous les moyens la tension veineuse, ren-

dre au cœur son énergie, et aux émonctoires leur perméabilité. Ce but est atteint assez facilement quand la fibre cardiaque n’est ni dégénérée, ni étranglée par du tissu fibreux; or la myocardite est beaucoup plus rare chez l’enfant que chez l’adulte et l’asystolie est moins à craindre chez le premier que chez le second.

ATHETOSE (V oyez Hémiplégie spasmodique)

ATHREPSIE

L’athrepsie, si bien décrite par Parrot, est la conséquence de l’inanition chez les nouveau-nés. Que l’enfant soit élevé au sein, si la nourrice n’a pas de lait, si ce lait est mauvais pour lui ; qu’il soit élevé au biberon ou nourri prématurément avec des aliments indigestes, le résultat est le même, il se traduit par l’amaigrissement progressif, rapide ou lent, mais profond, qui donne à l’enfant un aspect vieillot et ridé caractéristique.

TRAITEMENT

Le meilleur remède de l’atbrepsie, c’est le sein féminin, et l’on devra tout d’abord prévenir ou combattre la maladie par l’allaitement naturel, quand cela sera possible. Si l’enfant est au biberon et si le lait de vache n'est pas bien assimilé, on le coupera avec l’eau bouillie, on l’alcalinisera avec un peu d’eau de Vais, de Vichy, d’eau de chaux; si cela ne suffit pas, on essaiera le lait stérilisé et enfin le laitd’ânesse qui convient aux estomacs jeunes et délicats (2 ou 3 premiers mois de la vie). On prescrira toujours la régularité et la rareté relative des prises de lait (intervalle moyen de 2 heures).

On combattra la diarrhée (voyez ce mol) par les as-

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