CLIMATS, PLAGES, SANATORIA ET HOPITAUX MARINS
La France, si richement pourvue de plages de toute sorte, peut être divisée, sous le rapport des climats maritimes, en trois régions principales:
1° Région du Nord, entre Dunkerque et Brest; la mer est forte, les vents du large sont souvent violents; le climat est excitant et convient surtout aux enfants mous, lymphatiques, peu excitables.
:2e Région de l'Ouest, entre Brest et Bayonne; le climat est plus doux et plus chaud, surtout quand on descend vers le golfe de Gascogne. Les plages de l’Océan conviennent aux enfants qui seraient trop excités par les plages delà Manche.
3° Région de la Méditerranée ou du Midi, dont les plages, sans marée, avec un climat chaud l’été, doux l’hivei, conviennent surtout aux enfants nerveux, excitables, aux tuberculeux, aux fils d’arthritiques. Dans cette région, les enfants peuvent prendre des bains même pendant l'hiver (Cannes). Quel que soit le climat choisi, on devra adresser de préférence aux plages de sable ou mixtes, car les plages a galeis sont dangereuses et difficilement utilisables pour les enfants.
Le traitement maritime a pris depuis quelques années un très grand développement et de nombreux sanatoria et hôpitaux marins ont été créés; je citerai les principaux :
Rerck-sur- Mer hôpital de l'Assistance publique de Paris, hôpital Rothschild , dans le Nord.
Pen-Rron , dans l’Ouest, près de Saint-Nazaire; .1m/chon , également dans l’Ouest;
Banyuls-sur-Mev, Giens (Hyères), sur les bords de la Méditerranée.
Un petit sanatorium privé a été fondé à Ver-sur-Mer. Il y en a d’autres à Ca?ines, à Cette et dans d’autres villes plus ou moins importantes.
BELLADONE
Plante de la famille dessolanées, la belladone, Alropa belladonci, croît, comme l’aconit, dans les régions tempérées de l’Europe. On utilise surtout les feuilles et la racine.
Quelle que soit la partie de la plante employée, il faut bien savoir qu’elle n’agit que par l’alcaloïde énergique qu’elle renferme et qui porte le nom d 'atropine.
Le sulfate neutre d’atropine convenablement dilué et fractionné pourrait remplacer toutes les préparations de belladone.
La belladone a pour action physiologique : de diminuer et tarir les sécrétions (sécheresse de la bouche et de la gorge, soif); si la dose est plus forte, à la sécheresse pharyngée se joignent la dysphagie, l’anorexie, l’embarras de la parole ; puis les yeux deviennent brillants, les pupilles se dilatent, la vue se trouble, les joues se colorent, la tête devient lourde, le sujet a des Arertiges et des étourdissements; en poussant plus loin la dose, on peut avoir l’agitation, le délire, les hallucinations, l’incontinence des mouvements, de la parole, le météorisme, la petitesse du pouls, la dysurie, la diarrhée.
En cas d'empoisonnement, on pourra agir comme le docteur Monteverdi à l’égard d’une fillette de trois ans quiavait avalé un collyre de 1 a grammes contenant 5 cen-