‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 7 sur 363 · A CO N I I · texte numérisé non relu

A CO N I I

punémenlà un enfant de deux ans une cuillerée à café d'alcoolalure de feuilles.

C'est le docteur II. Guéneau de Mussy qui nous a appris à nous servir de 1 ' alcoolat ure de racines, seule préparation digne de foi.

Elle s’obtient en faisant macérer pendant plusieurs jours parties égales de racines fraîches et d'alcool à 90°,

On fait un sirop d'aconit aA'ec 2 parties et demie de cette alcoolature pour 100 de sirop simple (25 grammes par kilogramme, — Codex a

L 'aconiline cristallisée, en usage chez les adultes, est un poison trop violent pour les enfants et doit se prescrire par dixièmes de milligramme.

La teinture d'aconit se prépare en traitant I partie de racines sèches par 5 d’alcool à 60°. D’après Vigier, Rébaull, elle serait plus active que l'alcoolature, la racine employée étant sèche et parlant plus concentrée.

Pour l'usage externe, on se servira d’une pommade faite avec I partie d’alcoolalure pour 10 de vaseline ou d’axonge benzoïnée. En cas d’empoisonnement par l’aconit, un essaiera la strychnine et les convulsivants, le tanin, l’iodure de potassium, peut-être l’opium. Richardson a réussi, dans un cas, avec les injections sous-cutanées d’ammoniaque liquide diluée.

INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS

L’aconit agit sur le système nerveux en le déprimant elle paralysant; a dose forte, il amène des fourmillements, des picotements à la face et aux membres, de l’anesthésie, de l'inertie musculaire ; puis viennent des nausées, des vomissements, le ralentissement du pouls et de la respiration, et, si l'empoisonnement est poussé trop loin, la mort par asphyxie ou par syncope peut

s’observer. On a noté parfois la dilatation des pupilles et la polyurie.

Avant tout, l'aconit est un médicament sédatif et analgésiant ; mais il est aussi accessoirement antithermique, antiphlogistique, eupnéique, diurétique; il déprime l’activité de tous les systèmes organiques.

Il sera donc indiqué dans tous les cas d’excitation et de suractivité de ces organes : névralgies, céphalées, bourdonnements, palpitations avec hypertrophie du cœur, toux spasmodique, fièvre, etc. On l’a recommandé encore dans la goutte, le rhumatisme, les dermatoses, l’amaurose, l’aménorrhée, l’érysipèle, la septicémie puerpérale.

Chez l’enfant particulièrement, on donnera l’aconit dans tous les cas où l’élément spasmodique sera bien accusé : dans Y asthme vrai, dans le pseudo-asthme de V adénopathie bronchique , dans la coqueluche et la toux coqueluchoïde, dans la laryngite striduleuse , dans la tachycardie, dans les convulsions ; on l’a associé à la digitale dans les maladies du cœur, au colchique dans les maladies articulaires , à l’opium dans les névralgies , à la quinine dans les fièvres et le paludisme.

L’aconit, étant un déprimant, sera contre-indiqué dans les cas de prostration et d’adynamie : asystolie, cyanose, catarrhe suffocant, pneumonie, fièvre typhoïde, diphtérie, scarlatine, variole, péricardite, etc. Dans toutes ces maladies, surtout quand il y a tendance au collapsus, ce n’est pas l’aconit qui doit intervenir, mais l’alcool et les stimulants.

MODE D’ADMINISTRATION ET DOSES

La plupart des auteurs conseillent les doses fractionnées et minimes ; Jules Simon, tout en les fractionnant, les donne progressivement fortes : chez un enfant de

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