CHORÉE DE SYDENHAM
Dans quelques cas spéciaux, la suggestion hypnotique ou à l’état de veille peut être efficace.
M. Deydier, interne de M. Colrat [Lyon médical , avril 1893), a traité quelques cas de chorée par les injections de suc testiculaire; la médication séquardienne a paru réussir dans un cas assez grave ; son action a été douteuse dans trois autres cas.
Un autre a traité la chorée par les injections de cérébrine.
Si l'on soupçonnait la présence de vers intestinaux, un donnerait lasantonine et le calomel.
Dans les cas rebelles et chroniques, on enverra les enfants a Néris-les-Bains, Bagnères-de-Bigorre, Bourbon -Lan cy, Aix.
HYGIÈNE THÉRAPEUTIQUE
Les enfans choréiques seront isolés autant que possible ; on fera autour d’eux le calme le plus complet ; on ne leur demandera aucun travail, on ne leur imposera aucune contrainte.
Ils n’iront pas à l'école, ne liront plus, n’écriront plus. On les sortira au grand air le plus possible ; on les emmènera à la campagne.
La nourriture sera légère et d’une digestion facile (lait, laitages, œufs, viandes tendres et bien cuites, purée de légumes). On assurera la liberté du ventre par des purgatifs, si cela est nécessaire.
On évitera le séjour au bord de la mer, trop excitant pour les enfants nerveux et trop humide. On les tiendra chaudement; on leur fera porter de la flanelle pour éviter les refroidissements elles rhumatismes.
Si la chorée est très grave, si les mouvements sont incessants et incoercibles, on capitonnera le lit de l’en-
fant de façon qu'il ne puisse se blesser et on ne le perdra pas de vue un instant.