C. O N G E S T I 0 N P ULMONAIRE
ni
au nourrisson, après chaque tétée, une demi-cuillerée à café d’eau de Vais (Saint-Jean) ou d’eau de Vichy. Si l'enfant est au biberon, on ajoute à son lait ces eaux alcalines ou l’eau de chaux (5 à 10 grammes par biberon).
Dans la seconde enfance, on traitera la gastro-entéralgie par le régime et les remèdes précédents. Si la maladie persiste, on conseillera Bourbon-Lancy, Plombières.
CONGESTION PU I .MON Al RE
La congestion pulmonaire aiguë, bien étudiée par M. Cadet de Gassicourt, se distingue de la pneumonie par sa durée éphémère et la fugacité des signes physiques (souille, râles crépitants) qui la traduisent à l’auscultation. Quelques médecins n’y voient qu’une pneumonie abortive ou rudimentaire, et, dans un cas, d’Espino et Picot auraient rencontré le pneumocoque. A côté de la congestion pulmonaire aiguë, il faut ranger la spléno-pneumonie, forme plus durable décrite par M. Grancher, et simulant par quelques traits la pleurésie. La ponction exploratrice dans ce cas servi ra au diagnostic. Le traitement des congestions pulmonaires secondaires est exposé à l’article Bhoncho-pneumonie.
TRAITEMENT
On pourrait à la rigueur s’abstenir et attendre la défervescence qui survient dans les 24, lîti, 48 heures. Mais il est indiqué de soulager le malade anxieux et anhélarit par les ventouses sèches, les cataplasmes sinapisés, les vomitifs ou expectorants. On doit, à mon av is, s’abstenir de vésicatoires. Mais si la congestion est
violente, je conseille d’appliquer quelques ventouses scarifiées (3 à 6).
Si la dyspnée est forte, on donnera un ipéca (50 centigrammes à 1 gramme dans 50 grammes d’eau sucrée ou de sirop). On fera inhaler de l’oxygène. Un purgatif pourra remplacer le vomitif.
La potion expectorante suivante sera prescrite :
% Eau distillée 4-0 grammes.
Sirop de polygala 30 —
Kermès minéral 0 gr. 03.
Par cuillerées à café d’heure en heure pour un enfant de 1 à 2 ans.
L’oxymel scillitique est un bon médicament à prescrire :
% Eau de tilleul 70 grammes.
Sirop de tolu 20 —
Oxymel scillitique 10 —
Par cuillerées à dessert de 2 en 2 heures.
Si la congestion se reproduit trop fréquemment, on donne l’ergot de seigle pulvérisé (20 à 30 centigrammes mêlés à de la confiture) ou l’ergotine :
% Ergotinc 0 gr. 20.
Eau de menthe 40 grammes.
Sirop de guimauve 40 —
Par cuillerées dans la journée. — Diète lactée.
CONJONCTIVITES AIGUËS
Les inflammations de la muqueuse oculaire sont très communes; je parle ailleurs de la conjonctive des nouveau-nés (voyez Ophtalmies des nouveau-nés), de la conjonctivite diphtérique (voyez Diphtérie). Les autres variétés reconnaissent pour cause habituelle la contagion, et pour agents pathogènes le staphylocoque,
CONJONCTIVITES AIGU ES.
le streptocoque, le pneumocoque el le bacille de Weeks.
On voil souvent l’impétigo contagiosa se traduire à l’œil par une conjonctivite vésiculeuse ou phlycténoïde. On observe fréquemment chez les écoliers une forme de conjonctivite catarrhale très cnnlar/inisr, quoique peu grave, qui se traduit par une injection des plus vives, par une sécrétion abondante, avec ou sans photophobie. La varicelle peut déterminer une conjonctivite vésiculeuse.
Les corps étrangers, poussières, le froid peut-être, donnent heu à une conjonctivite simple. Toutes ces variétés sont bénignes quand elles sont bien traitées ; et, quelle qu’en soit la cause, le même traitement convient à toutes.
TRAITEMENT
Outre les soins de propreté à prendre dans tous les cas (lavages fréquents, irrigations avec l’eau boriquée tiède, ou l’eau simplement bouillie), on instillera matin et soir, dans l’œil malade, une goûte du collyre suivant :
% Sulfate de zinc Il ftp. 10.
Eau distillée 10 grammes.
Si l'inflammation ne cède pas, on renforcera le titre de la solution :
% Sulfate de /.inc 0 gp. 20.
Eau distillée 10 grammes.
En même temps on appliquera, sur les bords palpébraux, ht pommade suivante :
% Vaseline 10 firannues.
Précipité jaune 0 j/p. 20.
S’il y a une vésicule, on la touchera avec un crayon de nitrate d’argent mitigé ou de sulfate de cuivre.
Si la vésicule empiète sur la cornée et cause de la photophobie, on instillera une goutte du collyre :
% Eau distillée lü grammes.
Sulfate d’atropine 0 gr. 03.
Pour garantir les enfants contre les atteintes de la conjonctivite aiguë, on isolera tout ceux qui seront malades et on les exclura de l’école. La conjonctivite aiguë des écoliers guérit d’ailleurs très 'tâte (8 à 10 jours) avec un bon traitement.
CONJONCTIVITES CHRONIQUES
La conjonctivite aiguë peut passer à l’état chronique, principalement chez les sujets scrofuleux ou arthritiques; elle coïncide souvent alors avec la blépharite. Souvent, en renversant la paupière inférieure, on aperçoit des granulations rouges, fongueuses, friables : c’est la conjonctivite granuleuse.
TRAITEMENT
On insistera sur le traitement général, l’huile de foie de morue, le sirop d’iodure de fer. Localement, on agira par les pommades mercurielles :
Lanoline j
Précipité jaune
5 grammes, ü gr. 20.
S’il y a des granulations, on fera tous les jours ou tous les deux jours des cautérisations avec le crayon mitigé de nitrate d’argent.
On conseillera les eaux minérales chlorurées sodiques, arsenicales et sulfureuses.
CONSTIPA T ION.