‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 77 sur 363 · CONVULSIONS · texte numérisé non relu

CONVULSIONS

de dyspepsie et d'indigestion, on changera le mode d’allaitement, on remplacera les aliments indigestes par le bon lait stérilisé.

Comme potion calmante, on prescrira :

2; Bromure de potassium 1 gramme.

Musc 0 gr. 20.

Hvdrolnt de tilleul ) ~

., aa . -il) grammes

Mytlrolat de fleurs d oranger. )

Sirop simple 20

Une cuillerée à café tous les quarts d'heure.

ou bien :

(J. Simon )

% Eau de tilleul 10(1 grammes.

Sirop de fleurs d'oranger 30

Sirop de codéine 5

Bromure de potassium . . )

— do sodium . . . 1 ââ. . . 0 gr. 30.

— d’ammonium . . '

Une cuillerée à café toutes les heures.

ou bien :

Oxyde de zinc en poudre 8 grammes.

Calomel en poudre . . . . ) ,

\ alrnanc on poudre . . . )

F. S. A. 70 prises; 2 par jour dans du lait.

(Blacui:.

Boucbiit conseillait l’huile volatile de snecin, à la di ise de \ à Ml gouttes.

Si lu syphilis cérébrale est soupçonnée, on fera sur 1rs tempes le premier joui ; sur le venlro, sur les aisselles, la poitrine, les jours suivants, une friction quotidienne de cinq minutes avec un pelit fragment de la pommade suivante :

% Axongc hen/.oinée 20 grammes.

Onguent napolitain III —

lodure de potassium \

Extrait de belladone. ... I

.... aa . . 0 er. al).

Extrait de jusquiamc ...

31 A L A D I E S DES ENFANTS

On donnera en même temps une cuillerée à café, toutes les heures, de la potion suivante :

% Eau de tilleul 40 grammes.

Sirop de fleurs d’oranger 20 —

Iodurc do potassium 0 gr. 50.

Si l'on soupçonnait la présence de vers intestinaux (lombrics ou ténia), on donnerait les médicaments usités en pareil cas (Voyez Ascarides et Ténia).

Si l’impaludisme était en cause, ou seulement soupçonné, on ferait des injections sous-cutanées de quinine :

% Chlorhydrate de quinine 1 gramme.

Une à deux seringues de Pravaz par jour.

On introduirait tous les jours un suppositoire ainsi composé :

% Beurre de cacao 2 grammes.

Bromhydrate de quinine 0 gr. 20.

Les médicaments précédents agissent à titre prophylactique; il faut y joindre une bonne hygiène : repos absolu, à l’abri de la lumière, des excitations, du bruit. L’alimentation sera étroitement surveillée. Si l’enfant a une nourrice, on s’assurera que cette dernière n’abuse pas des spiritueux. Si cette nourrice ne convient pas, on en changera. Si l’enfant est au biberon, s’il digère mal le lait de vache, on fera le possible pour lui procurer une bonne nourrice. Si la chose n’est pas possible, on veillera à la propreté du biberon, à la qualité du lait, à sa stérilisation, etc.

CO QUE LU Cil K.

COQl ELI CHE

La coqueluche est une maladie infectieuse et contagieuse, dont Afanassiew et Ri lier croient avoir découvert le microbe, et qui se caractérise par une toux quinteuse spéciale avec reprise sifflante. Les quintes, variables en nombre et en intensité, sont généralement suivies de l’expulsion de mucosités filantes et parfois de vomissements.

Quand ces quintes manquent, le diagnostic est très difficile et presque impossible; la coqueluche s’annonce comme un rhume ordinaire, et pendant la première semaine on ne peut avoir que des soupçons basés sur la coexistence d’autres cas de coqueluche avérée dans l’entourage de l'enfant. Cependant on remarquera que la toux est plus pénible que dans la bronchite simple, qu’elle s’accompagne d’expectoration et de vomissements, symptômes de nature à donner l’éveil. A la période des quintes, le diagnostic est très facile quand on assiste à ces quintes. Dans l’intervalle, on pourra constater certains signes, l’ulcération du frein de la langue, la bouffissure du visage, l’ecchymose conjonctivale, qui feront immédiatement penser à la coqueluche. On n’oubliera pas que certaines trachéo-bronchites spasmodiques, que l’adénopathie médiastine s’accusent par des quintes coqueluchoïdes qui peuvent donner le change. Mais la vraie quinte, avec ses saccades expiratoires rapides terminées par des inspirations bruyantes, est caractéristique.

TRAITEMENT

Il n’y a pas de remède spécifique de la coqueluche ; les médications données comme spécifiques sont tout au plus palliatives.

L’empirisme nous a légué un certain nombre de remèdes qui atténuent la violence ou abrègent la durée de la maladie. Ces remèdes pour la plupart sont empruntés à la classe des stupéfiants, narcotiques, antispasmodiques. Depuis quelques années, on a beaucoup essayé les antiseptiques, qui ont donné quelques succès sans détrôner leurs aînés. Nous ferons aux uns comme aux autres l’accueil qu’ils méritent.

Vomitifs.

Le vomitif, très employé à toutes les périodes de la coqueluche depuis que Laënnec en a vanté les bons etfets, répond à plusieurs indications. Il désobstrue les bronches, il vide l’estomac des crachats déglutis, il calme les quintes, il rompt le spasme. — Mais si l’enfant est trop jeune ou trop faible, s’il présente des signes de broncho-pneumonie, il faut s’abstenir des vomitifs qui, outre leur action déprimante, exposent encore à la diarrhée. Le vomitif convient surtout à la période catarrhale et spasmodique.

L’émétique, que Laënnec préférait à l'ipéca, est presque banni aujourd’hui de la thérapeutique infantile; il sera réservé pour les enfants déjà grands et robustes (après 7 ans). On prescrira :

% Tartre stibié 0 gr. 02.

Sucre en poudre I gramme.

A prendre en une fois dans une cuillerée d’eau ou de lait. Avaler ensuite quelques gorgées d'eau tiède. Répéter la dose un quart d’heure après s’il n’y a pas eu d’évacuation.

Trousseau préconisait le sulfate de cuivre, qu il déclarait supérieur à l’émétique et à l’ipéca :

% Sulfate de cuivre 0 gr. 25 a 45.

Eau distillée 100 grammes.

Une cuillerée à dessert toutes les dix minutes jusqu'à effet.

COQUELUCHE

Malgré l’opinion de Trousseau, c’est à l’ipéca qu’on s’adresse généralement ; on le prescrira, au-dessous d’un an, à la dose de 25 centigrammes; entre un et trois ans, ;i la dose de 50 centigrammes à un gramme :

% Poudre d’ipéca 0 gr. 2o à S0.

Sirop d'ipéca i(l grammes.

Par cuillerées à cal'é de cinq en cinq minutes, jusqu'à elïcl vomitif.

L'ipéca, dans les formes un peu intenses, sera répété une fois par semaine. Quand les quintes iront en s’atténuant et en diminuant de nombre, on en suspendra l'emploi.

Belladone et similaires.

La belladone et son alcaloïde l’atropine ont joui et jouissent encore d'une grande faveur; Trousseau qualifie ce remède d 'héroïque. Il le prescrivait à doses élevées :

% Extrait de belladone ....... 0 gr. 005.

Poudre de belladone 0 gr. 005.

Excipient et glycérine q. s.

Pour une pilule non argentée, une tous les matins à jeun pour les enfants au-dessous de quatre ans; audessus de cet âge, on en donnera deux, ou bien l’on fera des pilules contenant un centigramme d'extrait et de poudre de belladone. Ces pilules peuvent être écrasées, mêlées a de la confiture, etc.

Au dispensaire, je me sers plus volontiers du sirop de belladone, dont je prescris une cuillerée à café par jour pour les enfants au-dessous de trois ans, et deux cuillerées à café pour les enfants plus âgés.

Si l’enfant n’a pasdépasséun an, je coupe le sirop de belladone avec le sirop de Loin :

■y. Sirop de belladone .‘III grammes.

Sirop de Loin (il)

Une cuillerée à cale malin cl soir.

M. Cadet de Gassicourt mitige davantage le sirop de belladone :

% Sirop de belladone 50 grammes.

Sirop de tolu 150 —

Jl commence par une cuillerée à café en deux fois pour les jeunes sujets, et il augmente progressivement par demi-cuillerées à café prises à intervalles réguliers dans le cours de la journée, jusqu’à ce qu'il obtienne une sédation. On s’arrête quand on voit les pommettes rougir, les yeux devenir brillants, les pupilles se dilater : ce sont les premiers signes de l’intolérance. Pour les enfants qui ont dépassé sept ans, M. Cadet de Gassicourt commence par deux cuillerées à café par jour et augmente progressivement.

Le sulfate d’atropine, qui peut remplacer la belladone, sera prescrit aux doses suivantes :

% Sulfate neutre d'atropine 0 gr. 01.

Eau distillée 200 grammes.

On commence par une cuillerée à café (soit 1/4 de milligramme), et on augmente progressivement.

(Trousseau.)

% Sulfate d’atropine 0 gr. 01.

Eau distillée 10 grammes.

Une goutte trois fois par jour dans une cuillerée à café d’eau pourun enfant d’un an; doubler au bout de quelques jours pour les enfants plus âgés.

(Archambault.)

Quelle que soit la préparation de belladone employée (extrait, teinture, sirop, alcaloïde), il faut fractionner,, répéter les doses, et aller jusqu’aux limites de la tolérance. Ce n’est qu’à ce prix qu’on obtient une sédation.

La belladone ligure dans une multitude de formules usitées contre la coqueluche; j’en citerai quelques-

unes :

CO(J U EEU C II E.

ISO

•y Sirop de belladone \

— d’opium f

> aa . . dO grammes.

— de fleurs d’oranger . !

Une cuillerée à café malin et soir.

% Sirop de belladone

, , J aa . . du grammes.

— de codéine ) p

% Sirop d'éther 15 grammes.

Sirop de fleurs d’oranger 45

Eau de laurier-cerise 6 —

Bromure de potassium :i —

Musc 0 gr. du.

Cinq à six cuillerées à café par jour. On peut supprimer le musc si son goût déplaît.

(N. Guéneau ue Mussv.)

% Teinture de belladone. . . j

■ il, , ■ -, ! aa. a grammes.

Aicoolature de racines d aconit. |

X gouttes matin cl, soir.

(J. Simon.

•A Teinture de belladone. . . J

— d'aconit > 5a . . d grammes.

— de droscra . . . . '

Teinture de myrrhe 10 —

X gouttes après chaque quinte dans un peu de lait.

(Mon in.)

% Teinture de belladone 1 gramme.

— de droscra d —

Sirop de codéine 10 —

Eau distillée 100

d ii 1 cuillerées à dessert par jour.

Teinture de belladone ..

Teinture de Grindel/n robusla. j

X gouttes matin et soir dans un peu de lait.

On associe parfois la belladone aux expectorants, aux

vomitifs, aux laxatifs :

% Kermès minéral 0 gr. 10.

Ipéca pulvérisé 0 gr. dO.

Racine de belladone pulvérisée ... 0 gr. 05.

Faire six paquets, un toutes les quatre heures, pour un enfant de

7 à. 10 ans.

Extrait de ciguë 0 gr. 10.

Tannin 0 gr. 15.

Infusion de séné 40 grammes.

Sirop de gomme 40

Une cuillerée à dessert matin et soir.

% Musc pulvérisé 0 gr. 10.

Sirop de belladone 20 grammes.

Une cuillerée à café matin et soir.

H. Rouer.)

H. Itoger associait volontiers la belladone à la digitale :

% Sirop de belladone. 50 grammes.

- de digitale j™’ ’ ’ 2o

Une à six cuillerées à café par jour suivant l'âge.

% Teinture de belladone 10 grammes.

— de valériane ou musc ... 5 —

— • do digitale 5

V à LX gouttes, suivant l’àge.

% Poudre de racine de belladone ... 0 gr. 08.

Musc pulvérisé 0 gr. 30.

Camphre 0 gr. 30.

Sucre blanc 2 grammes.

Faire 8 paquets; un par jour.

(Hecker.)

La dose de musc est trop forte, et cette formule est d'une efficacité douteuse.

% Fleurs de narcisse des prés 2 grammes.

Racine de belladone pulvérisée ... 1

Oxyde de zinc sublimé 2 —

Faire 36 paquets; un toutes les quatre heures.

(Brociiin.)

% Hydrolat de laitue 125 grammes.

— de fleurs d’oranger .... 8 —

Sirop de pivoine 50

— de belladone 8

Ammoniaque liquide VI gouttes.

Par cuillerées à café d’heure en heure.

(Levrat-Perroton.)

COQUELUCH E.

% Sirop do tolu 100 grammes.

— de belladone .il) —

Teinture de Lobelia in/lata 10

Trois cuillerées à calé par jour.

Sirop de tolu 10(1 grammes.

Extrait de belladone 0 gr. 10.

— de jusquiame 0 gr. 13.

Deux à trois cuillerées à café par jour.

(Tordeus.)

Quand les enfants sont abattus, dans l'intervalle des quintes, on associera le cognac ou le rhum à la belladone :

% Sirop do belladone Ht) grammes.

— de tolu 30 —

Cognac ou rhum 10 —

Trois cuillerées à cale par jour pour un enfant de I à i ans.

% Extrait de jusquiame 0 gr. 15.

Sirop simple 10 grammes.

Eau distillée 70

Une cuillerée à café toutes les deux heures.

( \V IDER1IOFER.)

% Extrait de belladone 0 gr. 50.

— de cannabis indica I gramme.

Glycérine i

Alcool à 90" 5 —

IV à XX gouttes suivant l’àgc, matin et soir.

(Vetlesen.)

La terpine, il la dose de 1 "r, 50 par jour, a donné deux succès à M . Sauné .

Bromure de potassium et Narcotiques.

Le bromure de potassium, quand les enfants tolèrent mal la belladone, peut remplacer et' médicament auquel il est généralement inférieur. On a lu plus baul une formule où la belladone est associée au bromure de potassium, à l’éther, à l’opium. Ou peut le donner

seul, ou associé au chloral, au musc, à la valériane, à l'éther, au chloroforme. Enfin on a beaucoup parlé dans ces derniers temps d’une substance également dérivée du brome, le bromoforme. Voici quelques formules :

% Hydrate de chloral. . . .

Bromure de potassium. .

Sirop de fleurs d’oranger.

Sirop de tolu

ü gr. 10.

U gr. 20.

Par cuillerées à café dans la journée (enfant de 2 à 3 ans).

% Hydrate de chloral 5 grammes.

Sirop d’écorces d’oranges 50 —

Eau distillée 150 —

Deux à cinq cuillerées à café, suivant l'âge.

% Eau distillée 60 grammes.

Bromure de potassium 0 gr. 30.

Sirop d’éther 10 grammes.

Sirop de gomme 20 —

Une cuillerée à café de deux en deux heures (enfants de 2 à 4 ans).

H. Roger prescrivait volontiers le chloroforme; il commençait par VJ gouttes :

% Chloroforme ^ I gouttes.

Julcp gommeux 60 grammes.

Augmenter tous les jours de 2 gouttes jusqu’à 30 ou 40.

On a attribué à la cochenille des propriétés calmantes

analogues :

% Cochenille en poudre, • • } ^ . . i gramme. Carbonate de potasse . . \

Sucre ta

Eau bouillante 85

Trois à quatre cuillei

écs à café par jour.

Le bromoforme est un médicament dangereux qu il faut surveiller :

C O g UELüCHE.

31 13romoforme.

Alcool. . .

Sirop simple Eau distillée

X gouttes.

5 grammes.

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