‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 78 sur 363 · SI · texte numérisé non relu

SI

Par cuillerées à calé d'heure en heure.

Sous le nom d ’antispasmine, Domine (de Berne ) a essayé une combinaison de narcéine sodique et de salicylate de soude, poudre très soluble contenant 50 p. 100 de narcéine pure :

X Antispasmine 1 gramme.

Eau de laurier-cerise 10

X à XV gouttes dans un peu d’eau sucrée ou de sirop.

Laborde a également conseillé la narcéine :

'21 Infusion de café noir 125 grammes.

Sirop de sucre 125

Narcéine 0 gr. 12.

Acide acétique q. s.

Trois cuillerées à café par jour.

Antipyrine, Quinine, etc.

Parmi les médicaments nouveaux, l'antipyrine jouit d'une grande faveur; on la prescrit à la dose de 20 centigrammes pour un enfant de 2 ans, en augmentant de 10 centigrammes par année d’àge, mais cette dose peut être doublée dans les cas intenses :

21 Antipyrine I) gr. 40.

Julop gommeux (il) grammes.

En trois ou quatre doses, pour un enfant de 4 ans.

M. Dubousquet-Laborderie formule ainsi :

21 Antipyrine 1 gramme.

Sirop de framboises 20

Eau de Vichy 80

Par cuillerées à dessert après les quintes.

Galvagno l’associe à la résorcine :

% Solution gommeuse 100 grammes.

Sirop de pin maritime 00 —

Antipyrine ) ~

T) . aa . . . 1 —

Resorcine j

Trois cuillerées à soupe par jour.

Sans aller aussi loin que certains auteurs pour lesquels l’antipyrine serait un spéciüque de la coqueluche, il faut accorder à ce médicament une action sédative assez notable dans beaucoup de cas.

Mais, pour que l’antipyrine réussisse, il faut la donner à doses fortes et non fractionnées : 25 centigrammes trois fois par jour à deux ou trois ans, 50 centigrammes au-dessus de cet âge.

La quinine, autrefois très employée, n’est considérée aujourd’hui que comme un adjuvant dans les cas fébriles. Quelques auteurs donnent la quinine à doses fortes et prolongées. En Allemagne, on a conseillé le tannate de quinine. Il faut préférer les sels solubles, comme le chlorhydrate ou le chlorhydro- sulfate, qu’on donnera en potion ou en suppositoire, à la dose de 20 à 50 centigrammes par jour :

% Chlorhydro-sulfate de quinine ... 2 grammes.

Extrait de réglisse .10 —

Eau distillée 100 —

Deux à dix cuillerées à café par jour.

Heimann administre la phénacétine, à la dose de 10 à 40 centigrammes, suivant l’âge, en quatre doses.

Oxymel scillitique et Expectorants.

M. Netter (de Nancy) a prôné l’emploi de l’oxymel scillitique, qui lui aurait donné des succès nombreux et décisifs. Le médicament est bien accepté par les enfants,

COQUELUCHE

même les plus jeunes; il n’est pas dangereux, comme la plupart des autres. On le donne loin du repas, entre 5 et 6 heures du soir par exemple, par cuillerées à café de dix en dix minutes : quatre à cinq cuillerées à café de 2 à 3 ans, six cuillerées à café au-dessus de 3 ans. Chez les enfants à la mamelle, on compte par gouttes {XX à LX par jour).

Ce médicament, de l’avis même de ses partisans, n’est pas un spécifique, mais il abrégerait la durée de la période spasmodique et favoriserait la sécrétion bronchique. L’oxymel scilhtique employé doit être de première qualité.

Pour faciliter l’expectoration, Alb redit a eu recours à la pilocarpino, que je n’oserais pas conseiller :

% Chlorhydrate de pilocarpino .... I) gr. 025.

Cognac 5 grammes.

Sirop d'écorces d'oranges amères. . 25

Eau dislill se 70 —

Une cuillerée à café après chaque quinte.

M. de Almeida a essayé la créosote :

•Jü Sirop dis tolu 100 grammes.

Créosote 3 —

Trois cuillerées à café par jour.

% Créosote de hêtre 0 gr. 23.

Sulfnnal 0 gr. 20.

Sirop de tolu 150 grammes.

Misiez. A prendre une cuillerée à calé toutes les deux heures; agiter avant de s’en servir.

Café et Caféine.

L'usage du café dans la coqueluche a été vulgarisé par Jules Guyot; quoiqu’il ait beaucoup exagéré les effets de cette médication si facilement acceptée par les adultes et même par les enfants, on doit la conserver,

surtout dans les cas de vomissements incoercibles, et quand il y a indication de remonter et d’exciter les malades. On a employé tour à tour le café torréfié et le café vert. On fait infuser 20 grains de café vert dans 150 grammes d’eau, et on sucre.

L’infusion de café torréfié se prépare suivant le procédé bien connu dos cuisinières.

Cette méthode étant trop banale, on a eu recours à la caféine et à ses sels, particulièrement au valérianate de caféine :

% Valérianalc de calcine 1 gr. 50.

Eau-dc-vic 20 grammes.

Sirop de café 250 —

Deux à quatre cuillerées à café, suivant 1 âge.

% Valérianate de caféine 0 gr. 40.

Sucre pulvérisé ' 4 grammes.

Faire 24 paquets; deux à trois par jour.

(Cadet de Gassicourt.)

Médicaments divers.

En Angleterre, on s’est adressé à un médicament dangereux, qu’il faut manier avec prudence, l’ouabaïne1. On prend une solution mère ainsi composée :

% Ouabaïne 0 gr. 06.

Eau distillée 50 grammes.

Avec cette solution, on prépare la potion suivante, dont on donne trois à quatre cuillerées à café par jour :

% Solution mère d’ouabaïnc XVIII gouttes.

Sirop d’écorces d’oranges amères. . 30 grammes.

L’acide phénique a été conseillé à l’intérieur; mais les enfants sont trop sensibles à l’action de ce remède, et je m’abstiens de le recommander.

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