DENTITION
% Eau distillée 100 grammes.
Extrait de réglisse 10
Benzoatc de soude 4 —
Une cuillerée à soupe de deux en deux heures.
On a encore conseillé le salol, qu’il faudra donnera faibles doses (15 à 20 centigrammes toutes les trois heures).
En cas de rétention d'urine, il faudrait faire le cathétérisme, et, s’il y avait du pus, laver la vessie avec de l’eau boriquée tiède à 3 p. 100.
Les bains tièdes prolongés se recommandent dans les cas de douleurs vives et persistantes, et aussi de rétention d'urine.
DANSE DE SAINT-GUY (Voyez Chorée) DENTITION
Le travail de la première dentition a été accusé de toutes les maladies qui assaillent les enfants en basâge. Les dents sortent entre 6 et 30 mois, c’est-à-dire à une époque féconde en maladies graves : c’est l'Age des convulsions, des diarrhées, de la broncho-pneumonie, de la méningite, du rachitisme, etc. Un a tout mis sur le compte de l’évolution dentaire. C’est, à mon avis, une erreur absolue. Sans nier tout malaise dentaire, je me crois en droit de repousser absolument les maladifs de dentition. 11 y a des maladies pendant la dentition, il n’y a pas de maladies de dentition. C’est dire qu’en présence de convulsions, de diarrhée, d’eczéma, de bronchite, on ne se contentera pas du dicton : l'enfant fait
des dents, mais on ira au fond des choses, on cherchera du côté du cerveau, de l’estomac, de l’intestin, du poumon, la cause de la maladie.
La thérapeutique y gagnera.
Mais enfin il faut admettre que la sortie des dents n’est pas toujours régulière, que les gencives peuvent être tuméfiées, douloureuses, ulcérées même ; je ne nie pas les accidents locaux, c’est à eux que s’adresse le traitement.
TRAITEMENT
Trousseau, avec sa grande expérience et son sens clinique profond, avait bien vu l'inutilité de la scarification des gencives pour livrer passage aux dents récalcitrantes. Des médecins très éclairés et très consciencieux n’en restent pas moins partisans de cette opération, dont la nécessité s’impose à l’esprit des sages-femmes, des matrones, des mères de famille. Quoique je ne voie dans cette pratique qu’un préjugé, je m'incline devant les autorités considérables qui la prônent.
Si un enfant crie, s’agite, s’il bave, s’il paraît réellement souffrir des dents, s’il est menacé de convulsions, on prend un bistouri bien propre (trempé dans de l’acide phénique à 1 p. 20) et on fait sur le bord saillant de la gencive une incision longitudinale ou cruciale. On ne se servira jamais de l’ongle.
J’admets qu’on fasse cela dans un cas pressant, mais, je le déclare bien haut, je n’ai jamais eu l’occasion, depuis plus de dix ans, sur une clientèle infantile énorme (plus de 70 000 consultations au Dispensaire de la Villette), de faire une seule fois la scarification des gencives.
Quand l’enfant bave, porte tous les objets à sa bouche, on a pour habitude de lui mettre dans les mains un