‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 97 sur 363 · so · texte numérisé non relu

so

% Caféine 0 gr. 50 à 1 gr.

Benzoatc de soude 2 grammes.

Sirop des cinq racines 30

Eau distillée 60

Par cuillerées dans les 24 heures.

Ou bien :

% Oxymcl scilliliquc 13 grammes.

Sirop de stigmates de ma'is la

Eau distillée 60 —

Chambre aérée, vaste, souvent ventilée; nourriture riche ( laitages, gelées de viande, crèmes, vins généreux, au besoin lavements nutritifs).

TRAITEMENT LOCAL

Sans parler de la trachéotomie et du tubage (voyez ces mots), qui forment le véritable traitement local du croup, on peut dire que les inhalations et pulvérisations atteignent localement la diphtérie du larynx.

Le traitement de M. Delthil, qui consiste à faire brûler dans la chambre :

% Goudron de houille. . . . i ~

, , . .. ... ;i;i. . . 40 grammes.

Esscnccdo térébenthine. . j

n’a pas donné de résultats encourageants.

Celui de Renou, qui consiste à verser dans une casserole à demi-pleine d’eau, et chauffée par un fourneau a gaz, à pétrole, à alcool, une cuillerée, de deux en deux heures, de la solution suivante :

% Acide phonique 230 grammes.

Acide salicylique 30 —

Alcool. . 1000

est plus efficace.

Enfin les pulvérisations à bout portant, faites avec le grand pulvérisateur de Lucas-Championnière, pendant

cinq à dix minutes toutes les heures, avec de l’eau boriquée tiède ou faiblement phéniquée (1 p. 200) sont excellentes *. On aura soin de protéger le corps de l’enfant contre le ruissellement à l’aide de taffetas gommé ou de toile cirée, et on le priera d’ouvrir la bouche devant le jet de vapeur. Grâce à ce procédé, j’ai pu éviter la trachéotomie à un enfant et le guérir sans opération. Chez les sujets assez vigoureux, pas trop infectés, on peut employer les vomitifs, l’ipéca surtout (1/2 à 1 gramme) qui favorisent l’expulsion des fausses membranes et nettoient l’estomac.

La prophylaxie du croup consiste dans le traitement rigoureux de la diphtérie de la gorge ou de tout autre point du corps. Pour ce qui est de la prophylaxie générale de la diphtérie, voyez ce mot. Les mesures de nature à protéger l’entourage du malade ne diffèrent pas dans les multiples localisations de la maladie; elles se résument toujours dans les deux mots : isolement, antisepsie.

CYANOSE

La cyanose congénitale, ou maladie bleue, due le plus souvent à un rétrécissement de l’artère pulmonaire avec communication des deux cœurs, se reconnaît à la couleur violacée des lèvres et des téguments, à la saillie des yeux, à la dyspnée, aux doigts en massue. La coloration violacée de la peau s’atténue par le repos, s’exagère par les efforts, les émotions, la fatigue, les cris, les pleurs, le froid. Il y a de temps à autre une toux quin-

1. On peut employer les solutions croosotécs, salicylées, eucalyptécs, l'eau de chaux.

CYANOSE.

teuse et des accès de suffocation. A l’auscultation du cœur, on perçoit souvent un souille systolique à la base, près du bord gauche du sternum. Les enfants sont petits, chétifs, arriérés physiquement et intellectuellement; le développement est entravé.

Le diagnostic se fait aisément et à distance ; ce qui est difficile, c’est de préciser la nature et le siège de la lésion cardiaque; en annonçant le rétrécissement de l’artère pulmonaire, on risque peu de se tromper : à l'autopsie, on distingue le rétrécissement acquis par l'altération des valvules qui manque dans le rétrécissement congénital.

TRAITEMENT

Le traitement est purement palliatif : on ne saurait guérir les malades, on ne peut que prolonger leur existence. Si la plupart meurent jeunes, beaucoup atteignent l’àge adulte, et quelques-uns le seuil de la vieillesse.

On insistera sur le repos, l’éloignement de toute fatigue, des émotions, des jeux de plein air. On fera des massages, des frictions sèches et stimulantes. On conseillera le séjour dans le Midi, d’autant plus que beaucoup de ces enfants deviennent tuberculeux. Les enfants atteints de maladie bleue ont toujours froid : on les couvrira de flanelle et on les réchauffera par tous les moyens. Pour relever l’énergie du cœur, on s’adressera à la digitale, qu’on prescrira pendant trois ou quatre jours consécutifs tous les mois, ou plus souvent si cela devenait nécessaire :

% Teinture d e digitale ...).

Teinture de seille (

ë grammes.

X gouttes par jour pour un enfant de ë à (> ans.

Dans l’intervalle, s’il n’y a pas de tuberculose, on

donnera l’iodurc de potassium (15 à 20 centigrammes par jour).

Pendant les paroxysmes, on fera inhaler l’oxygène, on appliquera des ventouses sèches, on essaiera les bains d’air comprimé. On n’oubliera pas les toniques, l’huile de morue, le fer, le quinquina.

CYSTITE

La cystite s’observe chez les enfants des deux sexes, tantôt à la suite d’une uréthrite ou d’une vulvo -vaginite ascendante, tantôt à la suite d’une maladie générale, d’une infection descendante. J’ai vu récemment une fillette de trois ans qui avait une cystite hémorrhagique du col à la suite de vulvite à gonocoques, et d’autre part j’ai observé un garçon de douze ans atteint de cystite grippale avec hémorrhagies et douleurs à la fin de la miction. Les deux sujets ont parfaitement guéri.

Je ne parlerai pas des cystites ealculeuses qui appartiennent aux chirurgiens.

Pour triompher des spasmes douloureux de la cystite, on condamnera les enfants au ht, on appliquera un cataplasme laudanisé sur le bas-ventre, et on donnera des boissons en abondance, qui, en augmentant et en diluant les urines, feront cesser l’irritation du col vésical.

La tisane de chiendent pour couper le lait, la tisane de graines de lin sont très utiles en pareil cas.

En même temps on prescrira une potion destinée à aseptiser les voies urinaires:

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