HÉMIPLÉGIE SPASMODIQUE
L'hémiplégie spasmodique est le syndrome principal des lésions congénitales ou acquises dans le jeune âge du cerveau (sclérose et atrophie, porencéphalie, méningo-encéphalite, polio-encéphalite, etc.). Au début, ce sont des convulsions, puis une hémiplégie flasque d'abord, ensuite spasmodique. Les enfants deviennent contractures, infirmes ; quelques-uns ont de l'hémichorée, d'autres de l'athétose. Au début, le diagnostic est diffi" elle; on peut songer à l'éclampsie infantile, ou à la méningite tuberculeuse ; la marche ultérieure des accidents éclaire bientôt la situation. Outre les troubles du mouvement et de la marche, beaucoup d'enfants sont arriérés, imbéciles ou idiots.
TRAITEMENT
Au début, les révulsifs sont indiqués : vésicatoires à la nuque et sur la tête, sangsues derrière les oreilles, vessie de glace. Plus tard, on cherche à améliorer la position des malades par l'électrothérapie, le massage, les douches, les appareils orthopédiques. On agit sur les paroxysmes convulsifs par le bromure de potassium, le bromure de camphre, le chloral.
Chez deux enfants qui avaient des mouvements choréiques, Benedikt les a fait cesser par l'élongation des nerfs: dans le premier cas, l'élongation porta sur le
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nerf radial et sur le cubital; dans le second cas, sur le cubital et le médian.
Sonnenburg, chez une fille de l'2 ans, atteinte d'hémiplégie spasmodique droite, fit la trépanation au niveau du sillon rolandique gauche et extirpa un kyste ; d'où amélioration.
La craniectomie a fourni aussi quelques succès à M. Lannelongue.
Mais les interventions heureuses s'appliquent à des cas exceptionnels.
Si la syphilis héréditaire est soupçonnée, on insistera sur l'usage de l'iodure de potassium ; ce médicament peut être prescrit même dans les cas non imputables à la syphilis.
HÉMOGLOBINURIE PAROXYSTIQUE
L'hémoglobinurie paroxystique a fr i gor e cowèisic dans l'émission d'urines rouges ou noires (couleur vin de Bordeaux, vin de Malaga, café), sous l'influence du froid. L'hémoglobinurie se distingue de l'hématurie, ou pissementde sang, par l'absence de globules rouges, et la présence d'hémoglobine reconnaissable au spectroscope. L'influence provocatrice du froid est évidente ; quant à la cause réelle de la maladie, elle n'est pas bien établie; on a incriminé le paludisme et la syphilis. Deux fillettes, que je suis depuis plusieurs années, sont hérédo- syphilitiques.
TRAITEMENT
L'état de faiblesse et d'anémie des sujets commande un traitement tonique reconstituant : huile de morue, sirop d'iodure de fer, vin de quinquina, bains salés ou sulfureux. On évitera les sorties par les temps froids et
humides, on couvrira les enfants de flanelle, on activera les fonctions de la peau par les frictions sèches et alcooliques. Enfin on insistera sur l'usage de l'iodure de potassium :
% lodurc de iDotassium 15 grammes.
Sirop d'écorces d'oranges amères . 300 —
Une cuillerée à dessert matin et soir.
Si le paludisme est soupçonné, on donnera la quinine (50 centigrammes par jour).
La cure de Contrexéville sera essayée.
HÉMOPHILIE
L'hémophilie est une diathèse ou tempérament morbide héréditaire, qui se traduit par une tendance fâcheuse aux hémorrhagies, soit spontanées, soit provoquées par le moindre traumatisme. Les garçons sont beaucoup plus souvent atteints que les filles : mais celles-ci, quoique n'étant pas hémophiles elles-mêmes^ pourront transmettre la maladie à leur descendance si elles appartiennent à une famille d'hémophiles.
On distinguera l'hémophilie héréditaire du purpura et du scorbut par l'apparition accidentelle de ces derniers et leur durée courte. La leucocythémie sera reconnue par l'examen du sang.
TRAITEMENT
Quand on aura affaire à un enfant de souche hémophilique, on s'abstiendra avec grand soin de tout traumatisme opératoire qui pourrait être l'occasion d'une abondante perte de sang (extraction de dent, circoncision, incision d'abcès). Si l'opération est urgente, on se servira du thermo-cautère ou du galvano-cautère de préférence au bistouri.