ADÉNOPATHIES S C RO KU LO - TUB E RCU L EU SES
% lodure de plomb 3 grammes.
Axongc 30 '' —
% Axonge 3fl grammes.
Chlorure d'ammonium 5 —
(N. G. DE MussY.)
% Axongc bcnzoïnée 15 grammes.
lodure de potassium 1 —
Extrait de belladone 1 —
' M. Descroizilles fait appliquer des compresses trempées dans :
% Eau distillée 150 grammes.
Chlorure de sodium 40 —
Sulfate de magnésie 15 —
Teinture d'iode 1 —
S'il y a menace de suppuration, on fait des onctions avec l'onguent napolitain belladone.
Quand les ganglions prennent un développement insolite, ou suppurent, le traitement chirurgical entre en scène. Luton (de Reims) a conseillé les injections interstitielles de sels cuivriques.
% 1° Phosphate de soude cristallisé. 5 grammes. Eau glycérinéc (parties égales) . . 60 —
% 2° Acétate de cuivre 1 —
Eau glycérinée (parties égales). . 40 —
Mélanger les deux solutions sans filtrer, agiter avant de s'en servir, et injecter avec une seringue de Pravaz dans le ganglion malade tous les quinze jours.
Reboul conseille les injections, tous les huit jours, de 7 à 8 gouttes de naphtol camphré.
Si le ganglion est suppuré, on l'ouvre, on évacue le pus et on bourre la cavité avec du coton imbibé de naphtol camphré (Nélaton).
Quelques chirurgiens, plus radicaux, conseillent l'extirpation totale des ganglions malades.
M. Lannelongue instille, dans les ganglions ou leur voisinage, quelques gouttes d'une solution de chlorure de zinc à 1 p. 10 ou 1 p. 20. Cette méthode sclérogène n'exclut pas l'intervention chirurgicale (ouverture, raclage).
Quand les abcès, traités ou non, laissent à leur suite des fistules, clapiers, ulcères, on panse avec la gaze iodoformée ou salolée , on cautérise les bourgeons charnus, et on veille à la stérilisation du foyer morbide.
ADÉNOPAIHIE TRACHÉO-BRONCHIQUE
Les ganglions lymphatiques qui entourent les bronches, la trachée, les vaisseaux du hile du poumon, peuvent être envahis par la tuberculose, s'engorger, s'hypertrophier, se caséifier, et donner lieu à des troubles morbides par compression des nerfs, vaisseaux, canaux bronchiques, etc. Outre les accès asthmatiformes avec cyanose de la face, les quintes coqueluchoïdes, qui font soupçonner l'adénopathie, il existe des signes physiques d'une appréciation souvent difficile : au niveau de la première pièce du sternum et de l'espace interscapulaire, on trouve une submatité révélatrice. Si l'on constate en même temps des ganglions hypertrophiés au cou, aux aisselles, le diagnostic reçoit sa confirmation.
Existe-t-il, comme le veulent MM. Jules Simon, Joal, une adénopathie bronchique indépendante de la tuberculose ?
Gela est probable; mais si cette adénopathie simple existe, elle ne s'accuse pas cliniquement par les mêmes symptômes que l'adénopathie tuberculeuse, et elle est plus curable.
ADÉXOPATHIE TR ACHÉ 0-B RONC H IQUE. 15
TRAITEMENT
L'adénopathie bronchique est très difficilement curable, car il est impossible de l'attaquer directement comme on le fait pour les adénopathies accessibles.
On fera de la révulsion locale : badigeonnages de teinture d'iode, vésicatoires volants au niveau des points mats et du souffle. On prescrira les frictions avec une pommade résolutive :
% lodure de potassium 2 grammes.
Extrait de ciguë 2 —
Axonge benzoinéc 30 —
A l'intérieur, on donnera l'iodurc de potassium ou de sodium, le lait iodé, le sirop d'iodure de fer, l'huile de foie de morue.
% lodm-e de sodium 0 gr. 30.
Sirop de fleurs d'oranger 60 grammes.
A prendre par cuillerée ù dessert dans la journée.
Ou bien :
% lodure de potassium 10 grammes.
Sirop de quinquina 200 —
Une cuillerée à café matin et soir.
On peut donner encore la teinture d'iode (V à X gouttes par jour dans un peu de café, de malaga, ou d'eau de riz sucrée).
Contre les accès spasmodiques, on donnera la teinture de belladone (V à XX gouttes), la teinture d'aconit (mêmes doses), le bromure de potassium ou de sodium (1 à 2 grammes).
On a conseillé, à titre de résolutif, la teinture de ciguë, I à X gouttes progressivement.
Le lait iodé (10 centigrammes par litre) se recommande surtout aux enfants à la mamelle. De même le lait phosphaté.
Pendant l'hiver, on enverra les enfants sur les bords de la Méditerranée (Cannes, Menton, etc.).
Pendant l'été, ils feront une saison à la Bourboule, dont les eaux chlorurées sodiques et arsenicales sont particulièrement indiquées.
Pendant l'hiver, on donnera l'eau de la Bourboule, dix jours par mois (1/4 à 1/2 verre, suivant l'âge).
S'il y avait, en même temps que l'adénopathie, un catarrhe bronchique très accusé, les petits malades se trouveraient bien d'une cure au Mont-Dore.
Si les eaux arsenicales venaient à échouer, M. Queneau de Mussy conseille de les remplacer par l'eau de Challes ou les Eaux-Bonnes qui conviennent surtout aux cas accompagnés de bronchite.
Il conseillait aussi les bains d'eaux-mères de Salies ou les bains suivants : ,
% Sel marin 1000 grammes.
Carbonate de soude 125 —
lodurc de sodium 20 —
Pour un bain.
On cherchera en môme temps à relever la nutrition générale des enfants par une bonne hygiène, le grand air, la bonne nourriture, les frictions cutanées, les bains, etc.