MALADIE DE RAYNAUD
(Voyez Gangrène symétrique.)
MALADIE DE THOMPSEN
La maladie de Thompsen est une myopathie constituée par des raideurs ou spasmes musculaires au début
des mouvements volontaires, par des troubles psychiques, et par un développement exagéré du tissu musculaire (trait commun avec la paralysie pseudohypertrophique). C'est une myopathie parenchymateuse; la fibre musculaire est malade, tandis que, dans la maladie de Duchenne, c'est le tissu conjonctif qui est atteint. Enfin c'est également une myopathie familiale,
TRAITEMENT
Les résultats da traitement sont très incertains, quoique la maladie ne soit pas mortelle; c'est une infirmité incurable. On prescrira le massage, la gymnastique, les douches, l'électricité.
MALADIE DE A\ ERLHOF
(Voyez Purpura.)
MALADIE DE WINCKEL
(Voyez Ictère.)
Les néphrites aiguës et chroniques, comprises sous le nom de mal de Bright, sont plus rares dans l'enfance que chez les adultes. Chez l'enfant, nous trouvons des causes puissantes d'albuminurie passagère et de néphrite aiguë (scarlatine, diphtérie, etc.) ; mais les lésions de dégénérescence, l'athérome, l'artério-sclérose manquent et la néphrite interstitielle devient une rareté. La néphrite aiguë des fièvres graves, la néphrite aiguë toxique (vésicatoire), la néphrite a frigore guérissent généralement. Mais elles peuvent passer à l'état chronique et constituer la forme parenchymateuse du mal de Bright.
Certaines irritations cutanées (eczéma) pourraient s'accompagner de néphrite. Les cachexies (tumeurs blanches suppurées, tuberculose) peuvent entraîner la dégénérescence amyloïde du rein avec ou sans albuminurie.
L'examen des urines par la chaleur et par les acides est de rigueur pour faire le diagnostic de la néphrite. Si l'albuminurie est peu abondante, peu rétractile, si le dépôt contient peu ou pas de cylindres, on peut espérer que la maladie sera passagère.
Concurremment il peut y avoir des œdèmes, de Vanasarque, de l'oligurie, de l'anurie.
TRAITEMENT
Le traitement s'appuie sur le régime autant que sur les médicaments proprement dits. Le lait, à tous les âges, forme la base du régime des néphrites. On le donnera chaud, froid, cru, bouilli, au goût de l'enfant. On pourra, pour le faire accepter ou digérer, le couper avec l'eau de Vichy, l'infusion de café, etc. On l'additionnera de lactose (50 à 100 grammes par litre), quand on voudra augmenter ses effets diurétiques.
On donnera le lait par fractions régulièrement espacées (1 tasse de 2 en 2 heures).
Si Ton est obligé de se départir de la rigueur du régime lacté, on permettra un peu de viande de porc, un peu de blanc de poulet, quelques légumes herbacés bien cuits (épinards, oseille, asperges, choux-fleurs). On peut aussi donner le lait fermenté, le Koumys, leKéfir.
On appliquera des ventouses sèches sur la région lombaire; on pourra scarifier 4 à 6 de ces ventouses si la néphrite est aiguë ; on fera aussi des frictions sèches ou stimulantes sur le corps; les reins seront recouverts d'un emplâtre de Vigo.
On s'abstiendra des vésicatoires à la cantharide, et si l'on croit devoir faire une révulsion rénale énergique, on aura recours aux pointes de feu, cautères, ou vésicatoires à l'acide phénique (voyez le mot Vésicatoire).
Les inhalations d'oxygène seront données larga manu.
On agira sur l'intestin par les purgatifs (huile de ricin, 15 à 20 grammes; scammonée, 50 à 75 centigrammes; calomel, 10 à 30 centigrammes) et par les antiseptiques :
% Benzo-naphtol. ) ^
Bicarbonate de soude, j *^ .... gr. .
Pour lia paquet; un toutes les deux heures dans une
cuillerée de lait sucré.
On agira sur la peau par les enveloppements ouatés, les couvertures chaudes, les bains d'air chaud, la pilocarpine :
% Nitrate de pilocarpine 0 gr. 10.
Eau distillée 10 grammes.
Pour injections sous-cutanées; une demie à une seringue de Pravaz tous les jours pendant cinq à six jours.
Pour faciliter la diurèse, on choisira des médicaments,.autant que possible, non irritants pour le rein :
% Uva Ursi 10 grammes.
Eau bouillante 1000 —
Ajouter sirop d'extrait de stigmates
de maïs 100 —
Deux ou trois tasses de cette tisane diurétique par jour.
% Benzoate de soude 1 gramme.
Eau de fleurs d'oranger 10 —
Sirop des cinq racines 40 —
A prendre en une fois dans un peu de lait.
% Théobromine 2 grammes.
Eau de chaux 50 —
Jaune d'œuf n° 1.
Pour un lavement.
% Diurétine 2 grammes.
Eau distillée 60 —
Sirop de menthe 40 —
Par cuillerées à soupe de deux en deux heures.
Pour remonter les enfants anémiques, cacliectiques, on donnera la kola granulée (une à deux cuillerées à café dans un peu d'eau), le sirop d'iodure de fer, de quinquina, iodo-tannique, et on essaiera d'agir sur la lésion rénale à l'aide du tannin, de l'iodure de sodium, de la fuchsine, etc. :
% Acide gallique 0 gr. 10.
Excipient et glycérine Q. s.
Pour une pilule ; à prendre matin et soir.
% lodure de sodium 10 grammes.
Sirop d'écorces d'oranges 200 —
Une cuilllerée à dessert matin et soir.
% Fuchsine 0 gr. 15.
Essence de menthe II gouttes.
Julep gommeux • . . . . 100 grammes.
Par cuillerées à café dans les 24 heures.
(Boucii.)
S'il y a des vomissements, on fera le lavage de l'estomac; s'il y a menace d'urémie, on insistera sur les inhalations d'oxygène, le lait, les purgatifs :
% Sulfate de soude 10 grammes.
Follicules de séné 10 —
Eau bouillante 200 —
Pour un lavement. (Voyez Urémie.)
Sahli (de Berne) a proposé les injections sous-cutanées d'eau salée (lavage de l'organisme).
^ Eau stérihsée 1 litre.
Chlorure de sodium 7 grammes.
On se servira d'une aiguille de l'appareil Potain et d'un flacon à deux tubulures muni d'un long tube en caoutchouc.
On fera la prophylaxie des néphrites en soignant les enfants qui relèvent de maladies infectieuses, en les garantissant du froid, en les couvrant de flanelle, en empêchant les sorties prématurées. Dans la scarlatine
surtout, on sera très sévère; on maintiendra l'enfant dans une pièce chaude pendant six semaines au moins, et on le soumettra rigoureusement au régime lacté.
En cas d'albuminurie, même légère, le régime sera très sévère, et l'enfant sera gardé à la chambre et même au lit.