ALCOOL
Excellent comme tonique, stimulant, antipyrétique, quand son emploi est modéré et éphémère, l'alcool devient dangereux par l'abus qu'on en fait. On voit des enfants à la mamelle prendre sans nécessité, et à leur grand dommage, du vin, du cidre, de la bière, etc. Cette habitude prématurée conduit à la dyspepsie, à l'amaigrissement, aux convulsions, etc. Très utile dans lesmaladies aiguës (diphtérie, fièvre typhoïde, bronchopneumonie, diarrhée cholériforme), l'alcool devient nuisible dans les maladies chroniques, parce que l'usage prolongé qui en est fait ajoute, aux effets stimulants qu'on recherchait, les effets toxiques qu'on doit éviter. Peut-être certaines cirrhoses infantiles sont-elles dues à l'abus thérapeutique de l'alcool.
INDICATIONS
Dans les maladies aiguës fébriles, avec adynamie, tendance au collapsus, faiblesse cardiaque, l'alcool est indiqué, et il ne faut pas craindre de l'employer à dose assez forte. Je citerai la diphtérie, la fièvre typhoïde, les fièvres éruptives à forme ataxo-adynamique.
Chez les nouveau-nés atteints de faiblesse congénitale, une petite quantité d'alcool (vin de Malaga ou de Marsala dilué) peut être momentanément très utile.
Quand la diarrhée aiguë, profuse, cholériforme de la première enfance se complique d'abattement, il faut ajouter l'alcool aux astringents et antiseptiques usités.
Dans les hémorrhagies et les maladies hémorrhagiques (scorbut, purpura), l'alcool trouve encore son indication.
Dans la bronchite capillaire, la broncho-pneumonie, la pneumonie, l'alcool rend de très grands services.
Au contraire, il faut s'abstenir dans tous les cas
d'hyperexcitabilité nerveuse, dans les convulsions, l'hystérie, la chorée, l'e'pilepsie, etc.