‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 3)Chapitre 242 sur 308 · GUÉPIN · texte numérisé non relu

GUÉPIN

Remplacez l'hydrolat de laitue par l'eau distillée pure.

% lodure de potassium 6 grammes.

Iode 0 gr. 40.

Teinture de cardamome 25 grammes.

Sirop de salsepareille composé. . . 75 — Une à deux cuillerées à café.

(Gallois.)

OU bien :

% lodure de potassium 4 grammes.

Extrait de quinquina 2 —

Infusion de pensées sauvages. ... 80 —

Sirop antiscorbutique 20 —

Une cuillerée à potage le matin à jeun.

% lodure d'amidon soluble 1 gramme.

Eau distillée 35 —

Sucre blanc Oi —

Deux à quatre cuillerées à café.

(SOUBEIRAN.)

% lodure de potassium l;j grammes.

Tartrate de fer ammoniacal 18 —

Sirop de gentiane. \ ^

— de quinquina. j aa. . . 300 —

— d'écorccs d'oranges. )

Trois cuillerées par jour dans une tisane.

(BOINET.)

% lodure de potassium. 1 ~ 2 2:rammes.

Teinture d'iode. j "'

Sirop de gentiane. ) ^^ ^23 —

— de quinquina. \

Une à deux cuillerées à café par jour.

(Verneuil.1

On a donné l'iodure de potassium en pilules :

% lodure de potassium. ) ^^ 2 grammes.

Extrait de feuilles de noyer. \

Poudre de feuilles de noyer Q. s.

Pour 10 pilules; trois par jour.

Il y a plus d'un siècle que le chlorure de baryum a été prescrit dans le scrofule ; il est presque abandonné :

% Chlorure de baryum. 1 ~^ 2 grammes.

Sulfate ferreux.

Hvdrolat de cannelle. | ~

la.

Sirop d'ccorces d'oranges.

Cinq à dix grammes dans un julep.

(HUFELAND.)

% Chlorure de baryum 0 gr. 50.

Extrait de gentiane 0 gr. 50.

Poudre de quinquina Q. s.

Pour 100 pilules; quatre par jour.

On donne encore le sirop de noyer et les composés suivants :

% Sirop de raifort composé 30 grammes.

Eau de menthe ^00

Alcoolat de cochléaria ^0

Acide citrique. ^

Trois cuillerées à dessert par jour.

2^ Sirop de gentiane. )

— de quinquina. âa . . . 500 grammes.

— d'écorces d'orange. '

Trois cuillerées par jour.

% Sirop de quinquina 100 grammes.

— de rhubarbe 50 —

Teinture de gentiane 6 —

Deux cuillerées à café par jour.

(Debreyne.)

Sommerbrodt a prescrit la créosote à dose relativement élevée : au-dessus de 7 ans, 1 gramme par jour en capsules, dans du lait ou du vin; au-dessous de 6 ans, on commence par une goutte dans le lait ou le vin, pour arriver à 50 ou 75 centigrammes. Ces remèdes, dont il ne faudra pas abuser, et qu'il faudra supprimer en cas d'intolérance, seront souvent moins efficaces que les bains de mer ou le simple séjour au bord de la mer. Les scrofuleux torpides se trouvent admirablement bien du traitement maritime et guérissent dans une grande proportion à Berck-sur-Mer, Margate, Scheveningue, Arcachon, Banyuls^ Pen-Bron, Giens et dans tous les sanatoria maritimes de France ou de l'étranger.

Mais si les enfants sont nerveux, excitables, s'ils ont des bronchites, des ophthalmies, on les enverra dans les stations minérales chlorurées sodiques ; Salies-de- Béarn, Salins, Balaruc, Bourbonne, Bourbon-Lancy, Bourbon-l'Archambault. Quelques-uns se trouveront mieux des eaux sulfureuses : Uriage, Ludion, Gauterets, Bagnères-de-Bigorre, Allevard, Challes, Saint-Honoré, Eaux-Bonnes, Enghien.

D'autres seront grandement améliorés et remontés par la Bourboule, qui est à la fois chlorurée sodique et arsenicale. Ceux qui ont des eczémas suintants pourront être dirigés sur Sail-les-Bains.

Hygiène. — L'enfant scrofuleux sera, autant que possible, éloigné des villes et habitera la campagne; il prendra de l'exercice, sortira le plus possible, se livrera aux jeux de plein air, à la gymnastique. On le soumettra

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aux frictions sèches ou stimulantes, aux bains salés, aux douches froides ; on agira par des stimulations incessantes sur sa peau.

En même temps, on veillera sur sa nourriture, qui devra être abondante, riche en azote, en graisses, en phosphate.

Aux plus jeunes sujets on donnera le lait phosphaté naturel, le lait iodé, qui lui servira à la fois d'aliment et de médicament reconstituant.

Les enfants menacés de scrofule de par l'hérédité seront soumis aux mêmes prescriptions hygiéniques. Les enfants issus d une mère tuberculeuse ou scrofuleuse seront confiés à une nourrice saine, qui les sèvrera le plus tard possible; ils vivront le plus possible à la campagne. Si l'on pouvait empêcher les unions entre scrofuleux et tuberculeux, on ferait une bonne prophylaxie de la scrofule.

SÉBORRHÉE

Sous le nom de séborrhée, flux sébacé, on comprend les lésions de la peau déterminées par l'hypersécrétion des glandes de la peau, et en particulier des glandes sébacées. Chez l'adulte et dans la seconde enfance, la séborrhée affecte surtout le cuir chevelu [pityriasis capitis). Dans la première enfance, la séborrhée est plus humide et forme des dépôts crasseux ou croûteux sur le, cuir chevelu et la face (croûtes de lait, croûtes sèches, etc.).

Chez les nourrissons malpropres, il est commun de voir le crâne recouvert de croûtes sales, noirâtres, imbriquées comme des écailles de poisson, et formant une

véritable calotte. Sous ces croûtes la peau est humide, rouge, mais non ulcérée ni enflammée. Cependant l'inflammation peut survenir à la longue et l'eczéma vient compliquer la séborrhée.

TRAITEMENT

Contre la séborrhée humide, croûteuse, l'hygiène suffit : on recommandera la propreté^ c'est-à-dire les lavages fréquents, quotidiens de la tête, les onctions avec une pommade inerte :

a: Vaseline pure 30 grammes.

Oxyde de zinc 3 —

On interdira l'usage des bonnets, qui provoquent la transpiration et entretiennent la saleté. S'il y a des erreurs de régime, on les rectifiera, on supprimera les aliments donnés prématurément, les légumes, viandes, liqueurs fermentées, et on reviendra à l'allaitement exclusif.

Contre la séborrhée sèche ou pityriasis du cuir chevelu, avec alopécie, on prescrira les frictions quotidiennes avec :

% Glvccrine 50 grammes.

Alcool 20 —

Eau 20 —

Borax 4 —

OU bien :

% Résorcine 1 gramme.

Eau de Cologne . 30 —

Alcool 10 —

Teinture de cantharides 1 —

Eau distillée 50 —

OU encore :

% Résorcine. \ -^ 2 -ranimes.

Huile de ricm. j

Alcool 100 —

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