‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 3)Chapitre 279 sur 308 · VACCINATION · texte numérisé non relu

VACCINATION

Pour pratiquer la vaccination , il faut choisir un vaccinifère bien portant, âgé de 5 à 6 mois, indemne de syphilis héréditaire, et de tuberculose, quand on ne peut se procurer du vaccin de génisse.

Pour se mettre à l'abri de la tuberculose des bovidés, on a proposé de recueillir le vaccin de l'animal, de le sacrifier ensuite, de n'employer son vaccin sous forme de pulpe ou de lymphe glycérinée, que si l'autopsie a été négative au point de vue de la tuberculose. Mais la transmission de cette maladie par le vaccin n'a jamais été observée. C'est la syphilis surtout qu'il faut viser.

Quel que soit le vaccinifère employé, enfant ou veau,, la lancette doit être propre (trempage dans une solution phéniquée à 1 p. 120, eau bouillante, étuve à 120^); la peau de l'enfant sera lavée au sublimé à 1 p. 1000, au niveau des bras, ou des mollets, suivant les points choisis pour l'inoculation. On charge ensuite la lancette de vaccin, soit sur la génisse, soit avec un tube, et on fait, à chaque bras, 2 ou 3 piqûres au niveau des insertions deltoïdiennes. Après l'opération on applique, sur

les piqûres, de petits fragments de taffetas ou de guttapercha stérilisés par l'eau boriquée bouillie saturée. On enveloppe le bras d'ouate hydrophile, pour éviter les froissements et les complications inflammatoires.

Si Ton vaccine plusieurs enfants dans la même séance , on emploiera une lancette spéciale pour chaque enfant, ou bien on aura soin de stériliser la lancette employée après chaque inoculation, pour éviter la transmission entre enfants de la syphilis, de l'impétigo, de la vaccine chancriforme, etc.

INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS

S'il y a une épidémie de variole, il faut vacciner tout le monde , quels que soient l'âge et l'état de santé des sujets. Dans les maternités, on vaccine, et avec raison, tous les nouveau-nés, avant leur sortie de la salle d'accouchement. Cette pratique n'offre aucun danger. Cependant on peut attendre le deuxième ou troisième mois, lil ne faut jamais attendre plus tard, à moins de contreindications formelles. Si l'enfant est très affaibli, athrepsié, s'il a un eczéma suintant, généralisé, on doit différer la vaccination, qui pourrait exaspérer la dermatose. Les maladies générales ne fournissent pas de contrecndication ; la coqueluche serait même atténuée par la vaccine.

Même si l'enfant est en incubation de variole, la vaccination peut être utile ; elle n'empêchera pas l'éruption des pustules varioliques, mais elle atténuera la violence de la maladie si son éruption précède celle de la variole.

Quand un enfant est porteur d'un naevus, d'une tumeur érectile , on le vaccinera de préférence sur cette tumeur pour en amener l'atrophie et la disparition ciatricielle; on fera alors de nombreu ses piqûres, ou des scarifications rapprochées.

L'immunité n'étant pas indéfinie, il faut revacciner les enfants tous les 10 ans au moins.

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