ALBUMINURIE
Le passage de l’albumine du sang dans les urines peut reconnaître différentes causes, et les variétés d’albuminurie sont très nombreuses : 1° albuminurie physiologique, revenant à l’occasion de fatigues, albuminurie cyclique des jeunes sujets, maladie de Pavy, toujours peu abondante; 2° albuminurie aiguë des fièvres (scarlatine, diphtérie, amygdalite aiguë, etc.), indiquant une lésion passagère ou durable du rein ; 3° albuminurie chronique des néphrites (mal de Bright). Le diagnostic de l’albuminurie repose sur l’examen des urines par la chaleur ou les acides nitrique, picrique, acétique. Quand on chauffe l’urine, il se produit un précipité plus ou moins abondant, qui va du louche le plus léger aux tlocons les plus épais.
Si ce précipité se dissout par l’addition d’acide, ce n’est pas de l’albumine.
Les autres symptômes de l’albuminurie, bouffissure des paupières et de la face, anasarque, sont inconstants.
TRAITEMENT
Le régime lacté, conseillé partout, ne doit pas être toujours absolu et systématique, et c’est avec raison que Lecorché et Talamon en ont blâmé l’abus. Excellent dans la néphrite aiguë et les épisodes aigus du mal de Bright (urémie, céphalée, dyspnée), il peut être impuissant ou nuisible dans l’albumi-