‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfantsChapitre 11 sur 367 · ADHÉRENCES VULVAIRES · texte numérisé non relu

ADHÉRENCES VULVAIRES

La vulve peut être oblitérée par l'adhérence des grandes ou des petites lèvres; on peut aussi constater chez l’enfant Pim perforation de l’hymen, mais cette anomalie n’aura de conséquences que plus tard au moment de la menstruation et il sera toujours temps d’y remédier.

Les lèvres peuvent être soudées entre elles par un pont

AI N IIUM.

membraneux ou unies faiblement par des adhérences celluleuses faciles à rompre. En général le pont n’est pas complet, il laisse en haut un passage pour les urines. Dans quelques cas l’écoulement des urines ne peut se faire, et il en résultera une distension de la vessie, une hydronéphrose, etc. Quelquefois il y a des adhérences entre le clitoris et son capuchon.

TRAITEMENT

Il est généralement facile de détruire les adhérences vulvaires avec une sonde cannelée, le manche d’un scalpel ; il est rare qu’on soit obligé d’employer le bistouri. J’ai pu, chez une fillette assez grande, séparer les lèvres adhérentes en les écartant l’une de l’autre avec la main. Cette enfant avait été opérée dans le bas âge, mais l’adhérence s’était reproduite. S’il y a des adhérences clitoridiennes, on les détachera avec soin, car elles peuvent causer des démangeaisons et provoquer l’onanisme.

AÏNHUM

On décrit, sous le nom d’aïnhum, de ligature ou amputation spontanée, une alfection mutilante spéciale qui arrive progressiment à détacher l’extrémité d’un membre, un doigt, un orteil, sans plaie, sans hémorragie, par une constriction lente qui met souvent plusieurs années à évoluer.

On voit un sillon se creuser peu a peu et aboutir, par une force invisible et mystérieuse, au sectionnement des parties atteintes ; plusieurs orteils peuvent être ainsi amputés successivement. On a dit que la maladie était propre à la race nègre.

L’aïnhum n’est pas congénital, il peu se montrer longtemps après la naissance, chez des enfants de tout âge.

On a dit qu’il n’y avait pas de troubles trophiques dans l’aïnhum. Le docteur de Brun en a signalé chez une fillette de huit ans, dont la maladie avait débuté à l’âge de trois ans : altération des ongles, aspect lipomateux des orteils, diminution de volume, modifications de l’épiderme, troubles vasomoteurs, refroidissement, etc.

On a confondu cette maladie avec lalôpre et la sclérodermie, qui en diffèrent radicalement. M. de Brun distingue aussi

l’aïnhum (les amputations congénitales, celles-ci étant multiples, l’autre affectant un seul orteil, et il le rapproche de la maladie de Raynaud.

TRAITEMENT

On agira par les massages, l’électricité, les bains chauds, les frictions stimulantes, et on donnera l’iodure de potassium (20 centigrammes par année d’âge). Dans les cas de sillons comprimant le membre d’une façon excessive, on serait autorisé à enlever aseptiquement une partie de la bande fibreuse et à débrider ainsi les parties menacées de gangrène ou d’ar trophie par constriction.

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