‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfantsChapitre 122 sur 367 · ENTERITE MU CO -MEMBRANE U SE · texte numérisé non relu

ENTERITE MU CO -MEMBRANE U SE

B. Traitement. — La maladie étant réalisée, il faut la traiter par des moyens hygiéniques et médicamenteux.

Pendant la crise, la période aiguë, caractérisée par des coliques, des épreintes, des selles membraneuses, on prescrira la diète. S’il s’agit d’un jeune enfant, on ne laissera prendre que du lait pur ou coupé d’eau, en petite quantité, et à intervalles éloignés. Il faut en effet assurer aux organes de la digestion un repos aussi complet que possible; tout surmenage de l’estomac et de l'intestin, au moment des crises, se traduira par un redoublement de souffrance et par une aggravation de la maladie. S’il y avait des vomissements compliquant l’entérite, il faudrait même aller jusqu’à la diète hydrique , c’est-à-dire ne permettre que de l’eau pure, une décoction de céréales (orge, riz), ou Veau albumineuse . Quelques enfants, tolérant mal le lait de vache et ayant besoin pourtant d’être alimentés, vu leur état de faiblesse et d’amaigrissement, assimileront bien le lait cl’anesse. On devra l’essayer.

S’il s’agit d’un adulte, la diète s'impose encore, quoique avec moins de rigueur que chez le jeune enfant. Le lait est toujours l’aliment à prescrire ; s’il n’est pas accepté, on donne le bouillon dégraissé, le lait de poule (œuf délayé dans le bouillon), les crèmes (œufs au lait), etc. Pas de viande, pas de légumes, pas de vin.

Dans l’intervalle des crises, l’alimentation sera très surveillée. Les petits enfants seront nourris surtout de laitages, de farineux (bouillies de gruau, de crème de riz ou d’orge, etc.), de purées de légumes secs bien cuits et bien assaisonnés, de panades légères, de poissons frais, d’œufs mollets, de crèmes, etc. Quelques enfants ne digèrent pas bien les œufs; on ne s’obstinera pas, on suivra la tolérance de chaque malade.

On a conseillé l’usage de la viande crue hachée ; je n’oserai pas la prescrire à de tout jeunes enfants. Dans la seconde enfance et à l’âge adulte, elle pourra rendre des services.

Chez les malades de cette catégorie comme chez les bébés, le régime doit être très surveillé: repas rares et à heure fixe, aucun excès, pas d’aliments crus, durs, indigestes, pas de sauces épicées, pas de vin pur ni de liqueurs. La quantité des liquides sera rationnée : un verre, un verre et demi par repas.

On préviendra le refroidissement du ventre en faisant por-

ter une ceinture de flanelle. On pourra faire avec avantage des massages légers de l’abdomen, et, concurremment, des frictions sèches sur tout le corps avec le gant de crin, à titre de stimulant général.

Les bains tiècles m’ont semblé avoir un très bon effet chez les enfants; ils seront pris à 34° ou 35° pendant quinze, vingt, trente minutes. Au moment des crises, les bains lièdes prolongés, et à leur défaut les cataplasmes émollients, sont de nature à soulager notablement les malades. Chez les adultes, souvent neurasthéniques ou hystériques, l’ hydrothérapie froide, les douches, le massage général rendront des services. Quand on aura constaté la présence d’un rein mobile, le cas est fréquent chez les femmes (Mathieu), on devra le maintenir à l’aide d'une ceinture appropriée.

Il faut combattre la constipation, qui est habituelle. Nous disposons de plusienrs moyens à cet effet : lavements, suppositoires, laxatifs. On donnera des purgatifs doux, Y huile de ricin (une cuillerée à café ou une cuillerée à potage tous les matins, suivant l’âge, en s’arrêtant quand l’effet désiré est obtenu), le calomel (0^r,05 à O?1', 10 par jour), les pruneaux cuits avec 2 ou 3 grammes de follicules de séné, les graines de psyllium, de lin, de moutarde blanche, etc.

Les suppositoires au beurre de cacao creux, contenant 50 centigrammes, 1 gramme, 2 grammes de glycérine pure, suivant qu’on s’adresse aux bébés, aux grands enfants, aux adultes, sont très efficaces et amènent généralement une selle presque immédiate. On emploie quelquefois aussi les suppositoires ou balles rectales en glycérine solidifiée. A défaut de suppositoires, on peut employer les lavements d’eau tiède, d 'eau de guimauve additionnée de 10 à 20 grammes de glycérine, de 40 à 50 grammes de miel de mercuriale , etc. Les petits lavements de glycérine pure (4 à 5 grammes dans une petite seringue) sont très efficaces.

Au moment des crises, il ne s’agit plus seulement de provoquer des gardes-robes, mais de nettoyer le gros intestin, et il convient alors de faire de grands lavages avec de l’eau bouillie tiède ou avec une solution faible de borate de soude (2 grammes par litre). On se servira d’une grande sonde qu'on enfoncera très haut dans l’intestin, et avec un tube de caoutchouc assez

EPILEPSIE

long on fera tomber le liquide à injecter d’une hauteur de 50 centimètres à 1 mètre. On fera passer, chez les enfants, un demi-litre à chaque lavage, et on répétera la manœuvre deux ou trois fois par jour. On ramène ainsi de nombreux lambeaux membraneux, des glaires, des mucosités.

Pour assurer l’antisepsie intestinale, on fera prendre le calomel à doses fractionnées, O?1', 01 à 0gr,02 trois ou quatre fois par jour, dans une cuillerée de lait ou d’eau sucrée. Je prescris volontiers aux enfants des paquets contenant chacun :

% Bicarbonate de soude 0 gr. 25.

Magnésie calcinée 0 gr. 20.

Benzo-naphtol 0 gr. 15.

Poudre de noix vomique 0 gr. 01 à 0 gr. 02.

M. s. a. N° 20. — En prendre un matin et soir avant le repas, pendant

dix jours par mois.

Les eaux minérales qui ont donné les meilleurs résultats dans la cure de l’entérite muco-membraneuse sont les suivantes : Plombières , Châtel- Guy on, Kissingen, Hombourg, Carlsbad. On pourrait aussi prescrire les eaux de Miers (Lot) qui sont laxatives, diurétiques, et généralement bien tolérées par l’estomac.

ÉPILEPSIE

L’épilepsie est une névrose caractérisée par des vertiges, des absences ( petit mal ) ou par des attaques convulsives avec perte de connaissance ( grand mal).

Le diagnostic présente, dans la première enfance, de réelles difficultés. Certains enfants atteints de convulsions, de tic de Salaam, d’incontinence d’urine, sont des épileptiques en germe. On a vu les vers intestinaux se traduire par des attaques d’épilepsie; les lésions cérébrales (tumeurs) peuvent aussi simuler l’épilepsie. De môme l’hystérie, l’éclampsie urémique. Quand on assiste à la grande attaque (cri, pâleur de la face, chute, perte de connaissance, tétanisme, clonisme, stertor, écume à la bouche), le diagnostic est facile. Mais l’épilepsie peut être larvée et les accès révélateurs sont parfois séparés par des intervalles prolongés.

L’épilepsie est une névrose héréditaire, les enfants épileptiques ayant fréquemment des ascendants hystériques, vésaniques, alcooliques, etc.

TRAITEMENT '

Au moment de l’attaque, on desserrera les vêtements de l’enfant, et on le placera sur un matelas ou sur des coussins; la compression des carotides a été conseillée pour modérer ou enrayer les attaques.

Quand l’épilepsie est partielle avec aura périphérique, on peut parfois, à l’aide d’une constriction énergique au-dessus de l’aura, atténuer ou prévenir l’abcès. M. Pitres a même obtenu des succès avec les vésicatoires en bracelet sur le membre, audessus de l’aura. Mais ce remède est inapplicable à l’épilepsie essentielle.

Si l’on se croit en présence d’une épilepsie vermineuse, on donnera les anthelmintiques usités.

Si l’on soupçonne la syphilis cérébrale, on prescrira les frictions mercurielles et l’iodure de potassium.

Quant au traitement de l’épilepsie essentielle, il est purement palliatif.

Le bromure de potassium est le médicament le plus efficace.

On le prescrira à hautes doses, longtemps continuées : 2 à 4 grammes par jour pour des enfants de 5 à 10 ans, dans une solution sucrée ou le sirop d’écorces d’oranges amères :

% Bromure de potassium 23 grammes.

Sirop d’écorces d’oranges 300 —

Deux à quatre cuillerées à soupe par jour.

Dans la première enfance, la dose sera moindre :

% Bromure de potassium 0 gr. 30.

Eau de fleurs d’oranger 30 grammes.

Sirop simple 20 —

Par cuillerée à café dans la journée pour un enfant de 2 ans.

On peut mettre, chez les nourrissons, le bromure de potassium dans du lait. Un associe parfois le bromure de potas-

ÉPILEPSIE. 337

sium aux bromures de sodium et d’ammonium ; par exemple :

% Bromure de potassium . ... I

— de sodium ( ââ. . . l gramme.

— d’ammonium \

Sirop d’écorces d'oranges 30 grammes.

Hydrolat de tilleul 30 —

A prendre par cuillerées, dans la journée, pour les enfants de 7 à 10 ans.

Le bromure d’or a été préconisé par le Dr Goubert, à la dose quotidienne de 2 à 5 milligrammes en granules.

On a conseillé aussi :

% Bromure d’ammonium et de rubidium. . 2 grammes.

Eau de tilleul 30 —

Sirop de fleurs d’orangers 30 —

En deux doses, matin et soir.

% Bromure de strontium 2 grammes.

Eau de fleurs d’oranger 40 —

Sirop d’écorces d’oranges 20 —

Ibid.

Le bromure d’éthylène mêlé à l’huile (5 p. 100) se prescrit à la dose de XXX gouttes deux fois par jour dans de l’eau sucrée.

Le bromure de zinc, le bromure de nickel sont aussi de bons médicaments :

% Bromure de zinc ou de nickel 5 grammes.

Sirop de belladone 60 —

Sirop d’écorces d’oranges 200 —

Une cuillerée à soupe matin et soir.

Dans les cas de vertige épileptique, M. Bourneville s’est bien trouvé du bromure de camphre (2 à 8 capsules par jour). Le borate de soude a été vanté par quelques médecins :

% Borate de soude 2 grammes.

Sirop d’écorces d’oranges 30 —

Eau de tilleul 50 —

A prendre en quatre ouVûnq fois dans la journée.

Bouchut conseillait 3 cuillerées par jour de la potion :

% Eau distillée de tilleul 60 grammes.

— de laurier-cerise 10 —

Sirop de fleurs d’oranger 30 —

Ammoniaque liquide XII gouttes.

La belladone a été très employée :

% Extrait de belladone 0 gr. 01.

Poudre de belladone 0 gr. 01. .

Pour 1 pilule, 1 à 4 le soir.

(Trousseau.)

% Extrait de belladone 0 gr. 10.

Oxyde de zinc 1 gramme.

Pour 10 pilules, une matin et soir.

M. Pierret a remarqué que l’extrait de belladone amenait souvent des attaques convulsives, mais ces décharges motrices amélioraient le caractère et l’intelligence des enfants : la force nerveuse qui se dépense d’un côté ne peut pas se dépenser de l’autre. La strychnine agirait de même.

Parmi les autres médicaments nervins, on a prescrit tour à tour l’antipyrine à la dose de 2 à 3 grammes par jour, la valériane, l’armoise, etc.

% Poudre de racines d’armoise 30 grammes.

Sucre en poudre 200 —

Quatre cuillerées à café par jour.

(Bresler.)

% Sulfate de cuivre ammoniacal

Extrait de valériane

Pour 60 pilules, 2 par jour.

1 gramme.

(Biett.)

% Sulfate de cuivre ammoniacal

Eau distillée

II à V gouttes par jour.

1 gr. 50.

25 grammes.

(Neumann.)

Le valérianate d’ammoniaque, à la dose de 4 à 5 grammes par jour, esta essayer.

Le sulfonal, à la dose de 50 centigrammes par chaque soir, ou une fois sur deux soirs, a amélioré certains cas.

L’hydrastinine (principe actif de YHydrastis canadensis ), en solution à 1 p. 5, peut être donnée à la dose de 5 centigrammes par jour.

Les injections de suc testiculaire de taureau, employées dans 30 cas par Bourneville et Cornet, sont restées sans effet.

A ces médicaments, dont l’effet est plus ou moins incertain, il convient d’ajouter l’hydrothérapie (douches froides) et une

ÉPISTAXIS.

bonne hygiène: vie au grand air, repos moral, pas d’excitations, pas de contrariété, pas de surmenage, pas d’excès alimentaires, surveillance de tous les instants.

Une ou plusieurs saisons à Néris, à Bagnères-de-Bigorre, peuvent être utiles.

ÉPISTAXIS

L’épistaxis ou saignement de nez est surtout fréquente dans la seconde enfance. Elle est tantôt isolée, idiopathique, tantôt symptomatique d’une maladie aiguë (lièvre typhoïde, rougeole, coqueluche, purpura, leucémie, pseudo -leucémie) ou d’une affection locale de la muqueuse (coryza, polypes, corps étrangers, traumatismes).

Quand elles sont spontanées, les épistaxis peuvent traduire un tempérament morbide héréditaire, l'hémophilie, l’arthritisme. Elles sont fréquentes au m ornent de la puberté chez les jeunes filles non réglées ou mal réglées, c liez les jeunes gens surmenés des écoles. L’épistaxis est très rare dans la première enfance, et très minime quand elle existe; je l’ai vue accompagner le coryza, l’impétigo nasal, la syphilis.

En général l’épistaxis se reconnaît facilement : on voit le sang couler par l’orifice antérieur d’une narine; s’il coule en arrière, il suffit de faire pencher en avant la tête de l’enfant. Mais si l’épistaxis survient pendant le sommeil, le sang peut être dégluti, et l’on a alors une hématémèse, du mélæna consécutivement. L’examen direct des fosses nasales montrera la source de l’hémorragie.

TRAITEMENT

Le traitement de l’épistaxis n’est utile et nécessaire que dans les cas où cette hémorragie devient sérieuse ou inquiétante par sa répétition, par son abondance, par sa durée.

Avant d’avoir recours à des médications directes, on emploiera les petits moyens mis journellement en usage : élever le bras correspondant à la narine qui saigne, eau fraîche sur le visage, sur le cou, trousseau de clefs dans le dos, etc. Si cela ne réussit pas, on fera dans la narine une injection d’eau très

chaude, de jus de citron, de perchlorure de fer dilué. On introduira dans le nez une tige d’amadou imbibée de perchlorure de fer, ou un tampon d’ouate hydrophile trempé dans une eau hémostatique, comme l’eau de Tisserand, de Léchelle, de Pagliari, de Brocchieri. L’insufflation de poudres astringentes (tanin, alun), les cautérisations avec une solution de nitrate d’argent à 1 p. 50, les attouchements avec une solution forte de cocaïne à 1 p. 10, d’antipyrine au 1/3, de ferripyrine à 1/10, sont souvent très efficaces.

On peut encore essayer les tampons imbibés de teinture d ’ Urtica clioica.

Lermoyez recommande de tamponner avec un bourdonnet d’ouate imbibée d'eau oxygénée à 12 volumes. On peut faire aussi des injections dans les narines avec les coagulants nouvellement usités (P. Carnot) :

% Gélatine 3 grammes.

Eau distillée 100

Chlorure de calcium 1 ’ —

On fait dissoudre à chaud la gélatine dans l’eau distillée et on ajoute le chlorure de calcium. On emploie cette solution tiède (37° environ).

Contre les épistaxis qui se répètent sans trêve, on prescrira la teinture d ' Hamamelis virginica à la dose de X gouttes trois fois par jour. On pourra l’associer à l’ergotine :

% Eau distillée de mélisse 60 grammes.

Sirop de ratanhia 20 —

Ergotine 0 gr. 50.

Teinture d ’ Hamamelis virginica XXX gouttes.

A prendre dans la journée en trois ou quatre fois.

En même temps, on prescrira les sels de quinine, en se souvenant que, dans certains pays, l’épistaxis peut être d'origine malarienne :

% Bromhydrate de quinine 1 gr. 50.

Ergotine 1 gramme.

Excipient et glycérine Q. s.

Pour dix pilules; trois à quatre par jour.

Si l’enfant est pâle, anémique, on donnera le sirop d’ioduré. de fer, les bains salés, les douches froides.

ÉPITHÉLIOM A.

Quant au tamponnement classique des fosses nasales avec la sonde de Belloc, il est difficile et dangereux chez l’enfant : on n’y aura recours qu’à la dernière extrémité. La plupart des spécialistes ont renoncé à l’emploi de ce moyen un peu barbare et la sonde de Belloc ne fait plus partie de leur trousse. Mendel se sert d’une sonde de Nélaton ou d’une sonde en gomme à laquelle il fixe, après l’avoir fait sortir en avant du voile palatin, un tampon de gaze iodoformée gros comme la dernière phalange du pouce du malade et muni d’une ficelle assez longue dont les deux chefs ramenés en avant de la narine serviront à attacher un deuxième tampon, tandis que l’autre, sortant par la bouche, sera fixé autour de l’oreille. L’épistaxis provenant de l’érosion d’un vaisseau situé à la partie antérieure et inférieure de la cloison, on peut, avec un bon éclairage et un bon nettoyage, voir la source de l’hémorragie. Avec de petits tampons imbibés d’eau phéniquée, on enlève les caillots, on nettoie la fosse nasale; si le sang coule en trop grande abondance, or fait un petit tamponnement provisoire, en chassant l’un devant l’autre quelques petits bourdonnets d’ouate. On prépare deux ou trois stylets, dont le bout olivaire reçoit une goutte de nitrate d’argent ou d’acide chromique cristallisé, qu’on a fait fondre à la flamme d’une bougie. On enlève alors les tampons, et on porte le stylet sur le point où l’on voit sourdre le sang, en maintenant quelques instants le contact. Ce procédé arrête et prévient à la fois les épistaxis (Lubet-Barbon).

ÉPITHÉLIOMA

L’épithélioma est très rare chez les enfants et on ne le voit guère que dans la seconde enfance ou l’adolescence. Quand il s’observe à cet âge, il revêt la forme ulcéreuse et rongeante. Un enfant de 14 ans (Dr IIartzell , the New -York Med. Journ., S mars 1898) présente un petit bouton au niveau de 1 apophyse zygomatique gauche; après six mois, ce bouton s’ulcère et présente bientôt l’aspect d’une ulcération grande comme une pièce de 50 centimes; les bords sont relevés, durs, le centre est couvert de croûtes épaisses et noires. Près de l’ulcère, on note un tubercule piriforme, et au niveau de

l’aile gauche du nez, une autre tumeur semblable; une troisième se voit à la partie supérieure gauche du nez. Ces trois grains épithéliomateux ont succédé à l’ulcération zygomatique, ils existaient deux ans après le début. L’examen microscopique montra un stroma fibreux, des cellules rondes, des traînées épithéliales. Le diagnostic est facile, il faut penser au lupus, pour l’éliminer d’après les caractères objectifs.

Il est indiqué de détruire les tumeurs; excision complète pour les noyaux bien limités; quant aux ulcérations, on les pansera avec le chlorate de potasse en poudre ou l’aristol; dans le cas de Ilartzell, l’ulcération zygomatique fut pansée avec un emplâtre de pyrogallol à 4-0 p. 100 pendant quinze jours; la cicatrisation fut obtenue. Il y aura intérêt parfois à gratter, curette.r les foyers ulcérés avant de les modifier par les topiques.

Page 1