FIÈVRE RÉCURRENTE
d’Enfants de Varsovie. La maladie est due à un spirille découvert par Obermeyer, et qui se rencontre dans le sang au moment des accès. Elle est contagieuse et inoculable, le sang des malades étant virulent. On la voitsouventaccompagner le typhus exanthématique, influencée comme lui par la malpropreté, l’encombrement, la saison froide. Les garçons seraient plus souvent atteints que les filles. Rare chez les nouveau-nés et les nourrissons, quoiqu’elle puisse être transmise de la mère au fœtus, la fièvre récurrente est plus commune dans la seconde enfance. Elle peut récidiver. Rate grosse, cœur mou, foie sclérosé, moelle des os ramollie, sang riche en leucocytes, telles sont les lésions habituelles. La maladie, après quelques jours d'incubation (trois à sept), éclate brusquement par des frissons, de l’abattement, de la céphalalgie, des vomissements, des douleurs dans les membres, parfois des convulsions. La température est très élevée et reste telle pendant plusieurs jours, avec des rémissions matinales et nocturnes. Pouls très fréquent, grande faiblesse, tête renversée en arrière, intelligence nette. La rate est hypertrophiée et douloureuse, il y a un léger ictère. Albuminurie. Les accès durent cinq à sept jours. Alors survient une défervescence considérable avec hypothermie ; au bout de quatre, cinq, dix jours d’apyrexie, nouvel accès avec fièvre, tachycardie, vomissements, diarrhée, épistaxis. Souffles anémiques au cœur. Abattement plus marqué que la première fois ; la rate est aisément sentie par la palpation. Au bout de deux, trois, cinq jours, défervescence. Parfois il y a une seconde rechute. La maladie peut se compliquer d’ictère, de péritonite, d’endocardite, de pneumonie, d’herpès labial, d’otite, d’ophtalmie, etc. Il y a des cas légers, atténués; d’autres sont accompagnés d’éruption, quelques-uns même simulent la méningite. La maladie guérit bien chez les enfants.
TRAITEMENT
Un a préconisé le calomel , qu'on donne à doses fractionnées (1 à 2 centigrammes toutes les deux heures). On combattra l'hyperlhermie par les bains frais (30°, 28°, 25°), le drap mouillé, la quinine. Si la rate est très grosse et très douloureuse, on appliquera à son niveau une vessie de glace. Si le cœur faiblit,
on fera des injections sous-cutanées de sulfate de spartéine (2 à 4 centigrammes), de sulfate de strychnine (1 à 3 milligrammes), de caféine (20 à 25 centigrammes). Régime lacté, potion de Todd, inhalations d’oxygène, chambre aérée, bien ventilée. La prophylaxie exige l’isolement des malades, la désinfection de leurs déjections et des objets en contact avec eux.