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L’alimentation liquide devra d’ailleurs être continuée longtemps après la guérison.
Pour combattre l’anémie de convalescence et la faiblesse qui résultent parfois de la fièvre typhoïde et d’une poussée de croissance, on enverra les enfants à la campagne ou aux eaux d’Auvergne reconstituantes, comme la Bourboule, Royat, Saint- Nectaire.
On veillera sur l’alimentation des enfants; on ne leur donnera que de l’eau bien filtrée ou même bouillie (en temps d’épidémie); le lait sera toujours stérilisé par la chaleur. Dans les hôpitaux, dans les familles même, si cela est possible, on isolera les malades et on empêchera toute communication entre eux et les enfants indemnes.
Les déjections seront désinfectées de la manière suivante : le vase sur lequel ira l’enfant contiendra une solution de sublimé à 1 p. 1 000. ou phéniquée à 5 p. 100, ou un lait de chaux, ou une solution de chlorure de zinc ou de sulfate de cuivre à 5 p. 100. Les linges souillés par les enfants seront trempés dans l’eau bouillante ou le sublimé à 1 p. 1000, avant d’aller au blanchissage. Les personnes de l’entourage veilleront à la propreté de leurs mains et de leurs vêtements qui pourraient être souillés par le malade : ils passeront une blouse par-dessus leurs habits, et se laveront les mains au sublimé à 1 p. 1000 après chaque contact.