FOLIE
La folie es! aussi rare chez les enfants que l’idiotie est commune. Cependant on voit, dans la seconde enfance, des cas de manie, délire aigu, hypocondrie, hallucinations, impulsions suicides ou homicides. Esquirol a vu des maniaques de 8, 9, 14 ans, un mélancolique de 11 ans. J. Franck a vu un maniaque de 2 ans et un autre de 10 ans. Moreau de Tours cite de nombreux exemples de folie chez les enfants (Paris, 1888). A la suite de la fièvre typhoïde, on voit quelquefois des vésanies temporaires ou durables; j’en ai vu un cas chez un garçon de 3 ans. Certains enfants présentent des fugues, quittent tout à coup leur domicile et se transportent à des distances parfois très grandes.
La folie de l’enfant est héréditaire, elle n’est pas acquise, et l’on trouve toujours des tares nerveuses chez les ascendants.
TRAITEMENT
En présence de délire aigu, de manie, on prescrira des bains tièdes prolongés (3 à 6 heures), des purgatifs (deux ou trois par semaine), des lavements ou potions au clüoral, au bromure de potassium. Il faut calmer et faire dormir l’enfant. On n’emploiera pas l’opium, la digitale, les solanées. On pourra prescrire la quinine dans la manie intermittente.
Dans lafoliede l’enfantcomme dans celle de l’adulte, il faut prescrire l’isolement loin de la famille, dans une maison de santé. Là on fera de l’hygiène plus que de la thérapeutique pharmaceutique : douches, drap mouillé, exercices et jeux de plein air, cyclisme, promenades, etc. Pas de surmenage cérébral, pas d’alcool, ni excitants d’aucune espèce. Occupation intellectuelle sans fatigue, distractions, etc.