GRENOUILLETTE
C’est quand cet état général est en cause que peut se poser la question de la répercussion des gourmes ; si l’on ferme trop tôt, si l’on guérit trop promptement et trop radicalement une surface eczémateuse excrétante de la face ou de la tête, l’enfant n’est-il pas exposé à quelque complication méningée, cérébrale, pulmonaire? On l’a dit, on l’a craint, et parfois avec quelque fondement. D’où le conseil, dans les eczémas étendus et chroniques des jeunes enfants, de procéder avec ménagement, d’attaquer partiellement le mal, de supprimer graduellement l’exutoire (si exutoire il y a), de faire concurremment l’antisepsie intestinale, etc.
C’est au médecin qu’il appartient d’apprécier le mode et l’opportunité de son action en pareil cas. Je dois dire que, pour ma part, je n’ai que très exceptionnellement vu les eczémas infantiles avoir des répercussions viscérales fâcheuses. Il m’a semblé pourtant saisir une sorte de balancement entre certaines éruptions faciales et certaines manifestations bronchiques asthmatiformes, les premières florissant quand les secondes disparaissaient, et vice versa.
Sans nier absolument la réalité de pareils phénomènes, il faut reconnaître leur extrême rareté et leur peu de valeur dans la clinique courante. En somme, l’état local domine, et c’est à lui qu’il faut s’adresser. (Voyez Eczéma, Impétigo, Phtiriase, Adénopathies.)