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ŒDÈME DU POUMON

Il peut être partiel ou général : dans ce dernier cas, il est plus grave et se complique souvent de refroidissement, d’athrepsie, d’atélectasie, de coma.

Il se distingue du sclérème par sa mollesse, l’absence de rigidité du corps; à l’autopsie, la coupe de la peau, dans l’œdème, laisse transsuder la sérosité; dans le sclérème, il ne s’écoule aucun liquide.

TRAITEMENT

Si l’enfant atteint d’œdème est placé dans de bonnes conditions hygiéniques, c’est-à-dire pourvu d’une nourrice, réchauffé par l’enveloppement (ouate, flanelles chaudes) ou par la couveuse, il peut guérir, quand la maladie n’est pas trop avancée, trop généralisée. On cherchera à activer la circulation par des frictions d’alcool camphré.

Billard avait recours à la saignée, moyen abandonné aujourd’hui. Il vaut mieux exciter l’enfant par l’alcool (quelques gouttes d’eau-de-vie dans une cuillerée à café de lait, toutes les heures), par la caféine ou l’éther en injections sous-cutanées, par les inhalations d’oxygène.

On peut encore donner des bains sinapisés, masser l’enfant avec de l’huile chaude ou de la teinture d’arnica. On fera les frictions et les malaxations de bas en haut, deux fois par jour au moins, pendant cinq à dix minutes. Si l’enfant est trop faible pour prendre le sein, on le gavera à l’aide de la sonde.

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