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ANGINE GANGRENEUSE

La gangrène des amygdales est rare, elle succède parfois ai noma (voyez ce mot); elle peut accompagner la scarlatine, 1; diphtérie. Elle s’observe surtout chez les enfants débilités e cachectiques; c’est le résultat d’une infection secondaire.

Les amygdales sont ulcérées, déchiquetées, noirâtres, laissant écouler une sanie fétide et repoussante. L’enfant est d’uni pâleur terreuse; la terminaison est souvent mortelle.

ANGINE HERPÉTIQUE.

TRAITEMENT

Outre le traitement général (aliments, alcool, quinquina, café), destiné à remonter le malade, on agira localement par les collutoires et les gargarismes.

% Acide phénique 1 gramme.

Glycérine 30 —

Toucher avec un pinceau trois fois par jour.

% Acide chlorhydrique 1 gramme.

Miel rosat 20 —

Eau 200 —

Pour gargarismes.

% Permanganate de potasse 1 gramme.

Toucher le foyer toutes les deux heures.

% Eau distillée 150 grammes.

Sirop simple . 20 —

Alcoolat de lavande ) ~ 0

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— myrrhe )

— capsicum . 6 —

Créosote 1 —

Pour gargarismes et badigeonnages.

(Green.)

On fera des irrigations avec la solution phéniquée à 1 p. 100, salicylée à 2 p. 1 000.

Les pulvérisations avec la créosote sont à recommander :

% Créosote 5 grammes.

Alcool à 90° 50 —

Eau 500 —

Placer le malade, la bouche ouverte, en face du jet de vapeur.

ANGINE HERPÉTIQUE

L’angine herpétique est constituée au début par de petites vésicules implantées sur les amygdales; ces vésicules ne tardent pas à se rompre, laissant cà leur place des ulcérations qui se recouvrent d’exsudats plus ou moins épais, souvent diphtéroïdes, d’où le nom d 'angine couenneuse commune donné à la maladie. Le diagnostic est souvent délicat et exige l’intervention de la bactériologie. (Voyez Diphtérie.)

Quant il existe de l’herpès buccal ou facial, le diagnostic est rendu plus facile.

TRAITEMENT

La fièvre et la douleur étant généralement très vives, on débutera par un vomitif qui amènera une sédation salutaire (1/2 à 1 gramme d’ipéca). Si l’on craint l’influence déprimante du Vomitif, on donnera un purgatif. On prescrira ensuite des gargarismes émollients :

% Décoction de racines de guimauve. . . . 200 grammes.

Sirop de miel. 50 —

% Décoction d’orge 100 grammes.

Lait tiède 100 —

Les douleurs locales étant un peu calmées, on fera l’antisepsie de la gorge avec des gargarismes au borax, au chlorate de potasse, à l’acide salicylique.

% Borax 5 grammes.

Sirop de mûres 40 —

Eau distillée 200 —

% Chlorate de potasse 5 grammes.

Sirop diacode 20 —

Eau • 150 —

% Acide salicylique 1 gramme.

Alcool à 90" 10 —

Glycérine 20 —

Eau distillée 150 —

L’enfant sera mis à la diète lactée et gardé à la chambre. S’il y a doute sur la nature de la maladie, on l’isolera.

ANGINE PHLEGMONEUSE

L’angine ou amygdalite phlegmoneuse est une inflammation aiguë de l’amygdale qui aboutit à la formation de pus dans l’intérieur de la glande ou dans son voisinage. On aperçoit une amygdale tuméfiée, rouge, soulevant le pilier qui est lui-même œdémateux et violacé. L’enfant accuse une douleur vive, il peut à peine entr’ouvrir la bouche, il ne peut déglutir. La formation du pus n’a guère lieu avant le septième ou le huitième jour. L’agent pathogène de la maladie est ordinairement le streptocoque.

ANGIOMES.

TRAITEMENT

Le traitement est médical et chirurgical. Médicalement, il faut assurer l’alimentation du malade (lait tiède, bouillons, potages très clairs), le soulagera l’aide des gargarismes émollients :

% Décoction d’orge mondé 200 grammes.

Sirop diacode 20 —

L’ingestion de petits fragments de glace est parfois très utile.

Il faut aussi faire un traitement antiseptique. Le salol a donné de bons résultats; on le prescrira, à l’exemple de Saint- Philippe, à la dose de 2 grammes par jour en cachets, ou en suspension dans un j ulep gommeux :

% Julep gommeux . 60 grammes.

Salol en poudre fine 2 —

Prendre en cinq ou six fois dans la journée en agitant bien le flacon avant de s’en servir.

Parfois l’administration précoce du salol aurait fait avorter l’angine.

Quelques médecins restent partisans des sangsues appliquées à l’angle des mâchoires (2 ou 3 du côté malade).

■Pour prévenir les récidives, on prescrira de fréquents gargarismes avec :

% Acide salicylique 1 gramme.

Alcool à 90° 20 —

Eau distillée 300 —

Le traitement chirurgical consiste à ouvrir l’abcès au bistouri ou au galvano-cautère ; on dirigera l’instrument parallèlement à la joue, pour ne pas s’exposer à blesser les vaisseaux carotidiens. On fera suivre l’incision de gargarismes fréquents avec la solution sus-indiquée.

ANGIOMES

Les angiomes sont de petites tumeurs vasculaires dont les degrés et les variétés sont innombrables, en partant des nævi,

simples taches inoffensives, pour aboutir aux tumeurs érectiles les plus volumineuses. Je ne m’occuperai ici que des petits angiomes accessibles au traitement médical. On voit sur le corps, sur la face, une petite tumeur plate ou saillante, peu étendue, rouge ou violacée, molle au toucher, se vidant en partie par la pression. On reçonnaît aisément une tumeur vasculaire.

TRAITEMENT

Quand l’enfant n’est pas vacciné, il faut l’inoculer par scarifications rapprochées sur sa tumeur ; la cicatrice vaccinale peut alors amener la guérison par atrophie.

Si l’enfant a été vacciné, on badigeonnera tous les jours avec :

% Collodion

Sublimé corrosif

ou avec :

% Collodion riciné 10 grammes.

Chrysarobine 1 —

(Monin . )

On peut injecter, tous les huit jours, dans la tumeur, avec une seringue de Pravaz stérilisée, une ou deux gouttes de - liqueur de Piazza :

% Eau distillée 60 grammes.

Perchlorure de 1er 25 —

Chlorure de sodium 15 —

On peut encore essayer le chlorure de zinc, suivant la méthode de M. Lannelongue :

% Eau distillée. . .

Chlorure de zinc

Injecter tous les huit ou quinze jours, suivant la grosseur de l’angiome, deux ou trois gouttes de cette solution.

Enfin l’électrolyse donne souvent des succès dans le traitement des angiomes. C’est le traitement de choix, pour peu que la tumeur soit volumineuse, quand les moyens précédents ont échoué.

20 grammes.

20 grammes.

ANKYLOSTOME DUODÉNAL.

ANIDROSE

L’anidrose est le contraire de l’hypéridrose (voyez ce mot). Il semble que les glandes sudoripares soient atrophiées ou troublées dans leur fonctionnement. Elles ne sécrètent plus assez de sueur pour humecter la peau qui devient sèche, âpre, rude au toucher. Conséquemment, il y a une légère desquamation, une exfoliation plus ou moins nette de l’épiderme qui fait penser à l’ichtyose. L’anidrose peut être congénitale ou dériver d’un état morbide, d’une maladie chronique, de la cachexie tuberculeuse, de l’athrepsie, de la diarrhée chronique, etc.

Outre les bains émollients, savonneux, glycérinés, on cherchera à relever l’état général des sujets par une bonne alimentation, par les inhalations d’oxygène, par le changement d’air, par l’huile de morue s’ils peuvent la supporter.

ANISOMÉTROPIE

Les deux yeux sont de réfraction inégale ou différente.

ANKYLOSTOME DUODÉNAL

Dubini (de Milan) a découvert, dans le duodénum de l’homme, un ver cylindrique de 3 à 4 millimètres de long, qui jouerait un rôle important dans la pathologie des mineurs. On a imputé l’anémie des mineurs à la présence de ce parasite dans l’intestin. Les enfants des pays miniers présentent parfois une anémie pernicieuse dont l’ankylostome duodénal peut être la cause.

TRAITEMENT

L’extrait éthéré de fougères mâles, en capsules, à la dose de 3 à 4 grammes par jour, ou en potion, tue l’ankylostome duodénal, comme le ténia. On pourra donc avoir recours aux ténicides usuels. (Voyez le mot Ténia.) Mais le thymol a une

action spéciale ; on le pulvérise finement avec parties égales de sucre et on donne 2 à 3 grammes en trois doses répétées d’heure en heure.

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