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ORGELET

L’inllammation des glandes palpébrales est commune et généralement sans gravité; l’orgelet ou orgeolct est une sorte de

0 STÉO - A R T H R O P ATH I E.

furoncle des paupières qui se traduit par une saillie acuminée, rouge, puis jaune, avec gonflement périphérique, douleur, occlusion plus ou moins complète de l’œil.

TRAITEMENT

Avant la formation du pus, ou appliquera sur l’œil malade des compresses boriquées chaudes à 3 p. 100.

Si la tension est vive et la douleur forte, on prescrira un petit cataplasme de fécule fait avec de l’eau boriquée.

Quand l’orgelet devient acuminé et blanc, on incise avec la pointe d’une lancette ou d'un thermocautère et on lave à l’eau bouillie boriquée.

Si la paupière reste enflammée, si la conjonctive sécrète du muco-pus, on emploie pendant quelques jours la pommade suivante :

% Précipité jaune 0 gr. 20.

Vaseline 10 grammes.

OSTÉOARTHROPATHIE HYPERTROPHIANTE PNEUMIQUE

On a observé, chez les enfants comme chez les adultes, un certain nombre de cas simulant Y acromégalie de Marie, mais en différant essentiellement.

Les phalangettes sont hypertrophiées et renflées en baguettes de tambour, comme dans la tuberculose chronique et la cyanose congénitale ; l’ongle est large et incurvé, la phalangette est séparée de la phalangine par un sillon circulaire ; mais tout est limité à l’extrémité des doigts ou des orteils, ceux-ci d’ailleurs plus rarement envahis.

La maladie, se rencontrant habituellement dans les affections chroniques des bronches ou des poumons (bronchite chronique, bronchectasie, etc.), peut aussi s’observer d’une façon aiguë et curable dans la pleurésie purulente, dans la pleuropneumonie (Moussous, Gillet, Moizàht). Marfan a signalé un cas à la suite de pyélo-néphrite ; l’origine pneumique n’est donc pas constante.

Quoi qu’il en soit, cette ostéo-artb ropalhie n’est qu’un cha-

pitre de Yacropalhologie (maladie de Raynaud, engelures, etc.). La lésion des os et des articulations est due vraisemblablement au passage dans le sang de toxines exerçant une action élective sur les phalangettes.

TRAITEMENT

En général, chez Tentant, le traitement de l'affection pleuropulmonaire initiale suffit à faire rétrocéder l’ostéopathie.

L’attaque directe de la lésion ne semble pas devoir donner de résultat. On placera les enfants dans de bonnes conditions d’hygiène (grand air, bonne nourriture), et on prescrira des inhalations d’oxygène. L’iodure de potassium à petites doses sera essayé, d’autant plus qu’on a parfois incriminé la syphilis. L’électrisation localisée, les bains d’oxygène sont également à conseiller.

OSTÉOMALACIE

L’ostéomalacie est caractérisée par le ramollissement général des os, entraînant des déformations excessives et des fractures multiples.

Plus fréquente à l’àge adulte et chez la femme, l’ostéomalacie se rencontre pourtant chez l’enfant (Meslay, Thèse de Paris, 1896). Si Relin, Stanski et d’autres ont parlé de l’ostéomalacie du premier âge, du nouveau-né et même du fœtus, c’est surtout aux approches de la puberté et chez les filles que la maladie se rencontre.

Les os ramollis sont décalcifiés, graisseux (deux ou trois fois plus de graisse que dans les os normaux).

On voit des filles de 12 à 13 ans, non rachitiques, pas encore réglées, se plaindre de douleurs vagues dans les jambes; ces douleurs une fois furent suivies de genu valguni double. Puis viennent la parésie, l’impotence, les incurvations des os qui rapetissent l’enfant. Chez une fille de 13 ans (J. Voisin), obligée de marcher avec des béquilles, on était obligé de les raccourcir incessamment, la taille diminuait à vue d’œil; le front, 1res élargi, présentait des bosselures et des dépressions molles, rappelant les fontanelles.

Le rachis s’inlléchit (scoliose, cyphose, lordose), les côtes,

OSTÉOPSATH YROSIS.

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lo sternum, les clavicules se tassent et se raccourcissent. Les os des membres se fracturent au moindre choc; la consolidation est difficile (pseudarthrose). Marche progressive entrecoupée parfois de rémissions. A la fin cachexie, mort par une complication pulmonaire (asphyxie, congestion).

Le diagnostic sera d'autant plus difficile qu’on se trouvera en présence d’enfants plus jeunes; on pensera au rachitisme ; mais celui-ci affecte le premier âge, est exceptionnel chez les adolescents (rachitisme tardif). Un bon signe distinctif est la présence des douleurs qui préludent aux déformations de l’ostéomalacie et manquent dans le rachitisme. Ces douleurs pourraient être confondues avec les douleurs de croissance , et chez un malade de Meslay, dont l’ostéomalacie avait débuté à 13 ans par des douleurs osseuses, on avait incriminé la croissance. Mais bientôt le genu valgum , l’inertie des bras, la cypho-scoliose, les doigts en massue, le chapelet costal, l’atrophie musculaire, les fractures firent abandonner cette idée. Le Mal de Pott se distingue par sa cyphose anguleuse, son évolution, etc.

On a recommandé l’huile de foie de morue, les phosphates calcaires, le phosphore, comme dans le rachitisme, et il n’y a pas d’inconvénient à essayer ces médicaments.

L’extirpation des organes génitaux a fourni des succès à Porro chez des femmes ostéomalaciques qui ne pouvaient accoucher (187G). Fehling (1 887) s’est borné à l’ovariectomie. Mais, avant d’aboutir à une intervention aussi radicale, il sera bon d’essayer l’opothérapie ovarienne : suc ovarien en capsules, poudre d’ovaire de brebis (cachets ou capsules de 10 centigrammes; deux à trois par jour.)

OSTÉOPSATH YROSIS

On désigne sous ce nom la fragilité anormale du squelette; l’enfant qui présente cette anomalie est exposé [à des fractures osseuses sous l’inlluence des chocs les plus légers, des mouvements les plus modérés (faux pas, passage de la position assise à la position debout).

Outre l’ ostéopsathyrosis dcutéropathique des rachitiques, ostéomalaciqucs, scorbutiques, néoplasiques, névropathiques, il existe une ostéopsathyrosis primitive et idiopathique.

F. Schultze (Arch. f. Klin. C/iir. , 1894) a vu une fille de 13 ans, pâle, maigre, née avant terme (8 mois), qui, dès l’àge de 9 mois, avait commencé une série de fractures sans provocation suffisante, spontanément pour ainsi dire : à 9 mois, fracture du fémur droit; à 18 mois, fracture du fémur gauche; de 18 mois à G ans, 5 fractures, 2 au fémur droit, 2 à la jambe gauche, 2 à l'humérus droit; de 6 à 13 ans on compte 23 fractures.

Il y a donc eu en tout 30 fractures (7 au fémur droit, o au fémur gauche, G à la jambe droite, 4 à la jambe gauche, 2 à l’humérus droit, 4 à l’humérus gauche et 2 à l’avant-bras droit).

Le squelette était grêle. Membres inférieurs recourbés, tibias aplatis, pieds plats, muscles atrophiés. Des ostéotomies furent faites pour remédier aux déformations.

On constata l’absence de la cavité médullaire ou son atrophie. A lajambe gauche, le tibia et le péroné étaient soudés ensemble par une exostose plate occupant l’espace interosseux. Pas de douleurs dans les fractures des membres supérieurs, douleurs vives dans les fractures du fémur. Consolidation rapide. Impossible de prévoir le terme de la maladie.

TRAITEMENT

La fragilité excessive des os longs des membres rend nécessaires les précautions les plus minutieuses pour éviter toute fatigue, tout choc violent à l’enfant.

Mais prévenir les fractures ne suffit pas, il faudrait rendre les os plus solides. On y arrive dans le rachitisme par le traitement marin, par l’administration de l'huile de foie de morue, du phosphore, du phospho-glycérate de chaux, etc. Ce traitement doit être essayé dans Y ostéopsathyrosis idiopathique.

On recommandera donc de ne pas laisser marcher l’enfant, de le conduire au bord de la mer, de lui faire prendre alternativement de l’huile phosphorée (phosphore 1 centigramme pour 100 grammes d’huile : une à deux cuillerées à café par jour), et du glycérophosphate de chaux (après quinze jours d’huile phosphorée, quinze jours de glycéro-phosphale en poudre, 10, 13, 20 centigrammes).

OTALGIE

Les douleurs d’oreille traduisent ordinairement une inflammation de la caisse du tympan, une otite, qui tantôt avorte, tantôt aboutit à la perforation et à l’otorrhée. Ces douleurs se rencontrent dans la grippe, la rougeole, la scarlatine, les oreillons, etc.

L’examen du fond du conduit auditif montrera si la caisse est malade, s’il est nécessaire de faire la paracentèse du tympan. On verra en même temps si le conduit auditif externe n’est pas le siège de quelque furoncle ou abcès. Si ces examens sont négatifs, il ne reste qu’à traiter la douleur.

TRAITEMENT

On essaiera les bains émollients du conduit auditif : on fait pencher la tète de l’enfant sur le côté opposé au mal, et on verse dans le conduit auditif quelques gouttes d’une décoction de guimauve additionnée de laudanum. On tient l’enfant immobile dans cette position pendant quelques minutes.

On instillera, quatre ou cinq fois par jour, quelques gouttes, dans l’oreille, de la solution suivante :

% Eau distillée 100 grammes.

Hydrate de chloral 3 —

Sulfate d’alumine 5 —

On peut encore introduire dans l’oreille un bourdonnet d’ouate hydrophile imbibé de laudanum ou de baume tranquille, ou du mélange suivant :

% Chloral camphré 5 grammes.

Huile d’amandes douces 10 —

Glycérine 20 —

nu bien :

% Vaseline 20 grammes.

Extrait de belladone 0 gr. 10.

Chlorhydrate de cocaïne 0 gr. 50.

Gompers fait introduire dans l’oreille des suppositoires contenant chacun :

% Morphine Cocaïne.

Gélatine

0 gr. 01.

On peut encore formuler :

% Beurre de cacao 2 grammes.

Hydrate de chloral 0 gr. 20.

Extrait d’opium 0 gr. 05.

En même temps on garde l’enfant dans une chambre chaude, on lui met un bandeau doublé d’ouate, qui garantit scs oreilles contre les courants d’air et les refroidissements.

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