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OTITE MOYENNE

L’otite moyenne, très commune dans l’enfance, esL l’inflammation de la caisse du tympan; elle peut être aiguë ou chro-

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nique, simple ou compliquée d’abcès mastoïdien, de carie du rocher, de lésions cérébro-méningées, etc.

Elle résulte le plus souvent d’une infection venue du pharynx par la trompe d’Eustache, et on a trouvé dans ses exsudats les microbes de la suppuration, streptocoques et staphylocoques, le microbe de la pneumonie, celui de la tuberculose. On l’observe souvent à la suite de la rougeole, de la scarlatine, de la grippe, etc.

Elle détermine des douleurs assez vives, des bourdonnements, parfois de la surdité, souvent la perforation du tympan et l’otorrhée. L’écoulement par le conduit auditif externe ou otorrhée peut être aigu, chronique, inodore, fétide, séreux, purulent, séro-sanguinolent, etc.

Le traitement a une grande importance.

TRAITEMENT

Le traitement de l’otite moyenne doit être autant que possible antiseptique. Dans les cas légers, Lubet-Barbon conseille de verser dans le conduit quelques gouttes de :

% Huile stérilisée 20 grammes.

Teinture de belladone L gouttes.

ou de glycérine phéniquée à 1/20.

Si la douleur est très vive, on instille quelques gouttes d’une solution de cocaïne à 1 p. 10 ou même 1 p. 5.

On pourra, au début, essayer la douche d’air par le procédé de Politzerou le cathétérisme. Mais si les douleurs persistent et s'il y a des indices d’épanchement dans la caisse, on fera l’incision, la paracentèse du tympan, après avoir nettoyé le conduit avec la liqueur de Vau Swieten. Pour rendre l’opération indolore, on verse une solution de cocaïne à 1 p. 5 et on la maintient dix minutes dans le conduit. Après l’incision, on donne la douche d’air, et on met de la glycérine phéniquée à 1 p. 20.

Quand le catarrhe de la caisse, après avoir amené la perforation du tympan, se traduit par une otorrhée persistante, il faut faire des irrigations tièdes d’eau boriquée ou de sublimé à 1 p. 2 000, suivies d’un poudrage au salol ou au napbtol, avec tampon d’ouate hydrophile maintenant le tout. On renouvelle l’opération tous les deux jours.

OXYURES VERMICUL AIRES.

Si l'écoulement est fétide, on fera dos irrigations avec une solution de permanganate de potasse à 1 p. 1 000. Pour l’otorrhée chronique comme pour l’otorrhée aiguë, Lubet-Barbon conseille la glycérine pbéniquée à 1/20; quand l’écoulement diminue, il fait le pansement sec avec l’acide borique pulvérisé, après avoir séché le conduit avec du coton hydrophile monté sur des stylets : lavages aseptiques rares, séchages soigneux, pansements avec des corps antiseptiques avides cl'eau.

Pour poudrer le conduit, Bonnafont se sert du mélange suivant :

La vaseline liquide iodoformée, le salol camphré sont indiqués dans les otorrhécs fétides; Bohrer a recommandé la pyoctanine en poudre.

Les enfants atteints d’otorrhées chroniques sont souvent affaiblis, scrofuleux, anémiques : le traitement général par l’huile de morue, les ferrugineux, les eaux chlorurées sodiques, arsenicales, complétera le traitement local.

La prophylaxie se fera en traitant les catarrhes naso-pharyngiens, en opérant les tumeurs adénoïdes, en aseptisant la bouche, la gorge, les fosses nasales par des irrigations, pulvérisations, badigeonnages, dans les maladies qui prédisposent à l’otite (rougeole, scarlatine, grippe, coqueluche, typhoïde, etc.).

Nous avons rarement à compter, à Paris, avec les ascarides lombricoïdes ; ce n’est que de loin en loin qu’on nous amène des enfants rendant un ou deux lombrics par l’anus; ou bien c’est à l’occasion d’une fièvre typhoïde, d’une méningite, d’une maladie aiguë quelconque, qu’un enfant rend tout à coup, dans ses garde-robes ou ses vomissements, des lombrics morts dont la présence n’avait pas été soupçonnée.

Dans les grandes villes, en général, la lombricose est exceptionnelle chez les enfants et reste, dans tous les cas, absolument latente.

% Nitrate d’argent

Talc

Lycopode

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