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OXYURES VE RM I CU LAI RE S

Par contre, les oxyures vermiculaires sont fréquents et nous sommes très souvent appelés à les combattre.

Sans doute il est aisé d’en triompher, mais il importe d’agir avec méthode pour éviter des échecs humiliants et des récidives cruelles.

Avant de parler du traitement, nous dirons quelques mots de l’histoire naturelle et de l’évolution de ces minuscules parasites.

Les oxyures vermiculaires sont des vers cylindriques ou nématodes qui, à côté des ascarides lombricoïdes, véritables géants de l'espèce, ne sont que de méprisables nains. Le mâle a une longueur de 3 à 4 millimètres et une largeur de 1 millimètre et demi à 2 millimètres, c’est un fil ; son extrémité postérieure, sa queue, est sinueuse et enroulée. La femelle est plus longue du double ou du triple (8 à 10 millimètres), et plus large en proportion.

L’œuf d’oxyure n’est pas visible à l’œil nu, il n’a que 50 a de long sur 15 à 20 y- de large ; il est ovale et renferme un embryon, qui ne tarde pas à éclore quand l’œuf a pénétré dans l’estomac de l’enfant.

Les mâles sont infiniment moins nombreux que les femelles et leur présence peut échapper.

Si l’oxyure voyage surtou l dans le gros intestin, et sort volontiers par l’anus, dans ses pérégrinations vespérales et nocturnes, il faut bien savoir, et c'est là. un point très important pour la thérapeutique, qu’il habite le cæcum ou même la partie terminale du petit intestin ; c’est là que se font l’accouplement et la ponte; c’est de là que partent les nomades. D’après les naturalistes, les mâles mourraient après l’accouplement, et les femelles rie descendraient vers l’anus qu’après la formation complète des embryons.

Dans les garde-robes, on ne trouverait que des cadavres de mâles, les femelles seules seraient vivantes.

Il est probable que les enfants déglutissent les œufs d’oxyures avec les eaux potables, les salades et autres crudités qu’ils mangent volontiers ; les parasites ayant été ingurgités, les récidives s’expliquent, soit par une auto-infection due aux grattages et au suçotage de doigts souillés, soit par un traitement insuffisant.

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