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PARALYSIE

PSEUDO-HYPERTROPIIIQUE

La paralysie pseudo-hypertrophique, ou myo-sclérosique (Düchenne), est une maladie de l’enfance, plus commune chez les garçons que chez les filles, atteignant souvent plusieurs

MALADIES IJES ENFANTS.

membres de la môme famille, et reliée par l’hérédité à l’atrophie musculaire progressive (voyez ce mot).

On n’a pas trouvé de lésions de la moelle, et on admet qu’il s’agit d’une myopathie primitive.

11 y a d’abord impotence des membres inférieurs : l’enfant se fatigue vite, écarte les pieds, et porte le tronc en arrière (ensellure lombaire). Puis certains muscles deviennent gros et durs : mollets, fesses. Il y a contraste entre le développement herculéen des muscles et l’impotence. Mais il peut y avoir aussi des muscles atrophiés : l’enfant se dandine, se balance en marchant sur la pointe des pieds (équinisme).

Le diagnostic est facile quand le relief athlétique des muscles existe ; s’il manque, impossible de distinguer le cas des autres myopathies. On distinguera aisément l’obésité, dont le relief a pour siège le tissu cellulaire sous-cutané.

Dans la maladie de Thompson, il y a des spasmes tétaniques spéciaux et pas d’équinisme.

TRAITEMENT

Duchesne préconisait les courants faradiques appliqués dès le début : on pourra les employer, ainsi que les courants continus, le massage, les douches chaudes et sulfureuses, les bains salés; on conseillera Aix-les-Bains. Tout cela n’empêchera pas la maladie de suivre sa marche progressive et fatale.

On donnera concurremment l'arsenic, l’huile de foie de morue, le quinquina.

Le Dr Macalister (B rit. med. Journ., 1893) a essayé dans un cas, avec un succès relatif, le thymus de mouton frais, ris d’agneau (un lobe par jour). Le Dr Pitres a fait la môme tentative (pastilles de thymus) sans résultat.

PARALYSIE RADICULAIRE OBSTÉTRICALE

Dans les cas de présentation vicieuse (siège, épaule) ou de rétrécissement du bassin, quand on est obligé d’exercer des tractions vigoureuses pour avoir l’enfant, on produit assez souvent des tiraillements du plexus brachial qui se traduisent par

une paralysie plus ou moins complète d’un membre supérieur ou des deux membres supérieurs.

Le bras de l'enfant pend inerte le long du corps; si on le soulève, il retombe de tout son poids. On constate que la paralysie porte sur le deltoïde, le sous-épineux, le biceps et le brachial antérieur dans la majorité des cas. Parfois tous les muscles sont paralysés et la sensibilité est abolie.

La paralysie radiculaire obstétricale se distingue par sa localisation, par son étiologie, de la paralysie cérébrale ; elle se distingue de la paralysie atrophique par sa précocité, sa curabilité fréquente. La paralysie syphilitique de Parrot ne survient pas aussitôt et s’accompagne de lésions osseuses (hyperostose, décollement épiphysaire). Quand un membre est paralysé, on cherchera l’état des os, pour ne pas méconnaître une fracture ou une luxation obstétricale.

TRAITEMENT

La plupart des paralysies obstétricales guérissent bien par les frictions stimulantes (baume opodeldoch, eau-de-vie camphrée), les bains salés, le massage, les courants interrompus, les courants continus.

Le traitement électrique sera institué de bonne heure ; trop tardif, il serait impuissant. Quand on emploie les courants continus, on applique le pôle positif au-dessus du point d’Erb (tubercule carotidien), et le négatif sur les muscles paralysés. L’intensité du courant ne dépassera pas 10 à 30 milliampères.

Quelquefois la paralysie persiste en dépit de tout traitement; elle est suivie d’atrophie et d’impotence absolue. Le pronostic sera fâcheux si la réaction de dégénérescence est constatée.

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