‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfantsChapitre 261 sur 367 · PÉRI NÉPHRITE · texte numérisé non relu

PÉRI NÉPHRITE

Quand l’épanchement est purulent, la ponction aspiralrice simple ne suffit pas, il faut ouvrir largement le foyer, l’irriguer, le drainerau besoin; on a môme fait quelquefois la résection d’une côte. Après l’ouverture, analogue à celle de l’empyème, on lave le foyer avec une solution de sublimé à 1 p. 2 000, ou l’eau oxygénée. Pansement avec la gaze iodoformée et l’ouate hydrophile.

Faut-il d’emblée faire l’incision dans tous les cas de péricardite suppurée? La règle est [la même que pour la pleurésie : on doit essayer une, puis plusieurs ponctions; si l’état s’aggrave, on a recours à l’incision.

PÉRICHONDRITE LARYNGO TRACHÉALE

(Voyez Laryngo-tracîiéite phlegmoneuse)

PÉRINÉPHRITE

La périnéphrite ou phlegmon périnéphrétique est l’inflammation de l’atmosphère péri-rénale. Elle est primitive (coup, chute, froid, effort), ou secondaire (lithiase rénale, pyélite, tuberculose et tumeurs du rein, fièvre éruptive, pyohémie). On observe la périnéphrite à tous les âges, même chez les nouveaunés, même chez les fœtus. Gibney a recueilli vingt-huit cas entre 18 mois et 15 ans.

On a trouvé le coli-bacille, le staphylocoque, le streptocoque, le pneumocoque dans le pus de l’abcès périnéphrétique. Le symptôme principal est la tuméfaction lombaire, précédée ou accompagnée de fièvre, de vomissements, de douleurs. On devra songer à la pyélonéphrite, aux tumeurs du rein, à l’hydronéphrose, à l’abcès par congestion. La réunion de ces trois symptômes, douleur, fièvre , tuméfaction, assurera le diagnostic.

TRAITEMENT

Il ne faut pas perdre son temps avec les bains émollients et les révulsifs; le chirurgien doit intervenir avant que la fluctuation ne soit manifeste, par une incision faite le long du bord

externe de la masse sacro-lombaire ; par l’ouverture ainsi faite, on introduira le doigt pour explorer le rein, les côtes, le rachis. S’il y avait un abcès froid péri-rénal, l’incision ne suffirait pas, il faudrait la compléter par un curettage.

PÉRITONISME

Chez des enfants prédisposés par le nervosisme, on peut observer les symptômes de la péritonite sans lésion notable du péritoine; c’est ce que Gublcr avait appelé péritonisme.

J’ai vu plusieurs exemples de ce syndrome plus effrayant que grave, chez des filles et chez des garçons : récemment encore, un jeune homme de 12 ans entrait dans mon service avec du ballonnement du ventre, des vomissements, de la constipation, des douleurs épouvantables, qui nous firent craindre une terminaison fatale. Et en peu de jours il était guéri.

TRAITEMENT

On traitera le péritonisme comme la péritonite aiguë, d’autant plus que bien souvent le diagnostic sera incertain, s’il n’est affirmatif dans le sens d’une lésion positive du péritoine.

C’est dire qu’on condamnera l’enfant au repos absolu avec vessie de glace sur l’abdomen, narcotiques, boissons glacées. Les injections de morphine (deux injections de o milligrammes en vingt-quatre heures pour un enfant de 10 ans) font merveille en pareil cas.

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