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PITYRIASIS DE LA FACE

Il n’est pas rare d’observer dans la seconde enfance des lésions cutanées superficielles de la face, siégeant au menton, au front, au cou, et caractérisées par une desquamation fine, furfuracée ( dartres farineuses) , pityriasiforme. Cette lésion, qui diffère de l’eczéma par sa sécheresse absolue, par l’absence constante de vésiculation initiale, est souvent chronique et tenace. Elle n’a d’ailleurs aucune gravité.

TRAITEMENT

On poursuivra la cure des placards pityriasiques à l’aide des pommades suivantes, appliquées matin et soir :

% Vaseline 20 grammes.

Lanoline 10 —

Oxyde de zinc 3 —

% Vaseline 30 grammes.

Acide borique 3 —

En même temps on donnera l’huile de foie de morue, les bains d’amidon ou alcalins.

PITYRIASIS ROSÉ DE GIRERT

Le pityriasis rosé de Gibert, considéré comme une affection parasitaire par les Allemands (Ilerpes tonsurans maculosus ), procède, en effet, à la manière des fièvres éruptives. On voit apparaître sur le tronc, le cou, les membres, des taches arrondies à bords déchiquetés, de couleur rouge jaunâtre; ces taches desquament et s’accroissent du centre à la périphérie. 11 y a parfois un peu de lièvre, d’embarras gastrique, d’anorexie. La durée esl de deux à trois semaines et quelquefois plus.

PITYRIASIS RUBRA PILAIRE.

TRAITEMENT

L’enfant sera purgé au début de son affection (15 grammes d’huile de ricin). On donnera tous les deux jours un bain d’amidon, et on appliquera sur les plaques, s’il y a des démangeaisons, la pommade suivante :

% Calomel 2 grammes.

Oxyde de zinc 4 —

Vaseline . . . 30 —

Essence de menthe X gouttes.

PITYRIASIS RUBRA PILAIRE

Cette affection, décrite par Devergie, E. Besnier et Richaud) a des analogies avec la kératose pilaire (voyez ce mot) et le psoriasis. Elle est caractérisée par la présence de cônes cornés centrés par des poils, isolés ou groupés en placards. Ces placards granités et squameux rappellent le psoriasis; ils siègent sur le dos et les membres (dans le sens de l’extension), sur le cuir chevelu. Au toucher, ils donnent la sensation d’une râpe. La desquamation incessante de ces placards forme un enduit plâtreux au niveau des coudes, des genoux. A la paume des mains et à la plante des pieds, la peau est rouge, les sillons sont très accusés et blanchâtres. On note une rougeur circumpilaire peu diffuse. Les ongles sont striés, épaissis, décollés. La maladie est chronique, procède par poussées, respecte l’état général. Le Dr Lercdde en a rapporté un cas intéressant chez un garçon de 11 ans [Ann. de Dermat. et Syph., janvier 1898).

On distingue le pityriasis rnbra du psoriasis par la prédominance aux régions polaires et la présence de cônes cornés isoiés et aberrants à côté des placards. La kératose pilaire respecte la paume des mains et la plante des pieds sans former de placards.

TRAITEMENT

Outre le traitement général (huile de morue, sirop iodotannique, arsenic), on fera des applications locales, des onctions grasses, glycérinées, savonneuses; on prescrira des bains émollients; on atténuera ainsi le mal.

PITYRIASIS VERS1COLOR

Sous le nom de pityriasis versicolor, on décrit une lésion cutanée superficielle produite par le Microsporon fur fur, parasite qui se présente au microscope sous forme de grappes de spores rappelant les grappes de raisin. L’éruption siège sur le devant de la poitrine, sur le dos, figurant grossièrement une carte de géographie, à contours arrondis; la couleur est jaune grisâtre ; l’ongle enlève une poussière fine, qu’on peut examiner au microscope et qui permet de faire le diagnostic.

TRAITEMENT

Il est facile de guérir la maladie ; les badigeonnages à la teinture d’iode, les frictions au savon noir, les bains sulfureux sont assez efficaces. Si la maladie résiste, on appliquera matin et soir la pommade soufrée :

% Soufre précipité 2 grammes.

Glycérolé d’amidon 30 —

Quand il y a de grandes surfaces à traiter, on fait des badigeonnages avec parties égales de teinture d'iode et d’eau de Cologne.

PLEURÉSIE HÉMORRAGIQUE

La pleurésie hémorragique est rare chez les enfants; cela tient à ce que le cancer pleuro-pulmonaire est exceptionnel dans le jeune âge; mais il y a la tuberculose qui peut rendre l’épanchement hémorragique et l’hémophilie.

Dans quelques cas, la ponction donne un liquide hémorragique alors que rien ne pouvait le faire supposer, et cependant les enfants guérissent. On a pu incriminer parfois la pneumonie, la grippe, le rhumatisme. Rien ne peut faire prévoir, avant la ponction, la nature hémorragique d’un épanchement. Le pronostic est loin d’être fatal, et la plupart des enfants atteints de pleurésie hémorragique guérissent. (Karl Lewin, Jahrbuch f. ICind., 1898.)

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