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RII INO-PHARYN GITE

(Voyez Catarrhe naso-pharyngien)

RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU

Le rhumatisme articulaire aigu, maladie infectieuse dont l’agent pathogène n’est pas connu, rare dans la première enfance, devient commun dans la seconde.

Il se caractérise par de la fièvre et des lluxions douloureuses du côté des articulations; c’est une polyarthrite fébrile. Enfin il expose les enfants, plus encore que les adultes, aux

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complications viscérales (péricardite, endocardite, pleurésie) les plus dangereuses.

On le distinguera des douleurs de croissance par le siège osseux de ces dernières, qui d’ailleurs ne s’accompagnent de lièvre que dans des cas exceptionnels et douteux ; l’ostéomyélite aiguë, occupant les épiphyses et par voisinage les articulations, pourrait donner le change; mais elle présente, outre l’état général le plus inquiétant, une tuméfaction inflammatoire et une douleur localisée qui sont caractéristiques.

Quand le rhumatisme se localise dans les vertèbres cervicales, il peut simuler le mal de Pott de cette région, mais il en diffère par son début, par sa durée courte, par l'absence d’empàtement périvertébral, par l’efficacité du salicylate de soude.

Il peut aussi s’accompagner de torticolis.

TRAITEMENT

Localement, on enveloppe d’ouate les jointures malades après les avoir enduites de baume tranquille ou du liniment suivant :

% Huile de camomille 30 grammes.

Chloroforme . /. ) ~ 3

Laudanum j

Au besoin on aura recours à la gouttière de Bonnet.

Comme traitement général, on commence par purger

l’enfant :

% Citrate de magnésie 15 grammes.

Sirop de groseille 10 —

Eau 200 grammes.

Prendre en une fois ou deux le matin à jeun.

On donne ensuite le salicylate de soude à dose relativement forte, un demi-gramme par jour et par année d’àge, car les enfants pourvus d’un bon filtre rénal le tolèrent bien :

% Eau distillée 60 grammes.

Sirop de menthe 50 —

Cognac 5 —

Salicylate de soude 4 —

Une cuillerée à soupe de deux en deux heures, au-dessus de -1 ans.

Après la cessation des douleurs et de la fièvre, on continue le salicylate de soude, en diminuant la dose (2, 1 gramme),

RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU

pendant huit ou dix jours. L’existence d’une péricardite, d’une endocardite, d’une pleurésie, d’une albuminurie légère, ne contre-indique pas le salicylate. On a proposé d’administrer le salicylate en lavement :

% Salicylate de soude 4 grammes.

Laudanum de Sydenham II gouttes.

Eau 100 grammes.

On l’a donné également en suppositoire ou pommade l.

L’usage externe des préparations salicylées tend à se vulgariser. On peut enduire les jointures malades de la pommade suivante :

% Vaseline 30 grammes.

Acide salicylicjue 4 —

% Vaseline 30 grammes.

Salicylate de soude ) ~ „

Acide salicylique j aa. . .

Le salicylate de méthyle, ou essence de Wintergreen, est employé en badigeonnages; on verse quelques gouttes dans un petit verre et avec un pinceau on enduit les parties malades; on recouvre de taffetas gommé, d’ouate, et on bande. On renouvelle deux fois par jour. On peut le prescrire en lavement ou en pommade :

% Vaseline liquide 20 grammes.

Salicylate de méthyle 10 —

% Vaseline blanche 30 grammes.

Salicylate de méthyle 5 —

Le gaïacol peut être utilisé de la même façon, ainsi que l’ichtyol .

Mais si l’enfant tolère mal le salicylate de soude, s’il y a une albuminurie notable, on remplacera ce médicament par la quinine ou l’antipyrine :

% Chlorhydro-sulfate de quinine 0 gr. 50.

Extrait de réglisse 10 grammes.

Sirop de framboises 40 —

Eau distillée 80 —

Une cuillerée à soupe toutes les deux heures.

1. M. Bourget (de Lausanne) a prescrit deux applications par jour sur les -articulations avec :

y Acido salicyliquo \ ___

Lanoline ! aa. . . 5 grammes.

Essence de térébenthine )

Axongo ‘10 —

% Antipyrine 1 gramme.

Sirop simple 30 —

Par cuillerées à soupe de 2 en 2 heures.

On a donné aussi le salophène à dose moindre que le salicylate (1 à 3 grammes).

Comme adjuvant de cette médication, on prescrira le bicarbonate de soude sous forme d’eau de Vichy ou d’eau de Vais mélangée au lait.

Comme boisson, on donne la tisane de feuilles de frêne ou de queues de cerises.

L’anémie de la convalescence sera combattue par le sirop d’iodure de fer, l’huile de foie de morue. Pour le traitement des complications, voyez Péricardite, Pleurésie, Endocardite.

L’enfant sera mis au régime lacté, même quand il n’y aurait pas d’albuminurie. Les aliments solides ne seront donnés qu’après la disparition de toute fièvre. Pendant la convalescence et après la guérison, on cherchera à prévenir les refroidissements; on fera porter à l’enfant de la flanelle, on évitera le séjour dans les pays humides, froids, les plages du Nord. L’enfant ira passer l’hiver dans le Midi, sur les bords de la Méditerranée, partout où il trouvera un climat doux, à température égale. On évitera les fatigues, les marches prolongées, les exercices violents, qui, en provoquant la sueur, favorisent le refroidissement.

Pas de douches froides, pas de bains froids, pas de bains de mer. Les bains t.ièdes sont seuls permis. On y joindra les frictions avec le gant de laine, le massage, les onctions stimulantes (eau-de-vie camphrée, baume de Fioravanti). Ce régime est applicable aux enfants à hérédité rhumatismale, même avant qu’ils n’aient eu d’attaque.

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